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mardi 11 février 2014

L'Enigme des Blancs-Manteaux de Jean-François Parot.

Salut les lapins,

Aujourd'hui:

L'Enigme des Blancs-Manteaux de Jean-François Parot.

1761. Nicolas Le Floch quitte sa Bretagne natale pour se mettre au service de M. de Sartine, chef des affaires secrètes de Louis XV. Nicolas prend vite du galon. Le voilà plongé dans une ténébreuse affaire.
Meurtres, vols, corruption : secondé par l'inspecteur Bourdeau, il dénouera peu à peu les fils de cette enquête, qui touche de près le roi et la Pompadour...

Aaaaah, Nicolas Le Floch.. J'attendais avec impatience de trouver enfin le temps de faire sa rencontre et maintenant que c'est chose faite.. Je suis amoureuse. (Comme la plupart de mes copines blogueuses, si si.) 

Il est vrai que Nicolas est tout à fait intéressant. Bébé, celui-ci fut retrouvé dans un cimetière. Élevé par un chanoine en Bretagne, il est éduqué avec soin grâce en partie à son parrain, le marquis de Ranreuil. Cet homme qu'il admire lui offre l'occasion de vivre une expérience exceptionnelle: il l'envoie en effet à Paris avec une lettre de recommandation à l'attention de M. de Sartine, lieutenant général de police. Il s'occupe tout d'abord d'affaires banales quand on le met tout à coup sur la disparition de son logeur, le commissaire Lardin. Une affaire des plus compliquées qui lui permettra de faire ses preuves..

J'ai tout adoré dans ce roman que je trouve absolument génial. Les personnages sont hauts en couleur et le duo que forment Nicolas avec le commissaire Bourdeau qui l'aide à résoudre la fameuse énigme marche formidablement bien. Nicolas est très jeune et encore très impulsif, très naïf. Il a parfois des réactions qui lui portent préjudice et oublie des détails importants, peu rompu qu'il est au métier de policier. L'expérience de Bourdeau lui est indispensable et j'ai trouvé très bien fait l'amitié qui éclot entre eux deux. Tout d'abord on sent un respect poli puis, petit à petit, ils se dévoilent. Bourdeau est nécessaire pour son expérience et sa façon de penser toujours à tout alors que Nicolas a le don de démêler les situations qui paraissent inextricable. J'aime aussi le soin apporté aux personnages secondaires qui apportent beaucoup au récit, que ce soit en supportant Nicolas ou en semant la zizanie, nous poussant à essayer de démêler le vrai du faux. Petit coup de coeur pour le bourreau Sanson, va savoir pourquoi.

Le contexte est des plus agréable et tellement crédible! On sent l'ombre de Louis XVI et de la Pompadour tout en haut de la pyramide du pouvoir. On s'en approche parfois grave à M. de Sartine, ce chef de la police à la personnalité explosive. On traîne aussi dans les rues sales et sordides de ce Paris du dix-huitième, on passe des beaux quartiers aux ruelles où il est plus que dangereux de s'aventurer. Tout est dépeint avec une réalité où rien ne nous est caché. 

Une réussite donc, je ne peux que conseiller cette saga aux amateurs de romans policiers historiques. Je n'ai qu'une hâte.. Lire la suite!

Des bisous!

jeudi 26 septembre 2013

Mille soleils splendides de Khaled Hosseini.

Salut les poussins,

Aujourd'hui, présentation d'un roman bouleversant:

Mille soleils splendides de Khaled Hosseini.


Mariam est une harami, une bâtarde. Elle doit ce statut à son père, riche propriétaire de commerces qui a batifoler avec la gouvernante de ses enfants. Pour éviter le déshonneur, ses trois femmes le poussent à rejeter la mère et sa fille pour qui il fait construire une kolba, une minuscule maison au milieu d'une clairière. C'est dans cet endroit perdu et dans une solitude intense que grandira Mariam.

A 15 ans, son père la trahira une nouvelle fois en la mariant à Rachid, un cordonnier de Kaboul de 30 ans son aînée. Un homme abjecte et violent qui la traitera comme une moins que rien, encore plus quand ils se rendront compte que Mariam est incapable de porter un enfant. Alors la jeune femme se renferme sur elle-même. Elle regarde la vie passer et essaye de se rendre invisible.

Mais les sentiments sont encore là. C'est la colère qui va venir tout chambouler, la colère envers Laila, une toute jeune fille de 14 ans avec qui Rachid se marie.

Contre toute attente c'est l'amour qui viendra ensuite. L'amour envers cette fille qu'elle n'a jamais eue qui la poussera à accepter de s'enfuir avec elle.

Arriveront-elles à changer de vie et à être enfin heureuses? 

Je continue avec les Baby Challenge pour la catégorie Drame cette fois-ci. J'avais peur de lire ce livre ne sachant pas très bien à quoi m'attendre et finalement j'en ressors bouleversée, les larmes aux yeux.

Je ne me rendais pas compte. Je ne savais pas, je n'imaginais pas à quoi ressemblait la situation là-bas, dans cet Afghanistan qui semble à l'autre bout du monde. J'y ai découvert Kaboul des années 70 aux années 2000. J'y ai découvert la peur, la tristesse, la perte. Mais aussi la régression. La perte du peu de liberté que les femmes avaient. Le droit de se promener la tête nue, d'étudier, de travailler. Le droit de vivre, tout simplement.

Je me suis attachée à ces deux femmes, Mariam et Laila. J'ai tout vécu à leur côté, joie et tristesse. Beaucoup de tristesse. Beaucoup de moments déchirants, de moments tragiques. Des évènements historiques, comme la destruction des bouddhas de Bamiyan, m'ont révoltée et mise en colère. En colère pour toutes ces pertes et pour toutes ces injustices.

C'est un roman très personnel et en même temps très instructif. Nous suivons ces deux femmes, de leur naissance jusqu'à leurs vies d'adultes tout en voyant l'évolution de leur pays. On voit leurs positions changer ainsi que leurs vies quotidiennes. Il est aussi très intéressant de voir la différence entre les deux femmes, une différence s'expliquant par leur éducation ou plutôt par leurs familles. Laila est une jeune femme beaucoup plus modernes qui a grandit entourée de parents assez occidentalisés. Un père professeur aux idées très avancées. Mariam, elle, a grandit sans réelle éducation, sa mère ne la formant qu'à se marier et à souffrir car après, tout, n'est-ce pas le rôle de toute femme? De supporter?

J'ai beaucoup appris et j'ai voyagé. Je ne pensais pas que ce roman me toucherait autant, je ne pensais pas autant apprécié cet interlude afghan qui m'a fait voir un ailleurs au passé difficile et au futur toujours très incertain.

Pour conclure:

Nul ne pourrait compter les lunes qui luisent sur ses toits

Ni les mille soleils splendides qui se cachent derrière ses murs.. 

Des bisous!

jeudi 1 août 2013

Un intérêt particulier pour les morts d'Ann Granger.

Salut les poulets,

Aujourd'hui, petit coup de coeur pour:

Un intérêt particulier pour les morts d'Ann Granger.


Bon, j'avoue, je suis hyper sensible à la pub. Babelio nous a bombardé de bannières à l'effigie de ce roman.. et j'ai craqué. Je me suis rendue quelques jours après seulement chez mon libraire qui ne l'avait pas. Je l'ai même fait commandé, c'est dire à quel point j'en avais envie. Et franchement.. Je ne le regrette pas une seule seconde!

Lizzie est une jeune femme de 29 ans. Son père est mort il y a peu et lui a laissé de nombreuses dettes. Elle doit vendre sa maison et se retrouve sans argent et sans maison. Après avoir cherché une situation via de vieilles connaissances de son père, c'est la veuve de son parrain qui finira par lui proposer le poste de dame de compagnie. Lizzie se dirige donc vers Londres pour y commencer une nouvelle vie. Seulement, peu après être arrivée, sa nouvelle maisonnée apprendra la découverte du corps de l'ancienne dame de compagnie morte assassinée.

Lizzie ne pourra s'empêcher de se mêler de cette affaire. Futée, elle n'a pas sa langue dans sa poche, n'hésite pas à remettre les gens à leur place et est pleine d'esprit. Elle aidera l'inspecteur Ross dans son enquête, inspecteur qu'elle a connu enfant dans son village..

Autant te dire que Lizzie m'a complètement charmée. Tout ce récit ressemble énormément à du Ann Perry, plus précisément à sa saga sur les Pitt. Londres, époque victorienne, jeune fille un peu rebelle, pauvre policier sans le sous.. Mais étrangement je me suis bien plus attachée à ses personnages-ci, chose que j'ai du mal avec Mrs Perry.

Le récit est à deux voix ce qui permet de connaître plus profondément les deux jeunes gens et surtout de voir l'histoire de différentes manières. Tout est très bien écrit et je n'ai pas souffert une seule fois de lourdeur ou d'ennui.

Je ne suis peut-être pas douée mais je n'avais pas découvert l'assassin avant le dénouement, pas une seule seconde. Par contre c'est clair qu'il y a certains clichés, comme je le disais plus haut. Les personnages sont classiques et leurs destins aussi; cela ne m'a néanmoins nullement gênée.

J'ai adoré l'histoire mais aussi le contexte. J'adore ce Londres tout sale et plein de brouillard, ces quartiers pauvres et repoussants qui côtoient de jolis squares bien entretenus. Forcément, avec tout ça, c'était un peu gagné d'avance mais..

J'adore, voilà tout. J'ai vraiment hâte de lire la suite des aventures de Lizzie et Ben, hâte de me replonger dans cette ambiance. A conseiller, vraiment, pour ceux qui aiment cette époque ou les romans policiers historiques tout simplement!

Des bisous!


dimanche 13 janvier 2013

Steven Saylor - Du sang sur Rome. Gros gros coup de coeur.

Salut les loupiots!

Ce soir je reviens par ici pour vous parler d'une nouvelle saga littéraire que j'ai commencé il y a quelques jours et dont j'ai lu le premier tome. Cette saga c'est:

"Les mystères de Rome" de Steven Saylor dont le premier tome est: "Du sang sur Rome".


Bon, tu l'auras deviné ces livres se passent dans la Rome antique. En fait, ce sont des enquêtes policières dont le personnage principal est Gordien, espèce de détective privé de l'époque.

Bon, je te met peut-être le résumé?
" M. Gordien est enquêteur privé. Comme il est digne des grands archétypes du genre, il boit plus que de raison, ne sait pas résister au sexe faible et se fait souvent rosser, car il a une fâcheuse tendance à fouiller là où il ne faut pas... Aussi ira-t-il jusqu'au bout dans la sombre affaire de parricide qu'un jeune avocat lui demande de résoudre pour innocenter son client. Avec des pouvoirs de déduction à faire pâlir d'envie le futur Sherlock Holmes. Tout cela ferait peut-être un roman policier banal si Gordien ne vivait à Rome, en l'an 80 avant J.-C., sous la dictature de Sylla. Et si l'avocat ne s'appelait Cicéron... Personne ne connaît mieux les dessous de la ville impériale que notre héros, des riches villas du Palatin aux quartiers mal famés de Subure, où l'on peut recruter des hommes de main pour une poignée de sesterces. Il lui faudra toute sa débrouillardise et son courage pour résoudre l'énigme. Avec un incroyable dénouement... "
Je me suis lancée avec appréhension vu le peu d'avis que j'ai pu trouvé à son propos mais le résumé était tellement tentant que je me suis lancée et absolument sans regrets! J'espère ainsi faire découvrir ces livres qui le méritent vraiment.

Tout d'abord, quel plaisir de se balader dans Rome ainsi! J'ai pas mal visité des sites au cours de mes pérégrinations pour bien tout visualiser. (Les Rostres par exemple, je ne sais pas vous mais moi, je n'avais aucune idée de ce que c'était.) Tout est tellement bien décrit, avec beaucoup de tendresse, des petits détails qui font que l'on s'y croit. Mais attention ici, rien de lourd. C'est léger et sans fioritures, juste ce qu'il faut. Paraît-il également que les créateurs de la série Rome se sont inspirés des costumes décrits. (Et effectivement, ça m'a donné une folle envie de re-visualiser la série tout ça.)

Les personnages sont également très attachants. Gordien est un enquêteur hors pair, un peu mentaliste avant l'heure. Il n'a pas peur de se salir les mains et d'aller traîner dans les lupanars pour les besoins de ses enquêtes. Son esclave, qui est aussi un peu sa femme, est assez drôle avec son caractère de feu qui ne se laisse pas faire. Sa spécialité? Lancer des assiettes pas terre pour montrer son mécontentement. Nous avons également le plaisir de rencontrer Cicéron qui fait ses débuts en tant qu'avocat. L'histoire que nous suivons ou plutôt l'affaire est tirée d'un de ses écrits, une affaire qu'il aurait menée à l'âge de 26 ans. Et pour finir il y a Tiron, son esclave, jeune homme charmant, cultivé, à l'image de son maître qu'il défend bec et ongles et n'hésite pas à réciter nombres de ses leçons. Il y en a également quelques autres mais je ne vais pas tout vous dévoiler. (Et dans les prochains tomes nous aurons l'honneur de côtoyer César et Cléopâtre, j'ai hâte.)

Si vous aimez un tant soit peu Rome, je pense que ces romans sont faits pour vous. Encore mieux si vous aimez les intrigues policières. J'ai été totalement séduite, à un tel point que je suis presque en train de commencer le deuxième tome. J'ai hâte!

Des bisous!

mercredi 12 décembre 2012

Du sang sur la soie - Anne Perry. Ou comment se retrouver amoureuse d'un livre.

Haaaa, aujourd'hui mon gros coup de cœur de l'année. Enfin non, c'est plus que ça! Un des meilleurs livres que j'aie jamais lu. Vraiment. Une fresque historique riche, prenante et haletante. Je n'exagère rien.

Ce livre c'est "Du sang sur la soie" d'Anne Perry.


J'avais déjà lu, tu t'en rappelles peut-être, les deux premiers tomes d'une série de livres policiers à l'époque victorienne de cette auteure. L'étrangleur de Cater Street, entre autre. J'avais déjà adoré l'histoire et le style mais là c'est encore quelques crans au-dessus. Je ne l'aurais sans doute pas sorti avant bien longtemps si une demoiselle n'en avait pas parlé avec motivation. Après de nombreux avis négatifs, voir un avis si positif m'a intrigué. Et heureusement!

Quessequecaraconte?
Au cœur de la Byzance du XIIIe siècle, les destins se construisent entre complots, pouvoir et trahisons. Décimée par le sac de 1204, pillée, incendiée, Constantinople, la perle de l'Empire orthodoxe, tente de renaître de ses cendres. C'est dans cette ville exsangue et crépusculaire que la jeune Anna Zaridès, travestie en eunuque, tente de s'établir comme médecin. Son but : obtenir des informations pour prouver l'innocence de son frère accusé de meurtre. Elle croisera sur sa route la dangereuse et magnifique Zoé Chrysaphès, prête à tout pour redonner à la Cité impériale sa splendeur perdue. Mais derrière les doux reflets de la soie, passions et ambitions se mêlent dans le sang...
Donc voilà. C'est, à mon sens, surtout l'époque qui est intéressante car presque jamais évoquée comme contexte. Ça change des époques habituelles utilisées et ça fait du bien. Quel dépaysement! Quel charme! Je suis totalement tombée amoureuse de Constantinople. De ses paysages, de ses couleurs, de ses odeurs.. L'auteure en parle avec tellement d'amour, d'admiration. Sans rien comprendre je me suis retrouvée à rêver d'aller à Istanbul pour en voir les merveilles qui restent. Sainte-Sophie par exemple. Voir le Bosphore. Alors que c'est une région qui ne m'avait jamais attirée. Bref, tu l'auras compris, niveau dépaysement c'est gagné.

L'intrigue politique et policière est également très très présente. Surtout la politique en fait. On passe de nombreuse pages à lire machinations excentriques, complots, haine, meurtres et autres joyeusetés. Tout ça pour une question de pouvoir. Mais ça n'est pas dérangeant, bien au contraire.

Il y a également tout le contexte autour. Constantinople constamment menacée alors que ses habitants reviennent a peine d'un exil après un pillage affreux et humiliant. On a peur pour ce peuple brillant, on se prend à espérer la perte d'une armée ou d'une flotte. Pour ne pas encore perdre plus de merveilles. Pour ne pas voir cette ville magnifique dépouillée et incendiée à nouveau.

Quant aux personnages.. une flopée. Il est parfois difficile de se rappeler qui est qui au début. Passés quelques chapitres la lecture devient plus facile. Soyons honnêtes, la plupart sont détestables. La plupart ne reculent devant rien pour leur intérêts personnels ou ceux de Constantinople. Et puis, à côté.. Il y a Anna. Prête à tout pour innocenter son frère, même à se priver de sa féminité. Il y a Giuliano, moitié vénitien-moitié byzantin. Tiraillés entre ses deux patries.

Et on rêve, on est transporté. On aime, on adore, on déteste.

Je suis triste d'avoir refermé ce roman.Comme un léger vide dans mon cerveau..