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vendredi 4 mai 2018

Etoiles dans le ciel du Sud d'Elizabeth Haran.

Salut les poulets,

Aujourd'hui:

Etoiles dans le ciel du Sud d'Elizabeth Haran.

Londres, 1954. Estella mène une vie des plus confortables… jusqu’à ce qu’elle découvre que son mari, en plus d’avoir fermé son cabinet d’avocat et dilapidé leur fortune, la trompe.
Le cœur brisé, Estella décide de refaire sa vie en Australie, où un poste de vétérinaire l’attend. Mais la jeune femme n’est pas seule à effectuer la traversée : elle est enceinte.
Arrivée à Kangaroo Crossing, Estella déchante. Peuplé d’une poignée d’habitants, le hameau est infesté de mouches et la chaleur y est suffocante. Et tous observent la nouvelle venue d’un œil suspicieux.
Parviendra-t-elle à gagner le respect et la confiance des habitants du village, plutôt rustres ? Un pari d’autant plus difficile à relever qu’elle leur a caché plusieurs pans de son passé. Et que ce dernier pourrait bien la rattraper…
Dans un décor aussi magnifique que âpre, tous les éléments qui ont fait le succès des sagas de Tamara McKinley et de Sarah Lark se trouvent ici réunis.
Estella pensait mener une vie parfaite auprès de son époux. Alors qu'elle s'apprête à lui annoncer sa grossesse - non réellement prévue mais qui la comble de joie - elle le découvre dans les bras de sa cousine Davina. Après une confrontation, elle apprend que le jeune homme est ruiné et espère bien se la couler douce grâce à sa riche cousine.

Estella prend alors son destin en main et décide de protéger son futur enfant à naître de ce monstre égoïste: elle part s'installer en Australie à Kangaroo Crossing, une petite ville perdue au milieu de nulle part, une petite ville d'où vient son père qu'elle n'a jamais connu, Ross. Elle reprend son cabinet  vétérinaire mais devra apprendre à se faire respecter mais aussi à s'habituer à cet environnement quelque peu hostile..


J'avais lu le dernier Elizabeth Haran Le Pays du soleil rouge et je dois avouer ne pas l'avoir apprécier. L'héroïne n'était pas particulièrement attachante et l'histoire un peu exagérée.. J'avais donc très peur de retrouver ces petits défauts dans Etoiles dans le ciel du Sud mais pas du tout! J'ai tout de suite su en l'ouvrant qu'il me plairait et il m'a donné exactement ce que je souhaitais: un voyage inoubliable dans une Australie sauvage.

Nous sommes tout de suite plongés dans l'histoire d'Estella, le roman commence avec l'annonce de sa grossesse. Nous verrons tout ce qui s'en suit et c'était passionnant. Le voyage ne prend aucune place, c'est réellement son installation là-bas qui est au coeur de tout. Au début, évidemment, personne n'est enthousiaste à l'idée qu'une femme - de la ville en plus - leur dise comment s'occuper de leur animaux et il va falloir beaucoup de courage à la nouvelle arrivée pour qu'il commence à la voir comme un vrai vétérinaire. Elle mettra du temps à s'adapter à tout - notamment à son logement - mais elle n'a rien d'une petite citadine écervelée, elle est juste perdue et loin de chez elle dans un environnement totalement étranger. C'est pourquoi je me suis bien attaché à elle.

A part ça, vous vous doutez bien qu'il y a une petite histoire d'amour. Un classique, rien d'extraordinaire mais très efficace. Ca ne s'étale pas au péril du contexte de base, c'est bien fait, bien jaugé, ça apporte aussi une petite touche de mignonitude dans ce monde si cruel.

 Un très bon roman! Un joli voyage au coeur du bush, une plongée solitaire mais pas que..

Merci aux Editions L'Archipel,
Des bisous!

lundi 5 mars 2018

La femme à la fenêtre d’A.J. Finn.

Salut les poulets,

Aujourd'hui:

La femme à la fenêtre d'A.J. Finn.

Elle a tout vu, mais faut-il la croire ?
Séparée de son mari et de leur fille, Anna vit recluse dans sa maison de Harlem, abreuvée de merlot, de bétabloquants et de vieux polars en noir et blanc. Quand elle ne joue pas aux échecs sur internet, elle espionne ses voisins. Surtout la famille Russel – un père, une mère et un adorable ado –, qui vient d'emménager en face. Un soir, Anna est témoin d'un crime. Mais comment convaincre la police quand on doute soi-même de sa raison ?
Anna est agoraphobe. Séparée de son mari et de sa fille depuis plusieurs fois déjà, elle vit seule dans sa grande maison d’Harlem d’où elle ne sort plus. Ses petits plaisirs consistent à boire du bon vin et à espionner ses voisins à l’aide de son appareil photo.

Un jour, une nouvelle famille emménage dans la maison d’en face. Une famille tout ce qu’il y a de plus normale.. jusqu’à ce qu’un soir tout dérape. 

Malheureusement, personne ne la croit au point où même elle finit par douter de sa raison. Sera-t-elle assez forte pour combattre tout ceux qui se liguent contre elle? Malgré son passé?


Quel roman incroyable! Dès que je l’ai reçu, j’ai su qu’il était pour moi. Je l’ai lu directement d’ailleurs, certaine qu’il allait me plaire.. et je ne suis pas déçue puisque ça a été un réel coup de cœur. Une fois commencé, impossible de le lâcher, je devais absolument savoir la suite de l’histoire. 

Tout se passe par étapes, nous n’entrons pas directement dans le gros événement dont nous parle le résumé, étrangement. L’auteur prend le temps de poser l’héroïne mais aussi tous les personnages secondaires qui sont plutôt nombreux. Tout est très mystérieux tout de même, certains indices sont mis en évidence pour qu’on sente que quelque chose cloche sans jamais savoir réellement quoi. J’avais deviné un détail mais le reste ne consiste qu’en quelques mots et phrases posés par-ci par-là pour qu’on sache qu’il y a quelque chose mais..quoi?

Anna est un personnage très riche. Attachante, limite névrosée, on devine que quelque chose l’a brisée sans savoir quoi, on apprend le tout pas bribes au fil du récit. C’est plutôt long, comme le roman a vrai dire. Ce qui n’est pas dérangeant grâce à l’écriture fluide d’A.J Finn. C’est léger et vraiment très agréable à lire. On avance petit à petit, les jours passant, le tout dans l’esprit emmêlé du personnage principal. Certains chapitres sont très courts et n’apprennent pas grand chose puis on fait des bonds incroyables dans l’intrigue.. vous l’aurez compris, pas le temps de s’ennuyer. 

Le fameux événement mentionné dans le résumé est amené avec lenteur mais brutalité. Je me doutais qu’il se passerait quelque chose du genre.. par contre, pour le reste, j’ai complètement été bernée. L’auteur a un don réel pour inventer des personnages complexes et passionnants, des personnages aux mille facettes qu’on découvre petit à petit avec effroi, la plupart du temps. J’ai tourné les pages frénétiquement, j’ai lu certaines choses, je n’y ai pas cru, j’ai fini par y croire pour finalement me rendre compte que non et ça encore et encore et encore. Quel plaisir! C’est ça qui fait, selon moi, un excellent thriller.

Un des meilleurs que j’ai lus depuis longtemps d’ailleurs. A.J. Finn frappe fort avec ce roman que je n’oublierai pas de sitôt. C’est un roman prenant, un roman marquant. Un huit-clos qui semble mêlé les genres, entre thriller et policier, beaucoup de drame aussi. Un savant mélange qui m’a conquise, énormément. J’ai follement hâte d’avoir un nouveau livre de ce genre en main.. Écrivez monsieur Finn, vite, par pitié!

Un énorme merci aux Éditions Presses de la cité,
Des bisous! 

lundi 10 octobre 2016

Daringham Hall, tome 1: L'héritier de Kathryn Taylor.

Salut les poussins,

Aujourd'hui:

Daringham Hall, tome 1: L'héritier de Kathryn Taylor.

Daringham Hall, un manoir cossu sur la côte Est de l’Angleterre où vit la famille Camden, qui vient juste de recevoir le courrier d’un avocat. Ce dernier prétend que son client, Ben Sterling, un jeune entrepreneur américain ayant fait fortune dans les nouvelles technologies, est le fils de Ralph, le patriarche du clan Camden…
Cette révélation sème la stupeur à Daringham Hall. Ben a en effet l’intention de récupérer ce qui lui est dû : une partie de la fortune familiale mais, surtout, le titre de baron, qui échoit au premier héritier mâle.
Le jour où Ben décide de se rendre sur place pour affronter « sa » famille, il est victime d’une double agression, qui le laisse amnésique.
Il est alors recueilli par Kate, la vétérinaire locale, qui tombe sous son charme. Grâce à elle, il fait la connaissance des différents membres du clan, avec qui il sympathise.
Mais quand son associé, qui s’était lancé à sa recherche, fait soudain irruption, Ben retrouve la mémoire, et la raison de sa présence à Daringham Hall…
Lors d'une visite chez une patiente, Kate tombe sur un homme en pleine tempête. Pour se protéger, elle l'assomme avec une bûche.. pour se retrouver au final avec inconnu amnésique sur les bras.

A son plus grand désarroi, cet amnésique est incroyablement beau et l'ambiance entre eux devient rapidement électrique, jusqu'à ce qu'une tendre relation se noue entre eux. Malgré ses peurs, Kate décide de se lancer, prenant le risque de souffrir du passé de Ben, son inconnu sorti de nulle part. 

Malheureusement pour elle, Ben n'était pas là par hasard mais bien pour une histoire de vengeance, une histoire à laquelle elle se retrouve mêlée bien malgré elle..


Je suis un peu circonspecte face à ce roman, je dois l'avouer. Il était plutôt bien, plutôt divertissant.. mais ce n'était absolument pas ce à quoi je m'attendais! Quand on se lance dans un roman avec une vague idée - idée donnée par le bandeau sur la couverture et par le résumé tout simplement - et qu'on se retrouve avec un roman complètement différent.. C'est un peu déroutant.

Je vais essayer d'être claire: avec son histoire sur fond d'aristocratie anglaise et avec ses secrets familiaux, ce livre est vendu comme étant dans le genre de Downton Abbey et toutes ces séries et œuvres qui ont comme contexte ces familles nobles britanniques qui voient les temps changer à leur détriment.. et ici ce n'est vraiment pas la même ambiance ni même la même époque. 

En fait, tout le récit se passe de nos jours. C'est l'histoire de Ben, qui pense qu'il est le fils de l'héritier de Daringham Hall, un manoir important ainsi que de toutes ses terres et domaines secondaires. Lorsqu'il vient réclamer son dû en montrant les preuves qu'il possède, il est victime de deux agressions et finit amnésique. Il est recueilli par la vétérinaire et grande amie des habitants de Daringham, Kate. Ils finissent par succomber à l'attraction énorme qu'il y a entre eux.. Jusqu'à ce que son ancienne vie refasse surface et qu'il considère Kate comme faisant partie du clan adverse. La vengeance de Ben est peut-être le sujet principal mais la romance entre nos deux héros prend presque le pas dessus, en toute honnêteté. Il y a des scènes de sexe, beaucoup de questionnements sur leur relation.. et même quelques clichés qui semblent tout droit sortis d'un film américain, il faut l'avouer. En fait, en tant que romance l'histoire est très agréable à lire mais il faut savoir que c'est avant tout une romance, en tout cas c'est comme ça que je l'ai vu. Si on se lance dedans en s'attendant à une saga familiale palpitante ou à une ambiance à la Downton Abbey on ne peut qu'être déçu car ce n'est pas ça du tout, et de loin. 

En bref, une petite lecture légère bien divertissante mais sans plus. Je lirais la suite avec plaisir, par curiosité, mais je m'attendais à autre chose malheureusement.

Merci aux Editions L'Archipel,

Des bisous!

mardi 6 septembre 2016

Les rives de la terre lointaine de Sarah Lark.

 Salut les poussins,

Aujourd'hui:

Les rives de la terre lointaine de Sarah Lark.

Irlande, 1846. A 17 et 19 ans, Kathleen et Michael sont amoureux. Ils ne rêvent que d’une chose : quitter leur île natale pour rejoindre les Amériques, y fonder une famille et commencer une vie nouvelle. Car Kathleen est enceinte…
Mais ces projets s’effondrent quand Michael est arrêté pour avoir volé du pain. Il est alors envoyé en Australie pour y purger sa peine. Au cours de la traversée, il fait la connaissance de Lizzie, une jeune prostituée.
Pendant ce temps, Ian Coltrane, un vendeur de bétail, demande en mariage Kathleen, inconsolable depuis le départ de son amant. Ses parents acceptent sans hésiter. Les jeunes époux partent alors tous deux pour la Nouvelle-Zélande, dans l’espoir d’y faire fortune.
Hélas, Ian se révèle vite cupide et violent. De son côté, Michael – qui ne cesse de penser à Kathleen – est courtisé par Lizzie. Pour échapper au sort qui les attend, ils décident tous deux de s’enfuir pour la Nouvelle-Zélande.
Le destin saura-t-il réunir Michael et Kathleen ?
Kathleen est une toute jeune fille folle amoureuse de Michaël, un garçon bien peu fréquentable aux yeux de ses parents. Un sentiment qui se révèle plutôt juste quand ce dernier est envoyé en prison en Australie à la suite d'un vol, la laissant enceinte, jugée par tous les gens de son village. C'est alors qu'entre en scène Ian Coltrane, le fils d'un vendeur de bétails qui décide de l'épouser et de l'emmener commencer une nouvelle vie en Nouvelle-Zélande, un pays prometteur.. et très proche de l'Australie. Les deux amoureux réussiront-ils à se retrouver?


Je dois avouer que c'est avec énormément de tristesse que je viens écrire cet article.. Car je n'ai pas vraiment apprécié ce livre. C'est d'autant plus triste que j'en ai adoré plus de la moitié! Par contre, la fin.. pfiou.

Enfin, soyons honnêtes j'ai eu un peu de mal avec les personnages qui sont un peu caricaturaux. Entre la prostituée prête à tout pour survivre, le voyou amoureux fou mais incroyablement égoïste (et même parfois carrément idiot), la plus belle fille du monde nunuche et timide pour finir avec la lady anglaise qui se retrouve dans un coin perdu au bout du monde mais qui est tellement excentrique et attachante.. C'était mal parti. Et pourtant! Pourtant, je me suis accrochée, aux deux dernières surtout. En ce qui concerne les autres, je n'ai pas pu m'empêcher de ressentir dès le début une certaine antipathie envers eux. Ils ont énormément de bon côté mais j'avoue que leur côté de l'histoire m'ennuyait beaucoup, elle passe son temps à courir partout en offrant son corps à tout va tandis que lui ne jure que par son grand amour - Kathleen, son grand amour soit-disant - mais ne fait pas plus d'effort que ça pour la retrouver, noyant son soit-disant chagrin dans le whisky et les filles payantes. J'ai l'air méchante mais c'est comme ça, et ce n'est vraiment pas de gaieté de coeur puisque j'ADORE Sarah Lark, j'ai adoré chacun des trois tomes de sa précédente saga, aussi en attendais-je peut-être beaucoup trop de celle-ci. La partie consacrée à Kathleen et à son amie Claire - la lady anglaise - était beaucoup plus intéressante même si j'ai souvent eu envie de secouer notre héroïne de base qui est parfois un peu trop mollassonne à mon goût. Je voulais qu'elle bouge, qu'elle vive, qu'elle se batte! Mais non, même si elle a quelque sursaut de courage, elle rentre bien trop souvent la tête, il lui manquait un peu de piquant pour me séduire totalement.

Malgré ça, je mentirais en disant que j'ai passé un mauvais moment. Quel incroyable plaisir de retrouver la Nouvelle-Zélande de Sarah Lark! Quel plaisir de retrouver ce pays aux nuages blancs, ses longues prairies, ses énormes fermes, ses moutons.. même si ce n'est en rien comparable à Le pays du nuage blanc, on voyage beaucoup plus, on découvre d'autres paysages - notamment un village de chasseurs de baleine - et j'ai trouvé que la culture maorie était un poil moins présente qu'auparavant également. Enfin, on a tout de même l'occasion de croiser quelques noms connus par-ci par-là, un petit clin d'oeil à son autre saga qui m'a vraiment fait sourire.

Une lecture en demi-teinte, vraiment. Autant la première moitié m'a emballée tout de suite, autant, en voyant les chemins pris par les personnages ainsi que certains de leurs choix, je n'ai pu m'empêcher de pester et de râler la plupart du temps par la suite.. Mais ce n'est qu'un avis très personnel, et pour tout vous dire j'ai tout de même atrocement hâte de découvrir ce qui va se passer dans les prochains tomes! Vivement! Sarah Lark suit un peu les traces de Tamara McKinley qui est la reine des sagas familiales dépaysantes..

Merci aux Editions Archipel,

Des bisous!

mercredi 31 août 2016

Une femme insoumise de Janet MacLeod Trotter.

 Salut les poussins,

Aujourd'hui:

Une femme insoumise de Janet MacLeod Trotter.

 1931. La crise frappe de plein fouet la petite ville de Byfell, aux environs de Newcastle. Criblé de dettes et rongé par l'alcool, Harry Magee se suicide, laissant derrière lui une famille démunie et un épais mystère. Amenée à subvenir aux besoins de sa famille, Clara, sa fille aînée, est propulsée bien malgré elle dans le monde des adultes. Malgré la tourmente, elle continue de rêver au frère de sa meilleure amie, Frank Lewis, dont elle est éprise en secret depuis des années. Patience, sa mère, préférerait à Frank Vinnie Craven, l'homme d'affaires qui tente de conquérir sa fille. De sorties en dîners de gala, le tourbillon de mondanités dans lequel il entraîne Clara laisse miroiter à la jeune femme une existence de rêve. Mais, une fois mariée, elle découvre le véritable visage de cet homme manipulateur, de plus en plus influent au sein du parti fasciste britannique.
Après la mort plutôt traumatisante de son père, Clara est confuse. Le garçon qu'elle aime semble être inaccessible, aussi se laisse-t-elle séduire par Vinnie Craven, un homme ambitieux qui semble régir depuis toujours le quartier où elle vit. Seulement, très vite, elle se rend compte qu'il n'est pas celui qu'elle imaginait. Violent, il monte aussi petit à petit dans le monde de l'extrême droite, une torture pour Clara dont la meilleure amie est juive. Sa descente aux enfers sera longue et douloureuse..


L'année dernière, je découvrai la plume de Janet McLeod Trotter avec Les lumières d'Assam, un roman qui m'avait fait voyager et que j'avais adoré. Une femme insoumise est un peu moins dépaysant mais tout aussi prenant!

Le récit met un peu de temps à se lancer, on rencontre Clara lorsqu'elle n'est qu'une toute petite jeune fille. Les années défilent vite, la situation se dégrade rapidement pour sa famille - à cause de certains secrets - jusqu'à sa ruine complète, ce qui la poussera directement dans les bras de Vinnie Craven. Vinnie est un homme plus vieux qu'elle, un homme qu'elle n'apprécie pas vraiment mais qui réussit tout de même à la séduire par des promesses de bonheur et de richesse. L'amour qu'elle porte au frère de sa meilleure amie n'aide pas, Franck étant en couple avec une institutrice et ne semblant pas réellement porter d'attention à Clara, qui peut à peu perd espoir en ses rêves d'enfants.

Après quelques temps, son mariage perd son côté idyllique et elle se retrouve dans un monde plutôt effrayant, le milieu de l'extrême droite en pleine deuxième guerre mondiale.. Passionnant! J'avoue que j'en savais peu de ce côté un peu "caché" de l'Angleterre et l'auteur nous le dépeint avec une netteté réellement prenante. Associé à la vie de plus en plus triste de Clara, je tournais les pages avec une facilité déconcertante, souhaitant à tout prix savoir ce qu'il allait arrivé aux personnages découverts au fil du temps. J'en ai adoré certains, détesté d'autres, j'ai voyagé, j'ai été écœurée, j'ai appris aussi.. Tout ce qui fait un bon livre, en fait.

Merci aux Editions Presses de la cité,

Des bisous!

samedi 20 août 2016

Retour à Peyton Place de Grace Metalious.

Salut les poussins,

Aujourd'hui,

Retour à Peyton Place de Grace Metalious.

Peyton Place, une petite ville américaine aux apparences tranquilles... et pourtant que de drames derrière les façades de ses maisons blanches!
Drame de l’alcoolisme et de la débauche secrètement dénoué dans une chambre de la clinique du Dr Swain : pourtant, Selena Cross, victime trop jeune et trop belle, n'échappera pas à l'engrenage de la misère et de la violence...
drame de l'hypocrisie et de la honte, qui éclate brutalement dans l'honorable demeure de Constance Mackensie : sa fille Allison, marquée dès la naissance, trouvera-t-elle dans sa vocation d'écrivain le moyen d'échapper à sa prison de solitude et de culpabilité?
drame de la lâcheté, de l'intolérance ou de l'indifférence que découvriront, après les spectateurs du célèbre feuilleton télévisé, les lecteurs de cette passionnante chronique d'une petite ville... comme les autres.
Après une attente interminable, Allison reçoit enfin la nouvelle tant attendue: son livre - Le château de Samuel - va être édité! Commence alors pour la jeune fille une vie trépidante mais beaucoup moins rose qu'elle ne l'espérait.. 


Souvenez-vous il y a quelques mois de cela, je vous avais parlé de ce vieux classique des années 50 que j'avais adoré, Peyton Place. Un livre vendu à des millions des exemplaires, une petite dizaine d'adaptations cinématographiques (sur toute la saga et ses spin-off) et surtout une génération marquée par la franchise de l'auteure. Ce qui est plutôt dingue c'est qu'avant cette réédition - plutôt culottée et bien pensée - des Editions Presses de la cité, moi je n'avais même jamais entendu prononcer le nom de ce truc et franchement j'aurais raté quelque chose. C'est vraiment avec plaisir que je suis retournée dans cette petite ville même si ce deuxième opus a été écrit avec peu d'envie par Grace Metalious, comme on nous le raconte en détail dans la préface du roman. 

J'ai aimé, même si beaucoup moins que le premier tome. Ce qui me plaisait énormément dans Peyton Place c'était la richesse des personnages, c'était de suivre le quotidien et la vie de tant de personnes, de m'attacher à eux, de les détester.. De les voir évoluer tout simplement. Dans Retour à Peyton Place, c'est surtout Allison qui est le point central de l'histoire, les autres sont éloignés - ou ont disparus - et il se passe, au final, bien peu de choses. Allison voit enfin son rêve se concrétiser mais tout est beaucoup moins bien qu'elle ne l'imaginait. Les gens de sa petite ville la déteste pour avoir oser les dépeindre dans son roman et elle passe sa vie à faire des allers-retours. Tout tourne autour de ça et j'avoue que j'ai un peu été déçue de ce manque de profondeur et d'action, tout simplement.

À part ça, c'était quand même un plaisir de retrouver tous ces habitants et de voir ce qui leur arrive de nouveau. Des nouvelles amourettes, des mariages, des complots.. et même des meurtres! (Il y a un peu d'action tout de même hein, il ne faut pas croire.) Le sentiment de manque que je ressentais à la fin du premier a été comblé, ça faisait du bien de retourner là-bas.

Une conclusion un peu en demi-teinte donc. Pas un chef-d'oeuvre mais un bon petit roman à lire pour ceux qui ont autant apprécié le premier que moi!

D'ailleurs, le premier est sorti il y a peu en poche aux Editions 10/18 avec une super couverture en plus, n'hésitez pas à en profiter pour le découvrir!

 

Des bisous!

mercredi 17 août 2016

Le garçon au sommet de la montagne de John Boyne.

 Salut les poussins,

Aujourd'hui:

Le garçon au sommet de la montagne de John Boyne.

 A l'aube de la Seconde Guerre mondiale, le petit Pierrot mène une vie insouciante et heureuse à Paris. Devenu orphelin, il rejoint sa tante, en Allemagne dans une maison en haut de la montagne. Sauf qu'il ne s'agit pas d'une maison ordinaire. C'est le Berghof, la résidence secondaire d'Hitler. Pierrot va découvrir un nouveau monde, fascinant et monstrueux.
Pierrot a perdu son père lorsqu'il n'était qu'un petit garçon. Quelques années plus tard à peine, c'est sa mère qui disparaît à son tour. Après un court séjour dans un orphelinat plutôt agréable, il est envoyé dans chez la sœur de son père, une femme qu'il n'a jamais vue. Celle-ci est gouvernante dans une immense demeure dans la montagne qui appartient à Monsieur, aussi appelé Hitler..


J'ai décidé d'étaler un peu le résumé et de dévoiler la "surprise" du livre qui n'en a pas vraiment été une pour moi puisqu'on devine très rapidement qui est le fameux "monsieur" pour qui travaille la tante de Pierrot. Je n'ai pas lu l'autre "grand" roman de John Boyne - Le garçon au pyjama rayé - par contre j'ai vu son adaptation et je l'avais adorée, j'en avais été bouleversée aussi.. Je pense pouvoir dire que ce roman qui tourne aussi autour de la seconde guerre mondiale est largement à la hauteur. Très prenant aussi puisqu'on est au cœur de l'intimité du Führer car notre petit héros devient vite "proche" de ce dernier. Ce petit garçon était innocent et totalement pur en arrivant, à ma grande peine on le voit rapidement changer, influencer par les préceptes du Führer.. C'était glaçant, vraiment. Le fait d'utiliser un petit garçon marquera d'autant plus le lecteur mais il permet surtout de se rendre compte de l'influence que pouvait avoir cet homme, à quel point ses discours pouvaient être convaincants, à un tel point qu'il rend Pierrot méconnaissable, jusqu'à lui faire faire des choses affreuses et profondément tristes, on voit l'évolution d'un être naïf et gentil en un jeune homme sans pitié et à la mentalité affligeante, chapeau bas à John Boyne pour la transcription de cette transformation.

Découvrir l'écriture de John Boyne a aussi été un réel plaisir. C'est aéré, facile à lire malgré le sujet, très léger, je l'ai lu en deux heures à peine. C'est d'autant mieux car cela permet de rentrer très vite dans le roman et vu qu'on a très envie de savoir comment va tourner notre héros, c'est plus pratique!

Un très très bon roman jeunesse qui tourne autour de mon sujet préféré, le tout très réfléchi, très instructif et très touchant.. J'ai adoré.


Des bisous!

jeudi 7 juillet 2016

Les lettres de Rose de Clarisse Sabard.

Salut les lapins,

Aujourd'hui:

Les lettres de Rose de Clarisse Sabard.


Lola a été adoptée à l’âge de trois mois. De nos jours, à presque 30 ans, elle travaille dans le salon de thé de ses parents, en attendant de trouver enfin le métier de ses rêves : libraire. Mais sa vie va basculer lorsqu’elle apprend que sa grand-mère biologique, qui vient de décéder, lui a légué un étrange testament : une maison et son histoire dans le petit village d’Aubéry, à travers des lettres lui apprenant ses origines. Elle découvre ainsi la vie de son arriere grand-mère Louise, de sa grand mère Rose et de sa mère Nadège, ainsi que les dérangeantes circonstances de sa naissance. Mais tous les habitants ne voient pas d’un bon œil cette étrangère, notamment Vincent, son cousin. Et il y a également le beau Jim, qui éveille en elle plus de sentiments qu’elle ne le voudrait. Réveiller les secrets du passé lui permettra-t-elle d’avancer vers son avenir ?

Lola est une enfant adoptée. Ce n'est pas un secret, elle le sait depuis toujours. Seulement, il y a ce rêve qui revient régulièrement, cette impression aussi qu'elle n'est pas totalement complète.. La mort de sa grand-mère biologique va venir balayer tout ça en la lançant dans un jeu de piste pour découvrir l'histoire de sa famille et peut-être même qui elle est vraiment..


J'ai eu du mal à accrocher au début du roman, mais j'avoue que c'est aussi dû à mon état de santé qui n'est pas des plus reluisant.. était-ce de la fatigue ou le livre met-il du temps à se lancer? Un peu des deux je crois, j'ai mis quelques chapitres à m'accrocher à l'histoire de Lola, à l'apprécier et à devenir curieuse à son sujet. Par contre, une fois la chasse aux trésors lancée par sa grand-mère, la fameuse Rose, j'avoue que mon intérêt a sensiblement augmenté jusqu'à ce que cela devienne totalement addictif! Impossible de lâcher ce roman sans savoir ce qu'il en était réellement de cette famille tellement secrète..

On remonte loin, à l'arrière-grand-mère de Lola plus exactement. De son enfance à son adolescence difficile, à son ambition et à sa rencontre avec l'homme qui lui permettra de réaliser ses rêves. Léonie va influencer Rose qui à son tour influencera sa petite-fille, la boucle se bouclant d'une manière passionnante. Lola fouille petit à petit la maison familiale, recherchant dans les moindres recoins les objets cachés qui lui permettront de découvrir la vérité, sa vérité. En quoi tout cela la concerne-t-elle? Comment en est-elle venue à être éloignée de ce petit village avec lequel elle s'est sentie presque tout de suite en symbiose? C'est ce qu'on découvre à ses côtés et c'était passionnant. Clarisse Sabard est une auteure incroyable qui réussit avec justesse à nous faire remonter le temps, découvrir des personnages imparfaits et pourtant tellement attachants. En refermant ce livre, c'est un peu comme si je quittais les miens.. et c'était incroyablement bon, de rentrer à ce point dans ce cercle familial. Je ne vous cacherais pas que j'ai souvent eu le coeur serré par certaines scènes tristes même si l'auteure réussit à contrebalancer tout ça avec un humour et une pêche qui empêche le récit de s'engluer dans une ambiance négative constante, notamment grâce à quelques personnages qui sortent du lot.

Une chasse aux trésors des plus réussie donc! Je suis sous le charme de ce roman qui vous happe dans le passé et vous accroche grâce à ses mystères déroutants.. Typiquement le genre de livres que j'aime alors j'ai juste envie de dire: encore!

Merci au site Babelio et aux Editions Charleston,

Des bisous!

mercredi 29 juin 2016

L'enfant du lac de Kate Morton.

 Salut les poussins,

Aujourd'hui:

L'enfant du lac de Kate Morton.


1933. Comment Theo Edevane, adorable poupon de onze mois, a-t-il pu disparaître durant la nuit de la Saint-Jean ? Les enquêteurs remuent ciel et terre, mais l'enfant demeure introuvable. Pour les parents comme pour les filles Edevane, la vie ne sera plus jamais la même après ce drame. La maison du lac, la propriété tant aimée, est fermée et laissée à l'abandon.
Soixante-dix ans plus tard, Sadie Sparrow, jeune détective londonienne en vacances dans les Cornouailles, curieuse et momentanément désœuvrée, s'intéresse à cette mystérieuse disparition. Elle reprend l'enquête, au grand dam de l'une des sœurs aînées de Theo, Alice, devenue écrivain à succès.
Suite à un problème à son travail, Sadie se rend chez son oncle Bernie dans les Cornouailles afin de s'éloigner un peu. En se promenant, elle tombe sur une maison abandonnée qui, malgré tout, n'a rien perdu de sa splendeur. Sadie va vite apprendre que la maison a été désertée suite à la disparition de l'héritier des Edevane, les propriétaires de ce domaine magnifique. Septante ans plus tard, Sadie, policière de métier, décider de résoudre ce mystère qui l'obsède très rapidement. Qu'est-il arrivé à cet enfant lors de la fête annuelle des Edevane? Est-il mort? Et si oui, qui est le coupable?


J'adore Kate Morton, j'aime ses romans familiaux mystérieux hyper prenants et j'avais hâte de lire son dernier-né.. Je n'ai nullement été déçue puisque L'enfant du lac est sans conteste mon préféré de tous les romans de l'auteure, vraiment! 

Dès le début j'ai accroché au personnage de Sadie qui devient obsédée par le mystère de la disparition du petit Théo mais aussi et surtout par le domaine des Edevane qui, je dois le dire, m'a également séduite en quelques lignes. On imagine tellement la maison, le lac, ses allées cachées, ses recoins ombragés.. et tous les événements non-résolus qui s'y sont passés bien entendu! Comme d'habitude, nous suivons l'enquête de Sadie mais nous revenons très régulièrement en arrière, des dizaines d'années auparavant, changeant constamment de point de vue même si cela concerne très souvent les femmes de la famille Edevane. Il y a un point commun qu'elles partagent presque toutes: toutes sont devenues ce qu'elles haïssaient étant jeunes. Toutes étaient gaies, pleines de joie et d'espoir.. toutes ont finies un peu aigries, malheureuses, strictes, sévères.. On le ressent énormément en voyant leur point de vue changer de ton au fur et à mesure mais elles-même s'en rendent compte, surtout Eleanor qui déteste le rôle que la vie la pousse à entretenir et qui la fait tellement ressembler à sa mère. C'était incroyablement triste mais aussi incroyablement prenant. Rarement j'ai été aussi plongée dans un livre, rarement j'ai été aussi happée par les premières lignes, une fois commencé il fallait absolument que je sache le fin fond de l'histoire! Kate Morton nous entraîne constamment sur de fausses pistes, nous faisant croire telle ou telle chose pour finir sur un final en apothéose, une résolution que je j'imaginais pas un instant.

Tu l'auras compris, ce roman est PARFAIT! J'ai adoré chaque seconde, j'ai aimé presque chaque personnage et ce malgré leurs nombreux défauts. Tous ont tellement souffert du destin.. mais la fin est magnifique et tellement juste que j'en ai pleuré.. comme d'habitude.

Merci aux Editions Presses de la cité,

Des bisous!

vendredi 24 juin 2016

Cet été-là de Sarah Ockler.

Salut les poussins,

Aujourd'hui:

Cet été-là de Sarah Ockler.

D'après Frankie, la meilleure amie d'Anna, rien ne vaut les plages de Californie pour tomber amoureuse. Et si elles recontrent au moins un garçon par jour, Anna a toutes les chances d'en trouver un qui lui plaise. En théorie ... Dans la réalité, Anna n'a aucune envie de passer l'été à flirter en bikini. Parce qu'elle a déjà vécu une première, et secrète, histoire d'amour : avec le grand frère de Frankie, un an plus tôt, juste avant qu'il ne meure brutalement, laissant Frankie et Anna Anéanties derrière lui...
Alors que depuis un mois Anna vit enfin son grand rêve - être avec le garçon qu'elle a toujours aimé, le frère de sa meilleure amie Frankie - tout s'éteint brusquement quand ce dernier meurt d'un problème cardiaque. Matt laisse derrière lui deux jeunes filles anéanties: une soeur perdue et totalement désemparées ainsi qu'une petite amie cachée qui n'a jamais osé révéler à sa famille leur relation, de peur de perturber leur deuil. Un an plus tard, tous décident de partir en Californie dans leur maison de vacances, une façon de tirer un trait sur cet évènement dramatique. Parviendront-ils à se libérer enfin de ce terrible fardeau? Frankie et Anna réussiront-elles à sortir de l'ombre de Matt sans se blesser?


En finissant ce roman, j'ai été super étonnée de découvre que l'auteure n'est autre que celle de #scandale que j'ai lu il y a quelques mois. Je n'avais pas apprécié ce roman hyper cliché, ennuyeux et à l'écriture beaucoup trop simpliste pour moi. Quel changement avec Cet été-là! Malgré son côté jeunesse incontesté, j'ai incroyablement accroché à l'histoire d'Anna.

Je salue tout d'abord l'auteure qui, en quelques pages, a réussi à nous montrer l'éclosion d'un amour et sa perte brutale. J'ai ressenti mon cœur se briser en quelques lignes, j'ai vécu cet horrible évènement en étant Frankie.. et c'était terrible, vraiment. Et plus les pages se tournaient, plus je m'attachais à cette petite jeune fille qui - en l'espace d'un instant - a eu l'impression de tout perdre. Ces vacances avec la famille de son grand et premier amour l'effraie mais c'est aussi une façon de marcher dans les traces de celui qu'elle aimait - et qu'elle aime encore. Un voyage incroyablement difficile pour elle, d'autant plus que sa meilleure amie n'a jamais été mise au courant de la relation qui liait son frère et Anna puisque ce dernier n'avait pas eu le temps de lui annoncer avant cet accident fatal. C'est donc une Anna coincée et retranchée dans ses sentiments que nous suivons et une Frankie totalement perdue. Les parents prennent aussi un peu de place et c'est en fait au travail de deuil de la famille entière - Anna y comprise - que nous assistons. Chacun essaie à sa manière d'avancer, pas d'oublier mais de continuer à vivre, tout simplement.. et c'était profondément touchant.

Bien sûr, ce roman est bourré de clichés: nos deux héroïnes vivent un été paradisiaque sur une plage californienne de rêve et y font la rencontre de deux garçons incroyablement beaux et plutôt très gentils. Ca donne un côté un peu plus léger, ce qui n'est pour une fois pas désagréable puisque le reste du roman est très psychologique, très triste aussi.

Bref, j'ai passé un moment très prenant aux côtés de deux héroïnes meurtries, deux adolescentes un peu perdues mais qui essaient de s'en sortir, mal parfois mais avec courage. C'était mignon, adorable, touchant.. Une chouette lecture, vraiment.

Merci aux Editions Nathan,

Des bisous!

mardi 14 juin 2016

Fans de la vie impossible de Kate Scelsa.

Salut les poussins,

Aujourd'hui:

Fans de la vie impossible de Kate Scelsa.

 Pour Jeremy, passionné d'art, ancré dans sa solitude, c'est comme s'il avait toujours attendu Sebby à la minute où ils se rencontrent. Et Mira, qui a tant de mal à quitter son lit, ne se sent véritablement vivante que lorsqu'elle est avec Sebby, l'ami solaire et écorché.

Ensemble, ils n'ont plus peur. Ensemble, ils ne sont plus seuls. Mais la vie ne les épargne pas. Et les tentations destructrices sont là... S'aimer suffira-t-il à les sauver?

Trois adolescents déterminés malgré tout à vivre pour le meilleur, pour l'impossible. Un roman affranchi et émouvant qui ose évoquer sans détour l'homosexualité, le désir et le mal-être adolescent, avec une justesse poignante et beaucoup de tendresse.
Jeremy a vécu des moments très difficiles quand il se retrouve propulsé par hasard dans le petit monde de Mira et Sebby. Mira et Sebby forment un duo très particulier, faits de rituels étranges et de câlins réconfortants. A trois, ils vont tenter de se sauver et de reprendre goût à la vie..


Quel roman étrange! On pourrait le classer dans la catégorie des romans pour ados dans le style John Green en lisant le résumé mais en fait pas du tout. Ce roman est beaucoup plus mature, plus trash, plus direct.. plus particulier aussi. J'ai eu du mal à m'y retrouver dans ce trio étrange mais je me suis quand même très vite attachée à eux.

Tous trois ont vécu des histoires plutôt sordides et très tristes. Des abandons, des trahisons, des hontes inoubliables, des événements qui les ont marqués pour toujours. Quand on rencontre Sebby et Mira, on est presque éblouis par leur singularité, par leur relation tellement fusionnelle, je les ai trouvés solaires et tellement beaux! Pourtant, quand on lit leur point de vue - chaque chapitre change à chaque fois de narrateur - on se rend compte qu'ils sont incroyablement malheureux et que tout ce qu'on voit n'est qu'une façade pour se protéger du monde extérieur.. ou en tout cas c'est comme ça que j'ai vu les choses.

Jeremy est un jeune garçon incroyablement timide et incroyablement mal dans sa peau. Il se cherche, se cache, est impressionné par ces deux ados qui prennent tellement de place. Il a récemment vécu une humiliation qui l'a marqué et Sebby et Mira l'aide à sortir de sa coquille, tout en douceur même si à côté de ça ils rendent également sa vie plus compliquée. Leur trio est bizarre, presque malsain parfois, pour une fois les deux garçons ne se battent pas pour la fille, les garçons s'aiment, les garçons aiment la fille, la fille aime les garçons.. J'ai eu du mal à comprendre ces liens au début mais au final je m'y suis fait et j'ai trouvé leur amour touchant, ce lien ténu semblant presque les garder en vie.

L'auteure n'hésite pas à aborder des sujets durs, d'où mon commentaire sur la différence entre ce roman et tous ses confrères. On y parle sexe dans les lieux publics, drogue, alcool, fugue.. Rien n'est caché et j'ai apprécie cette honnêteté, cette façon de ne pas avoir encore une fois des héros gentils et mignons qui sont juste un peu paumés. Ici ils le sont vraiment et je crois que c'est cette réelle détresse qui pousse le lecteur à s'accrocher à eux.

Un roman dont je ressors touchée et perplexe en même temps donc. Je crois que la seule chose qui m'a chiffonnée est la fin, comme souvent, j'aurais voulu quelque chose de plus fort. Enfin, ce livre reste quand même à lire, rien que pour son originalité et les sentiments forts qu'il dégage.


Des bisous!

lundi 6 juin 2016

Les orages de l'été de Tamara McKinley.

Salut les poussins,

Aujourd'hui:

Les orages de l'été de Tamara McKinley.

En 1947, accompagnée de Giles, son ami d’enfance secrètement amoureux d’elle, Olivia Hamilton retourne en Australie, où sa mère Eva vient de décéder.
Avant de mourir, cette dernière lui a transmis des documents qui ont ébranlé les certitudes de la jeune femme concernant ses origines. Sur place, Olivia retrouve sa sœur aînée Irène, qui cultive à son égard une franche hostilité. Les mystérieuses archives léguées par leur mère seraient-elles à l’origine d’une telle animosité ? Aidée par Maggie, la gérante de la pension où elle loge, Olivia percera un à un les secrets qui enveloppent son enfance.
Après une deuxième guerre mondiale mouvementée, Olivia quitte l'Angleterre pour le pays qu'elle a abandonné alors qu'elle n'avait que dix ans: l'Australie. Sa mère vient de mourir et dans ses papiers, quelques mystères familiaux à identifier. Dans la petite ville de Trinity, Olivia compte bien découvrir la vérité sur sa mère et sur elle-même, tout ça accompagnée de Gilles, son ami de toujours, et de Maggie, une nouvelle amie bien différente d'elle mais incroyablement courageuse..


J'adore Tamara McKinley. Je pourrais le dire mille fois, d'ailleurs je crois que c'est déjà fait. Chacun de ses romans me plonge dans des contrées lointaines et dépaysantes, dans des histoires de familles compliquées voir même impénétrables.. Tout ce que j'aime! 

Beaucoup d'héroïnes féminines, comme d'habitude. Les flash-black se mêlent au présent ce qui fait qu'au début on s'y perd parfois un peu mais ça rentre très vite. Nous avons Eva, une jeune lady qui a quitté l'Angleterre pour vivre en Australie avec son grand amour. Irène, sa fille, une garce impitoyable que l'on déteste dès les premières lignes. Olivia, son autre fille, une infirmière un peu guindée mais terriblement attachante. Enfin Maggie, abandonnée de tous durant sa vie et qui reste malgré tout une battante, la plus courageuse de toutes. Toutes se croisent, mélangeant passé et présent, se détestant, se haïssant, s'aimant.. On les apprivoise, on apprend à les connaître et on s'attache, forcément. (Enfin, sauf à la vilaine Irène bien évidemment.)

Comme toujours, tout le récit est porté par un grand mystère familial qui s'emberlificote au plus on avance dans le roman. Les questions deviennent de plus en plus nombreuses, les théories aussi.. Et j'avoue que pour une fois j'ai très vite découvert la vérité, ce qui m'a un poil déçue en lisant la fin, rien de grave, peut-être m'habitues-je à l'esprit tordu de Tamara McKinley? En tout cas cela n'a en rien terni l'image que je me fais de ce roman.

Hormis ces fameux questionnements, d'autres choses m'ont énormément plu. Les personnages secondaires par exemple, qui prennent peu de place mais qui sont marquants et attachants. Bien sûr, le contexte est incroyable également, j'ai adoré découvrir le côté côtier de l'Australie dont on a plutôt l'habitude de voyager dans les grandes plaines rougeâtres et indomptables. 

Encore une réussite donc, un sans faute pour cette auteure que j'adore un peu plus encore à chaque lecture si c'est possible. Je me réjouis à chaque parution alors j'ai juste envie de dire: encore, et vite!


Des bisous! 

mardi 31 mai 2016

Le Chant du Rossignol de Kristin Hannah.

Salut les poussins,

Aujourd'hui:

Le Chant du Rossignol de Kristin Hannah.

France, 1939. Dans le village de Carriveau dans la Loire, Vianne Mauriac fait ses adieux à son mari qui part au front et se retrouve seule avec sa fille. Elle ne peut imaginer que les nazis vont envahir le pays. Pourtant, lorsqu'un capitaine allemand réquisitionne sa maison, elle est forcée d'accueillir un officier sous son toit. Et fait le choix de protéger sa fille avant la liberté de son pays... Sa sœur Isabelle, 18 ans, a passé son enfance dans des pensionnats depuis la mort de leur mère, et son père décide de l'envoyer vivre avec Vianne. Mais son tempérament rebelle met en danger leurs vies à toutes. Isabelle décide donc de partir vivre à Paris, le jour de l'entrée des Allemands dans la ville. Impétueuse et pleine d'idéaux, elle s'engage très vite dans la Résistance sous le nom de code " Le Rossignol " et fait régulièrement passer des aviateurs anglais en Espagne. Deux sœurs, deux destins et deux façons de survivre à la guerre et à l'envahisseur. Un grand roman sur l'amour, la liberté, les idéaux et sur le rôle des femmes pendant la guerre.
Isabelle est une jeune femme insolente et rebelle qui a passé sa vie à s'échapper de pensionnats, cherchant à vivre l'aventure, cherchant aussi en vain quelqu'un qui s'intéresserait à elle.

Vianne, sa sœur, est plus modérée, plus sérieuse, plus sage. Mariée, mère d'une petite fille, elle n'a jamais su réellement s'intéresser à cette cadette beaucoup trop explosive pour elle. Et pourtant..

Pourtant la guerre est là. Chacune va réagir à sa façon. Vianne va voir sa maison envahie par l'ennemi tandis qu'Isabelle décide de tenter de faire bouger les choses..


Ce roman, je sentais qu'il allait me plaire. J'ai su dès les premières ligne qu'il était fait pour moi, que j'allais passer des moments extraordinaires à ses côtés.. et je ne me suis pas trompée une seule seconde. Le Chant du Rossignol fait désormais partie de mes romans préférés, j'irais même presque jusqu'à dire qu'il est maintenant mon roman historique préféré.. et c'est pourtant une partie de la littérature que j'adore et que je lis très très très souvent. Comme pas mal de fois ces derniers temps, j'ai pourtant eu énormément de mal à commencer cet article. J'ai eu du mal à trouver les mots justes qui décriraient exactement ce livre et ce que j'ai ressenti en le lisant. C'était tellement intense, tellement prenant! En toute honnêteté, j'ai passé la moitié du temps à pleurer, l'autre moitié à sentir mon cœur battre tellement fort que j'avais l'impression qu'il allait sortir de ma poitrine.

Ces deux personnages sont inoubliables. J'ai adoré Isabelle tout de suite, j'ai aimé son caractère indomptable et passionné. Elle ne fait jamais les choses à moitié et n'a jamais peur de rien. Je l'ai admirée pour son courage et sa force face aux épreuves qu'elle affronte. Pour Vianne, il en a été tout autrement. J'ai mis beaucoup de temps à me laisser amadouer, je la trouvais égoïste, peureuse, naïve au point où j'avais parfois envie de la secouer. Finalement, elle m'a séduite petit à petit, sans doute à cause des changements qui surviennent chez elle à cause du contexte plutôt catastrophique. L'auteure ne nous épargne rien sur les horreurs de ces années, ce livre déborde de vérités, il ne cache rien, il dévoile tout, on ne peut qu'être dégoûtés, encore et encore devant tant d'horreurs, de privations, de cruauté, même dans la vie quotidienne de petit village perdu. On découvre des situations très différentes, des côtés de cette guerre qu'on imagine mais dont on ignore réellement l'ampleur, d'où cette émotion intense à chaque page, c'est bouleversant.

Nos héroïnes le sont aussi.  Aucune n'est parfaite et c'est sans doute pour ça également que je les ai autant aimées et que je les aime encore. J'ai vécu chaque moment avec elles comme si je faisais partie d'elles, j'ai tout vécu de manière intime, j'étais là.. et c'était dur. Tellement de privations, de drames, de pertes, de désillusions. De l'espoir aussi, parfois.

Franchement je ne sais pas quoi dire de plus. Je n'ai pas de mots assez forts pour vous décrire à quel point j'ai été touchée par ce récit, pour vous dire à quel point Vianne et Isabelle ont pris une place énorme dans ma vie pendant quelques jours. Quand je l'ai fini, c'était un adieu terrible, un adieu qui n'en finissait plus, j'y pensais encore et encore et encore.. Maintenant je donnerais cher pour pouvoir le redécouvrir comme pour la première fois. Ce qui est sûr, c'est que contrairement à mon habitude, je le relirai très vite, c'est certain.

Je ne peux que vous conseiller chaudement de lire ce roman si vous vous intéressez un tant soit peu à la deuxième guerre mondiale. Ce n'est pas un roman féminin, c'est un roman vrai, un roman dur, un roman fort.. Un roman parfait pour moi.

Si j'ai appris une chose dans cette longue vie qui a été la mienne, c'est ceci: dans l'amour, nous découvrons qui nous voulons être; dans la guerre, nous découvrons qui nous sommes. [..] 
Ces derniers temps, pourtant, je m'étonne de repenser à la guerre et à mon passé, aux gens que j'ai perdus.
Perdus. 
Ce mot donne l'impression que j'ai égaré les êtres qui me sont chers; comme si je les avais laissés à un endroit qui leur était étranger avant de m'éloigner, trop troublée pour retrouver mon chemin.
Ils ne sont pas perdus. Ils ne sont pas non plus dans un monde meilleur. Ils sont partis. Maintenant que la fin de mes jours approche, je sais que le chagrin, tout comme le regret, s'inscrit dans notre ADN et fait à tout jamais partie de nous.

Merci aux Éditions Michel Lafon pour cette petite merveille,

Des bisous! 

mardi 24 mai 2016

La Maison du Cap de Françoise Bourdon.

 Salut les poussins,

Aujourd'hui:

La Maison du Cap de Françoise Bourdon.

 1849. Léonie, fille de modestes résiniers, grandit blessée par le désamour de sa mère, qui, un jour, lui assène : « Tu n'es pas faite pour le bonheur, tout comme ta dernière fille. ». Elle deviendra ramasseuse de sangsues. Sa benjamine, Margot, refuse cette existence de labeur et de honte : à elle la Ville d'Hiver, à elle le choix d'une autre vie. Par amour, un homme bâtira pour elle la Maison du Cap...
Se poursuit au fil des décennies et des tumultes de l'histoire une grande saga d'héroïnes : Charlotte la photographe, Dorothée l'aviatrice, Violette la résistante. De génération en génération, elles perpétuent une lignée de femmes fortes et ardentes...
La Maison du Cap demeurera un refuge pour Margot et ses héritières, et le bonheur, une quête ardue, dans une société toujours corsetée.
Léonie a passé toute sa vie dans la pauvreté, dans une forêt qu'elle aime de tout son coeur. Margot, sa petite dernière, n'a pas du tout les mêmes ambitions: elle rêve d'argent, de luxe, d'un monde qui semble si loin.. mais qu'elle touchera du bout des doigts grâce à James et à la maison qu'il lui fait construire, la Maison du Cap. Elle ne l'appréciera jamais à sa juste valeur mais cette maison sera le refuge des prochaines lignées de la famille, leur point de repère à tous.


Il y a des romans qu'on ne sent pas, des romans auxquels on n'accroche pas dès les premières lignes, le feeling n'est pas là, les personnages ne sont pas attachants, l'histoire ne démarre pas spécialement bien.. La Maison du Cap en fait malheureusement partie même si mon avis a tout de même pas mal changé en cours de route.

Françoise Bourdon est une auteure connue et reconnue, une auteure un peu terroir qui partage avec ses lecteurs des petits bouts de France dépaysants.. Ca, je ne peux que saluer ce côté-là du roman qui m'a baladée le long du bassin d'Arcachon et ce dans des milieux bien différents. Forêt et mer, pauvreté et richesse, on découvre des situations radicalement à l'opposé et j'ai aimé cette promenade. Maintenant, le problème venait d'ailleurs.

En fait, c'est assez simple, mon plus gros grief va sans conteste aux héroïnes de ce roman, et elles sont nombreuses. Le résumé m'avait fait croire que j'allais lire un récit rempli d'amour et de passion alors qu'en fait il s'agit plutôt de désillusions et de désespoirs, de solitude et d'égoïsme. Tout le temps. Pour montrer le modernisme de la femme, sous réserve de suivre leurs rêves, leurs envies et leurs besoins, toutes abandonnent.. tout. Si ce chemin pouvait être remarquable une fois ou deux, au bout de la dixième autant d'égoïsme était juste épuisant à suivre, surtout pour la maman que je suis.  A vrai dire, aucun des personnages ne m'a été sympathique ou presque. J'ai apprécié certaines de leurs facettes mais je déplore leur égoïsme qui leur a souvent fait prendre des choix que je n'ai pas compris et pas vraiment accepté. De plus, la manière qu'a l'auteure de traiter tout ça est très particulière parce que l'on passe d'un personnage à l'autre sans prévenir mais ce qui m'a vraiment empêchée d'accrocher c'est les bonds dans le temps, ce qui arrive presque toutes les cinq pages. C'est fatiguant, on s'y perd entre les personnages et les années qui passent, des événements importants qui leur arrivent entre temps et qu'on nous explique vite fait, à cause de ça j'ai un peu eu l'impression de lire l'histoire en courant et c'était désagréable voir carrément pas intéressant. J'ai pensé l'arrêter mais la curiosité de savoir comment tout allait finir l'a emportée.. et au final je me suis tout de même attachée un minimum à elles, mais vraiment juste un peu, juste de quoi verser une mini larmichette en tournant la dernière page.

Bref, cette lecture confirme ce que je pensais déjà: j'ai du mal avec les romans terroirs et les bonds dans le temps ne sont pas réellement faits pour moi. 


Des bisous!

mercredi 4 mai 2016

Nos années sauvages de Karen Joy Fowler.

 Salut les poussins,

Aujourd'hui:

Nos années sauvages de Karen Joy Fowler.

 Des parents, deux sœurs et un frère vivent heureux ensemble. Rosemary est une petite fille très bavarde. Sa sœur disparaît et son frère part. Alors, elle cesse de parler. Jusqu'à ce qu'elle se mette à raconter l'histoire de sa famille et celle de sa sœur Fern, un peu différente...
Il y a eu un avant Fern et un après Fern pour Rosemary. Cinq ans près de sa sœur, cinq ans de complicité et de jeux.. jusqu'à sa disparition soudaine, suivie de peu par celle de son frère. La vie de Rosemary n'a plus jamais été sereine et encore aujourd'hui, étudiante sérieuse, elle n'a jamais pu oublier, pas plus que ses parents avec qui elle entretient une relation des plus froide..


Ce livre est particulier. Je ne savais pas dans quoi je me lançais (oui je sais, ça arrive souvent ces derniers temps) et autant le dire tout de suite, je n'ai pas été particulièrement séduite.

Je ne dirais pas de quoi parle réellement ce roman parce que cela serait lui enlever son grand point fort: la surprise, la révélation ultime qui arrive après le premier quart du livre. C'est vraiment ce secret étrange qui m'a profondément marquée.. mais qui m'a aussi empêché de rentrer réellement dans l'histoire que j'ai trouvé trop loufoque, à un tel point que je ne trouvais ça ni touchant, ni drôle, ni quoi que ce soit d'autre. Je lisais le roman - bien écrit et super agréable à lire - mais je n'ai absolument rien ressenti en lisant l'histoire de Rosemary. Je n'ai pas réussi à rentrer dans son histoire particulière ni à celle de sa famille qui n'est pas des plus attachante, en toute honnêteté. 

Chacun son truc comme on dit, il n'y a pas de phrase plus claire pour exprimer mon ressenti. Je reconnais à ce récit sa joliesse littéraire mais le sujet ne m'a malheureusement pas touchée un seul instant.. cela arrive parfois. Le rythme est soutenu, j'ai vraiment accroché aux premières pages mais une fois la révélation faite, c'était juste trop, ça m'a complètement fait décroché et je l'ai fini pour dire de finir. Il en faut pour tous les goûts!


Des bisous!

lundi 25 avril 2016

La ménagerie du bout du monde de Carol Birch.

 Salut les lapinous,

Aujourd'hui:

La ménagerie du bout du monde de Carol Birch.

 Dans la crasse des Docklands du Londres victorien, un enfant fait une incroyable rencontre avec un tigre évadé d’un zoo. Le jeune Jaffy Brown est irrésistiblement attiré par le magnifique animal qui va délicatement le prendre dans sa gueule sans lui faire le moindre mal. Cette rencontre fait entrevoir à Jaffy un monde merveilleux, exotique, et éveille l’envie de voyager, loin de la vie tracée pour lui. Des années plus tard, avec son meilleur ami, il s’engage donc sur un baleinier. Le voyage est aventureux et les conduit aux confins de l’océan Indien. Mais, sans le savoir, c’est à la découverte de lui-même que voyage Jaffy Brown. D’aventures en tragédies, le jeune homme découvre sa part d’humanité. Et peut-être même le sens de toute une vie…
Jaffy a huit ans lorsqu'il croise un tigre en pleine rue. Naïf et courageux à la fois, le petit garçon caresse son museau et se fait attraper par la peau du dos, avant d'être sauvé par le propriétaire de cette bête exotique, Mr. Jamrach. Par pitié, Jamrach va engager Jaffy dans sa ménagerie, un endroit magique qui le fascinera pour toujours.. Pas assez pour le retenir pourtant. A quinze ans, il met les voiles avec son meilleur ami afin d'attraper un mystérieux dragon aperçu sur une île. Il est engagé sur un baleinier pour une aventure hors du commun..


J'ai mis une semaine à réussir à écrire sur ce roman. Il fallait digérer tout ça et encore maintenant je suis totalement perturbée à propos de lui. Je ne sais pas si je l'ai adoré ou détesté, je suis partagée entre fascination et dégoût total. 

Je ne savais pas du tout à quoi m'attendre en me lançant dans la vie de Jaffy. Je ne savais pas vers où allait aller l'auteure et je pense que j'aurais été plus motivée à le lire si j'avais su quel genre de chemin elle allait prendre. J'ai pas mal réfléchi s'il fallait laisser le suspense ici ou au contraire parler un minimum de l'histoire pour pouvoir parler de mon ressenti.. C'est compliqué mais j'ai décidé de parler au moins un peu de ce qu'il se passe dans le roman parce que j'aurais apprécié avoir une idée globale de ce qu'il raconte avant de le lire. Si vous ne voulez absolument rien savoir, passez votre chemin.

Au début nous suivons le jeune Jaffy sur les quelques années de son enfance. C'est bref mais suffisant pour qu'on s'attache déjà beaucoup à lui. Le récit en lui-même commence réellement l'année de ses quinze ans, quand il convainc son employeur de l'envoyer avec son ami à la recherche d'un dragon qu'on aurait aperçu sur un île pour le compte d'un riche collectionneur. Vient ensuite le voyage normal d'un baleinier, la plongée dans cet univers est incroyablement glauque et sombre, d'un réalisme prenant, vraiment. On a un peu de mal maintenant parce que cette pratique existe beaucoup moins (enfin, encore trop malheureusement) mais là, on vit avec ces marins, on vit cette recherche intense de cette bête qui les rendra riche. Les scènes de pêche et de "découpe" sont.. dégoûtantes, franchement. Et ce n'est que le début de la fin, pour être honnête. 

A vrai dire, le centre de l'histoire est la suite de toute ça, le naufrage du baleinier qui est en fait inspiré du naufrage de l'Essex, un vrai baleinier qui a fait naufrage en 1820. Cet événement a notamment inspiré Herman Melville pour son fameux Moby Dick et plus récemment on a pu le voir adapté au cinéma dans In the heart of the ocean. (Ce qui est rigolo puisque j'ai vu le film juste après avoir lu le livre encore une fois, sans savoir que c'était le même fond historique.. Dingue.) 

Bref, je n'en dirai pas plus mais j'avais envie de dire que c'est cet événement majeur qui est le plus important et franchement le plus passionnant. Comme dit au début, c'est prenant mais en même temps incroyablement dégoûtant. Intense mais en même temps totalement immonde. J'avais besoin de lire malgré ma répulsion parce qu'il fallait absolument que je sache ce qui allait arriver à l'équipage et surtout à Jaffy! J'ai alors continué avec une curiosité malsaine, presque en fermant les yeux de peur des atrocités qui pouvaient encore arriver.. Et ça continue encore et encore, jusqu'au final qui est écrit avec une justesse qu'avec le recul je salue encore plus.

Ma conclusion, après réflexion, est - je pense - que j'ai adoré ce roman. Après tout, je lis pour ressentir des choses et ce livre m'en a fait ressentir des tonnes, j'ai vibré, j'ai pleuré, j'ai souri.. C'était incroyablement fort et étonnement incroyablement bon.

A découvrir donc. Surtout avec l'écriture de Carol Birch qui est d'une fluidité tellement agréable, on ne peut que se laisser porter par ce récit.. marquant.


Des bisous!

mercredi 6 avril 2016

Tout plutôt qu'être moi de Ned Vizzini.

 Salut les poussins,

Aujourd'hui:

Tout plutôt qu'être moi de Ned Vizzini.



  Durant l'une des séances chez son psy, Craig Gilner apprend qu'il existe une maladie mentale appelée le syndrome d'Ondine : ceux qui en souffrent oublient de respirer ; pour ne pas mourir asphyxiés, ils doivent se répéter sans cesse "respire, respire, respire". La dépression, Graig va en faire l'expérience, c'est ce qui arrive quand on oublie de vivre.
Craig est un jeune adolescent de quinze ans qui a intégré il y a peu une école très difficile mais très prestigieuse. Il a travaillé dur, a passé des examens horribles mais il y est arrivé. Très vite malheureusement les choses deviennent intenables. L'école ne le rend pas heureux, bien au contraire, cette pression énorme qui pèse sur lui le rend littéralement malade, à un tel point que quelques mois plus tard il pense se suicider. Il reprend juste un peu courage et appelle SOS suicide qui l'envoie à l'hôpital le plus proche de chez lui. Là-bas, il tentera de reprendre goût à la vie..


Quel roman incroyable! Cela faisait déjà quelques temps maintenant que je n'avais pas lu quelque chose d'aussi touchant.. et pourtant ce n'était pas gagné.

Le premier quart du livre est un poil ennuyeux, j'ai eu du mal à avancer et à comprendre où voulait en venir l'auteur. Le héros, Craig, nous parle de lui et du début de sa dépression. On apprend tout doucement à le connaître et à voir ce qui cloche en lui ou plutôt ce qui le dérange et qui l'a rendu si malheureux. C'était touchant mais un peu mou bien que forcément totalement nécessaire au récit. En fait, c'est étrange à dire mais cela devient surtout incroyablement intéressant quand Craig décide de se faire interner dans un hôpital psychiatrique. Les choses ont commencé à bouger et à devenir passionnantes, vraiment.

En quelques jours, Craig fait la rencontre d'une foule de gens très différents, tous touchés par une folie douce et pour la plupart très gentils. On s'attache très rapidement à eux, par des petites attentions qu'ils ont les uns envers les autres.. ou par leur sale caractère à vrai dire. Craig, grâce à eux et au soutient de ses proches et de ses docteurs va petit à petit chercher à comprendre ce qui le rend réellement si dépressif et c'était vraiment intéressant de voir le cheminement de sa réflexion. On est à ses côtés, on a envie qu'il comprenne ce qui lui arrive et qu'il réussisse à sortir de ses problèmes.

Là-bas, il ne pense pas qu'à lui. Notre héros est un jeune homme gentil et généreux, il est adorable avec tout le monde et fait son possible pour faire sourire les gens quand c'est possible. Certains y verront un petit côté facile et j'avoue qu'il y a pas mal de mignonnitude, quelques scènes vraiment touchantes qui m'ont mis les larmes aux yeux, surtout vers la fin. C'est peut-être un poil gentillet mais moi j'adore ça! J'aime découvrir les gens, j'aime les voir évoluer, j'aime les voir s'entraider.. et quand tout ça est fait avec un côté positif ça me parle encore plus.

Franchement, je n'ai rien à dire de plus tellement c'était juste parfait. Parfois un auteur réussit à simplement parler de gens et étonnement, parfois ça suffit. Enfin, il aborde tout de même avec justesse un sujet tellement d'actualité: la dépression. Appelé aussi burnout dans certains cas, c'est un mal très actuel qui touche aussi énormément les ados et je ne peux qu'apprécier le geste de l'auteur d'en parler et de partager avec le monde un sujet aussi fort de manière aussi.. douce.

Pour la petite anecdote, il y a quelques semaines j'ai commencé sur Netflix un film qui s'appelle en français Une drôle histoire et en anglais It's kind of a funny story, un film avec Zach Galifianakis (le taré de Very Bad Trip), Emma Roberts et Keir Gilchrist. Je ne l'avais pas fini parce que j'étais partie me coucher et j'avais fini par le zapper même si je l'avais trouvé incroyablement génial. Commencé le roman de Ned Vizzini, je n'ai pas grillé tout de suite.. jusqu'à ce que Craig arrive à l'hopîtal. Là, ça a fait tilt! Il s'agissait de l'adaptation du roman que j'étais en train de lire! On s'en fiche mais je trouve le hasard plutôt rigolo, puis ça me permet de vous conseiller de lire le roman puis de voir le film, il ne respecte pas le livre à 100% mais c'est tout de même très très très beau. Je vous mets la bande annonce juste en-dessous, pour ceux que ça intéresse.


Merci aux Editions La Belle Colère,

Des bisous!

lundi 4 avril 2016

L'arbre et le fruit de Jean-François Chabas.

Salut les lapins,

Aujourd'hui:

L'arbre et le fruit de Jean-François Chabas.

 1980, Portland, Oregon.
Jewel ne comprend pas. Où est passée Maman?
Devra-t-elle rester avec Papa, maintenant?
Cette perspective lui fait peur. Mais il ne faut pas qu'Esther le sente. C'est sa petite soeur, elle doit la protéger. En fait, Maman est à l'hôpital psychiatrique. Parce que Papa lui fait du mal. Parce que Papa les terrorise.
En grandissant, Jewel comprend peu à peu qui si son père est malfaisant, d'autres personnes sur la terre méritent qu'on les aime et qu'on se batte.
Jewel n'a que cinq ans quand son père la frappe pour la première fois. Sa mère, elle, subit les coups et les insultes depuis de longues années déjà. Esther, la petite dernière, est heureusement épargnée. 

Deux ans plus tard, sa mère craque. Une crise de trop et c'est la fin: petit aller-retour en hôpital psychiatrique afin de calmer tout ça, en vain. Pendant des années, Grace va s'enfoncer petit à petit dans sa détresse, vivant constamment dans une brume médicamenteuse qui l'abrutit complètement. Jewel va devoir être forte pour sa petite sœur et pour elle-même puisque sa mère n'est plus réellement là..


En refermant ce roman, j'ai soufflé un bon coup. La violence conjugale est un sujet qui me tient à cœur et vu la manière dont le sujet est abordé ici.. c'était dur. C'est écrit de manière forte, de manière percutante et pourtant tellement simplissime! Les mots sont clairs, les phrases très courtes, ça se lit très rapidement et pourtant ça suffit à faire passer un flot d'émotions qui vous prend à la gorge dès les premières lignes.

On passe d'un point de vue à l'autre, celui de Grace - la mère - et celui de Jewel - la fille. Au début, on sent encore de la force chez Grace, une force qui disparaît petit à petit, on la voit s'enfoncer dans la dépression et dans un abattement complet, elle lâche prise et ce même en voyant ses filles souffrir d'une situation pareille. Jewel n'est qu'une enfant au début, une enfant très mature qui tente tant bien que mal de rester transparente devant ce père qui la méprise. Ses extraits - qui sortent de son journal intime - sont réellement les mots d'une enfant, les mots d'une enfant qui ne comprend pas totalement la violence de son père ni même ce qu'il veut réellement dire la plupart du temps. Elle aimerait se raccrocher à cette mère qui est censé la protéger et au début on y croit, on essaye de croire en Grace mais très vite on se rend compte qu'elle lâche prise et ce de plus en plus. Je serais incapable de dire si j'ai ressenti de la colère envers elle, plutôt de la pitié et surtout une grande admiration pour Jewel qui est sans conteste le personnage fort de ce roman.

Même si ce roman est un court roman jeunesse je ne peux que saluer la manière dont l'auteur réussit à faire passer autant d'émotions en si peu de temps. C'est court, c'est incroyablement facile à lire.. et c'est surtout incroyablement bouleversant. Un livre choc, nécessaire pour faire parler de cette cause importante.

Merci aux Editions Gallimard Jeunesse,

Des bisous!




La Décision d'Isabelle Pandazopoulos.

 Salut les poussins,

Aujourd'hui:

La Décision d'Isabelle Pandazopoulos.


Un matin, Louise, 17 ans, a un malaise en plein cours de maths. Quelques instants plus tard, elle accouche seule d'un enfant qu'elle n'a pas attendu, et encore moins désiré. Assaillie de questions, cette jeune fille sans histoires, croit devenir folle. Pourtant, l'évidence est là: ce bébé de 3,3 kg, son fils. Comment l'accepter?
Un roman inlâchable et bouleversant.

«J'ai voulu écrire cette histoire contre les évidences, contre nos idées toutes faites, m'efforcer de mettre en mots des silences insenses, admettre la puissance de l'inconscient» Isabelle Pandazopoulos.
Louise a dix-sept ans et est une élève modèle.. ce qui est d'autant plus perturbant quand elle se retrouve à accoucher dans les toilettes de son école. Le problème, c'est que personne n'était au courant de sa grossesse, pas même Louise elle-même. Mais il n'y a pas que ça, puisque l'intéressée jure n'avoir jamais eu de rapports sexuels.

Que s'est-il vraiment passé? Louise ment-elle ou n'ose-t-elle tout simplement pas avouer la vérité à ses parents? Et que va-t-elle faire de cet enfant dont elle n'avait pas imaginé un seul instant l'existence?


J'avais envie de lire ce roman depuis longtemps, depuis sa sortie en grand format en fait. L'histoire de base me plaisait et j'avais hâte de voir comment l'auteur allait traiter le sujet.. et c'était vraiment excellent.

Nous découvrons Louise via les regards de plusieurs personnages qui traversent cette période de sa vie. Ses amis, son proviseur, ses parents, sa psy, etc.. Petit à petit, on découvre cette jeune fille, sa vraie personnalité, les mois qui ont précédé cet incident également. Il y a énormément de faux-semblants, on doute un peu de tous les hommes autour d'elle et même d'elle à vrai dire. On se rend compte que les secrets sont nombreux et l'auteure nous mène parfois en bateau.

Le côté émotionnel est plutôt intense, l'héroïne traverse un moment difficile et elle passe par des émotions très contradictoires, même si j'ai eu l'impression que ce qui ressortait le plus était sans conteste sa colère. Contre les adultes, contre ses amis et même contre ce bébé qui débarque sans prévenir et qui bouleverse sa vie sans qu'elle ait rien demandé. Ses interrogations sont nombreuses et on traverse à ses côtés ces quelques semaines qui décideront de toute la suite de sa vie.. Incroyablement puissant et incroyablement touchant, surtout pour la p'tite mère que je suis.

Bref, je n'ai absolument pas été déçue par ce petit roman jeunesse. Je vous conseille de profiter de sa sortie en poche dans la collection Pôle fiction pour vous le procurer, il aborde de nombreux sujets difficiles et qu'on croise rarement en littérature. 


Des bisous!

mardi 22 mars 2016

Nous les menteurs de E. Lockhart.

 Salut les poussins,

Aujourd'hui:

Nous les menteurs de E. Lockhart.

 Une famille belle et distinguée. Une île privée.
Une fille brillante, blessée ; un garçon passionné, engagé.
Un groupe de quatre adolescents - les Menteurs - dont l'amitié sera destructrice.
Une révolution. Un accident. Un secret.
Mensonges sur mensonges.
Le grand amour. La vérité.
Cadence est une Sinclair. Les Sinclair sont beaux, riches, bien éduqués.. parfaits en toute circonstance. Sauf que deux ans après un mystérieux accident qui l'a rendue partiellement amnésique, Cadence est à présent loin d'être parfaite. Elle a des migraines affreuses et elle ne se souvient absolument pas de l'été où tout est arrivé, l'un de ces nombreux étés passés sur l'île familiale aux côtés de ses cousins et de Gat, son grand amour..


Je ne savais absolument pas de quoi parlait ce livre. J'avais lu énormément de commentaires quand il est sorti, des commentaires extrêmement positifs, du coup quand je l'ai vu à la bibliothèque lors d'une sortie pour les nains, je l'ai pris sans vraiment réfléchir.. et franchement j'ai bien fait car j'ai eu un joli petit coup de coeur pour ce roman très mystérieux.

Cady, notre héroïne, n'est pas un personnage spécialement attachant. Sa famille est incroyablement destructrice et elle vit avec leurs préceptes dont le principal est sans conteste d'être parfait en tout circonstance, ne jamais flancher, ne jamais montrer de signe de faiblesse.. Très vite on se rend compte que derrière cette apparence tout est bancal et que tous les membres de la famille sont incroyablement malheureux et extrêmement seuls. J'ai eu pitié de Cadence et je me suis tout de même attachée à elle au fur et à mesure, sa souffrance et sa volonté de se souvenir l'a rendue touchante, j'ai vraiment eu pitié.. Et j'étais surtout morte de curiosité, je l'avoue. Dès le début, l'auteur nous appâtes avec un accident mystérieux, des personnages qui se conduisent bizarrement, on se rend compte qu'il y a un énorme secret sans jamais deviner vraiment quoi et ce jusqu'à la fin. Franchement je n'avais aucun soupçon et une fois la vérité dévoilée.. quelle claque! J'ai rarement été autant surprise dans un livre, en toute franchise. Je ne m'attendais pas un seul instant à ça et je salue cette idée de génie qui a eu le mérite de me faire ouvrir la bouche comme une idiote et de me faire buguer pendant quelques minutes, ayant du mal à croire que c'était réellement ça.

Bref, j'ai tout aimé. Dès le premier mot, j'ai complètement accroché à l'histoire des Sinclair et cette fin incroyable est la cerise sur le gâteau, le petit plus qui fait que ce roman est vraiment un coup de coeur pour moi.

Des bisous!