mardi 5 mars 2019

Anarchie de Megan DeVos.

Salut les poussins,

Aujourd'hui:

Anarchie de Megan DeVos.

Dans un monde divisé en clans, sans gouvernements ni lois, Hayden, vingt et un ans, est le chef respecté des Blackwing  : fort, loyal, juste, il assure la protection de sa communauté. Quant à Grace, elle est la fille du chef des Greystone, un clan adversaire. Difficile pourtant de ne pas succomber à ses doux yeux verts et son agilité… Lorsque Grace est blessée au cours d’une mission, Hayden choisit de la sauver.
Elle représente l’ennemi, elle est sa prisonnière et en sait bien trop sur Blackwing… Comment lui faire confiance, à elle qui a été entraînée pour le tuer  ?
Le monde tel que vous le connaissez n’existe plus. Tout a explosé, c’est la guerre pour survivre. Les gens vivent en clan dans des villages créés avec du matériel de récupération. Un confort rudimentaire et un combat constant pour chaque geste quotidien.

C’est dans deux de ces clans que vivent nos héros. Hayden, chef des Blackwing malgré son jeune âge. Il est le seul à se souvenir quelque peu de l’avant et en souffre beaucoup. Tous les membres de son clan comptent sur lui pour les guider.

Grace est la fille du chef d’un clan ennemi, les Greystone. Elle est courageuse et n’a pas froid aux yeux quand il s’agit de se battre: après tout, elle a grandi dans un monde en ruines.


Etrangement j'ai un peu plus de mal à chroniquer quand il s'agir d'un roman pour lequel j'ai eu un gros coup de coeur, mais genre vraiment. Ce qui est le cas avec Anarchie qui pourtant pourrait avoir l'air une dystopie/romance somme toute banale mais pas du tout.

Nos héros sont vraiment attachants pour commencer et ça fait beaucoup. Peu ou pas du tout clichés ce qui me semble difficile à l'heure actuelle. Ils sont peut-être un peu parfaits mais vu leur manière de vivre et leur situation cela s'explique facilement. Ils sont beaux, forts, courageux. A côté d'eux, nous découvrons la communauté des Blackwing qui nous amènent plusieurs personnages secondaires qui apportent énormément au récit. Des meilleurs amis méfiants mais qui apportent un côté plus léger au récit, ainsi que tous ceux que l'on croise au fur et à mesure. On s'attache rapidement à tout le monde car l'autrice nous plonge complètement dans leur vie quotidienne, on vit avec eux et on ressent tout avec eux.

L'univers imaginé par Megan DeVos sort aussi du lot. D'habitude les dystopies nous montrent plutôt des castes, une nouvelle façon de vivre pour la société, ici il n'y a plus de société, c'est chacun pour soi. C'est la guerre pour survivre, littéralement. Il y a des raids, des vols, des tentatives de meurtres.. Ce n'est pas un monde qui a évolué, nous sommes plutôt en pleine régression et ça change. J'ai vraiment aimé cette originalité.

Vous vous en doutez bien vu les résumés, une bonne partie de l'histoire tourne autour d'une romance mais elle ne prend vraiment pas le pas sur le reste, elle est plutôt un autre moyen de nous faire découvrir d'autres côtés de la vie quotidienne. Hayden est un jeune homme un peu bourru et totalement dévoué à son clan qui compte sur lui pour tout. Il s'est mis en arrière toute sa vie pour faire passer tous les autres avant lui.. Jusqu'à ce que Grace débarque par hasard sur son chemin. Un mal pour un bien? Hayden est modeste et n'est absolument pas conscient de qui il est réellement. Grace va le pousser dans ses retranchements et lui faire ouvrir les yeux sur lui-même, ce qui n'est pas de tout repos. Entre eux l'attirance est rapide mais leur histoire ne va démarre pas au quart de tour, comme dans beaucoup de romances. L'autrice prend son temps pour placer tout ça, ne précipite pas les choses et c'est mignon, tout doux, très addictif du coup. On a envie de voir comment tout ça va finir.

Malheureusement, c'est une saga.. ce qui veut dire que nous n'en sommes qu'au premier tome ce qui veut dire qu'il va falloir attendre.. Vous ne le savez peut-être pas mais j'ai énormément de mal avec ça. Néamoins je suis prête à attendre ce qu'il faut pour replonger dans le deuxième tome d'Anarchie. Tellement hâte! Merci à Megan DeVos pour nous avoir offert ce récit original.

Merci aux Editions Jc Lattès,

Des bisous!

jeudi 21 février 2019

Jeu de massacres de James Patterson et Howard Roughan.

Salut les poussins,

Aujourd'hui:

Jeu de massacres de James Patterson et Howard Roughan.


UN MEURTRIER…
Le professeur Dylan Reinhart est l’auteur d’un ouvrage de référence sur les « comportements déviants ». Lorsque Elizabeth Needham, du NYPD, en reçoit un exemplaire accompagné d’une carte à jouer tachée de sang, tout porte à croire qu’un tueur s’intéresse à l’éminent docteur en psychologie…
DEUX ENQUÊTEURS…
Mais il apparaît vite que ce sang est celui d’un homme retrouvé poignardé à son domicile. Quant à la carte, un roi de trèfle, elle prend tout son sens lorsque Needham et Reinhart comprennent qu’elle désigne la deuxième victime d’un tueur que les journaux surnomment déjà le « Dealer ». Ces cartes ne sont donc pas une signature, mais les indices d’un jeu de piste dont Manhattan est le décor…
… ET 52 CARTES
Deux de cœur, neuf de carreau, valet de pique… Une à une, les cartes s’abattent. Et les victimes tombent. Une partie s’engage, qu’il faudra jouer jusqu’au bout. Jusqu’au moment où le Dealer perdra la main… à moins qu’il ait gardé un atout dans sa manche ?

Lorsque le professeur Dylan Reinhart reçoit la visite de l’inspectrice Elizabeth Needham il ne s’attend pas à voir sa vie autant bouleversée.. c’est pourtant ce qu’il se passe quand celle-ci lui révèle que Le Dealer - tueur en série du moment - a envoyé son livre avec sa photo déchiquetée ainsi qu'une petite menace de mort à un journaliste. Dylan se retrouve donc bien malgré lui à enquêter sur les mystérieux meurtres. Rien ne semble relier les victimes, seulement une carte du même jeu disposée sur chaque défunt. S’ensuit une parti du jeu du chat et de la souris palpitante.


J’ai un peu honte de le dire - en tant que blogueuse littéraire je lis un peu de tout - mais je n’avais encore jamais lu un roman de James Patterson qui est pourtant un des auteurs les plus prolifiques de ces vingt dernières années puisqu’il sort en moyenne une douzaine de livres par an. Comment fait-il? Il délègue. Il écrit la trame principale de son roman puis fait rédiger tout le reste par un autre auteur. Pas un nègre à proprement parler puisque le nom de ses coauteurs sont écrits sur les couvertures. Reste que ce fonctionnement ne m’excite pas des masses, ça me semble un peu « tricher ».. mais je ne partirais pas dans un débat, ce n’est absolument pas le but ici. J’ai voulu le découvrir tout de même et j’ai passé un très bon moment avec Jeu de massacres

L’histoire était prometteuse: un espèce de profiler, une enquêtrice plutôt brute de décoffrage et un serial-killer. Il n’en fallait pas plus pour me donner envie et j’ai plongé dedans à pieds joints. 

On est d’ailleurs jeté dans le récit dès les premiers mots. On sait tout de suite où on va et à qui on a affaire.. ou presque. Nos deux héros tout d’abord: Elizabeth est une jeune femme qui a une position plutôt importante dans la police pour son âge mais on se rend vite compte qu’elle le mérite. Elle est courageuse et son côté franc-parler est plutôt plaisant, ajoutant un petit côté léger à certaines scènes. Dylan est quant à lui surprenant. Les informations à son sujet sont distillées petit à petit et j’avoue m’être plutôt bien attachée à lui. J’avais hâte de voir ce qui allait lui arriver - enfin plutôt au duo qu’il forme avec Elizabeth - et j’ai tourné les pages assez rapidement.. peut-être même un peu trop.

Le Dealer est un méchant intéressant mais qui n’a pas réellement le temps de nous montrer tout son potentiel. Le roman est rapide, tout se déroule frénétiquement, sans temps mort et j’ai trouvé ça un peu trop, justement. Ça manquait d’approfondissement, certaines révélations sont balancées comme ça un peu à la va-vite, je trouve qu’on aurait pu y aller plus doucement et y aller crescendo. C’était des coups rapides et constants alors qu’une montée en douceur aurait été plus agréable et aurait généré moins de frustration à la fin qui est comme tout le reste. L’auteur tente bien de nous surprendre mais ça prend peu, un goût d’inachevé m’est resté en bouche, j’en aurais voulu plus, j’aurais voulu plus de profondeur et d’intensité. 

Une petite lecture mitigée donc. Je ne regrette pas cette rencontre avec James Patterson (et son équipe) mais c’est un roman à lire au bord de la plage, un truc sans prise de tête et qui ne demande pas beaucoup de réflexion. Je ne dirais par contre pas non à une nouvelle aventure avec nos deux héros! 

Merci aux Editions L'Archipel,

Des bisous!

dimanche 17 février 2019

Au secours! Un pirate sans pitié d’Orianne Lallemand et Laurent Audoin.

Salut les poussins,

Aujourd’hui,

Au secours! Un pirate sans pitié d'Orianne Lallemand et Laurent Audoin.

 

Je sais que je dis ça assez souvent avec les Éditions Nathan mais voici encore un des petits derniers d’une de nos série favorite, les Au secours! Après le dragon, le fantôme, le monstre, l’ogre, le loup et la sorcière, c’est au tour d’un vilain pirate sans pitié de venir terrifier nos petites têtes.. même si tout est relatif puisqu’ils finissent la plupart du temps morts de rire. 

L’histoire commence toujours de la même façon: un enfant s’adresse directement au lecteur et leur demande de l’aide pour se sauver des griffes d’un vilain méchant pas beau. Au lecteur de choisir si oui ou non, il est prêt à se lancer dans l’aventure. Cette fois nous suivons Gaël, un petit garçon qui a embarqué en cachette sur le bateau de Barbe-Noire qui part à la recherche d’un trésor.. et il compte bien être plus malin et le chiper! 

On retrouve les illustrations d’Oriane Lallemand, bien connue des livres jeunesse de Nathan. Chaque page est remplie de petits volets ou de fenêtres à ouvrir et dans celui-ci, il y a même une vraie carte au trésor à prendre dans une enveloppe! A la fin, toujours le fameux pop-up qui nous pousse à s’enfuir.. 

Encore une jolie réussite, un super moment à passer le soir avant de dormir. On ne s’en lasse jamais! 



Merci aux Éditions Nathan

Des bisous!

mardi 12 février 2019

La dernière expérience d'Annelie Wendeberg.

Salut les poussins,

Aujourd'hui:

La dernière expérience d'Annelie Wendeberg.


Après une première enquête menée avec Sherlock Holmes (voir Le Diable de la Tamise), Anna Kronberg s'est retirée dans son cottage du Sussex. La jeune femme médecin pensait qu'elle et son célèbre coéquipier étaient parvenus à annihiler une organisation secrète qui expérimentait des bactéries pour en faire des armes de guerre. Mais le professeur Moriarty, véritable dirigeant de l'organisation, a survécu. Et il a décidé d'utiliser Anna pour entamer des recherches sur la peste...
Pour arriver à ses fins, Moriarty kidnappe Anna ainsi que son père. Si la jeune femme veut revoir ce dernier en vie, elle devra obéir. Vivant désormais sous haute surveillance entre la demeure luxueuse de son geôlier à Londres et un entrepôt où elle réalise ses expériences, Anna tente de trouver un moyen pour prendre contact avec Holmes. Alors qu'elle fomente le meurtre de Moriarty, une relation ambiguë s'instaure avec cet homme violent, manipulateur et effrayant.
J’avais déjà adoré Anna Kronberg  dans le premier volet de ses aventures que j'ai chroniqué ici. Anna Kronberg est donc une femme qui s’est longtemps fait passé pour un homme afin de pouvoir exercer son métier de docteur. Après avoir vécu une enquête mouvementée aux côtés de Sherlock Holmes, celle-ci était partie se cacher dans un vieux cottage familial.. c’était sans compter sur Moriarty qui n’a pas oublié son rôle dans les problèmes causés à sa précédente entreprise. Il est déterminé à utiliser cette fois son talent pour son propre intérêt personnel..

Très intéressant ce deuxième tome, peut-être un poil moins addictif à mes yeux que le premier tout simplement parce que mon personnage fétiche - Sherlock Holmes - y est moins présent. L’histoire se concentre plus sur Anna et sur Moriarty qui cohabitent ensemble afin de mener un projet de grande envergure, même si Anna en fait partie contre sa volonté. 

Anna va apprendre à découvrir Moriarty et forcément, nous lecteurs également. C’est bien le grand point fort du roman, mettre en lumière un personnage qu’on connaît tous et nous le présenter de manière plus personnelle, plus intime. Certains auront du mal à comprendre Anna qui vit une situation compliquée et c’est un euphémisme. Néanmoins, l’évolution de leur relation vaut réellement la peine de se pencher sur cette histoire. Les puristes n’apprécieront peut-être pas ce genre de procédé mais moi j’avoue que quand j’aime un univers, plus j’en découvre et plus j’aime ça, même quand il s’agit de détournements puisque non écrit par l’auteur originel. 

Outre ce roman personnel, tout est tout de même très addictif. On se demande où va mener ce fameux projet mené par Moriarty et plus on en apprend, plus on veut en savoir. Comme je le disais, c’est dans l’univers de Sherlock Holmes qui est aussi sur un plan plus général une période historique que j’apprécie tout particulièrement sans parler du lieu et de l’ambiance, sombres et mystérieux à souhait. 

Une jolie suite donc! Je pense qu’on peut dire à présent que cette saga est une réussite et j’ai vraiment hâte de lire ce qui arrivera à notre héroïne dans ses prochaines péripéties..
Merci aux Editions Presses de la cité,
Des bisous!