vendredi 4 mai 2018

Etoiles dans le ciel du Sud d'Elizabeth Haran.

Salut les poulets,

Aujourd'hui:

Etoiles dans le ciel du Sud d'Elizabeth Haran.

Londres, 1954. Estella mène une vie des plus confortables… jusqu’à ce qu’elle découvre que son mari, en plus d’avoir fermé son cabinet d’avocat et dilapidé leur fortune, la trompe.
Le cœur brisé, Estella décide de refaire sa vie en Australie, où un poste de vétérinaire l’attend. Mais la jeune femme n’est pas seule à effectuer la traversée : elle est enceinte.
Arrivée à Kangaroo Crossing, Estella déchante. Peuplé d’une poignée d’habitants, le hameau est infesté de mouches et la chaleur y est suffocante. Et tous observent la nouvelle venue d’un œil suspicieux.
Parviendra-t-elle à gagner le respect et la confiance des habitants du village, plutôt rustres ? Un pari d’autant plus difficile à relever qu’elle leur a caché plusieurs pans de son passé. Et que ce dernier pourrait bien la rattraper…
Dans un décor aussi magnifique que âpre, tous les éléments qui ont fait le succès des sagas de Tamara McKinley et de Sarah Lark se trouvent ici réunis.
Estella pensait mener une vie parfaite auprès de son époux. Alors qu'elle s'apprête à lui annoncer sa grossesse - non réellement prévue mais qui la comble de joie - elle le découvre dans les bras de sa cousine Davina. Après une confrontation, elle apprend que le jeune homme est ruiné et espère bien se la couler douce grâce à sa riche cousine.

Estella prend alors son destin en main et décide de protéger son futur enfant à naître de ce monstre égoïste: elle part s'installer en Australie à Kangaroo Crossing, une petite ville perdue au milieu de nulle part, une petite ville d'où vient son père qu'elle n'a jamais connu, Ross. Elle reprend son cabinet  vétérinaire mais devra apprendre à se faire respecter mais aussi à s'habituer à cet environnement quelque peu hostile..


J'avais lu le dernier Elizabeth Haran Le Pays du soleil rouge et je dois avouer ne pas l'avoir apprécier. L'héroïne n'était pas particulièrement attachante et l'histoire un peu exagérée.. J'avais donc très peur de retrouver ces petits défauts dans Etoiles dans le ciel du Sud mais pas du tout! J'ai tout de suite su en l'ouvrant qu'il me plairait et il m'a donné exactement ce que je souhaitais: un voyage inoubliable dans une Australie sauvage.

Nous sommes tout de suite plongés dans l'histoire d'Estella, le roman commence avec l'annonce de sa grossesse. Nous verrons tout ce qui s'en suit et c'était passionnant. Le voyage ne prend aucune place, c'est réellement son installation là-bas qui est au coeur de tout. Au début, évidemment, personne n'est enthousiaste à l'idée qu'une femme - de la ville en plus - leur dise comment s'occuper de leur animaux et il va falloir beaucoup de courage à la nouvelle arrivée pour qu'il commence à la voir comme un vrai vétérinaire. Elle mettra du temps à s'adapter à tout - notamment à son logement - mais elle n'a rien d'une petite citadine écervelée, elle est juste perdue et loin de chez elle dans un environnement totalement étranger. C'est pourquoi je me suis bien attaché à elle.

A part ça, vous vous doutez bien qu'il y a une petite histoire d'amour. Un classique, rien d'extraordinaire mais très efficace. Ca ne s'étale pas au péril du contexte de base, c'est bien fait, bien jaugé, ça apporte aussi une petite touche de mignonitude dans ce monde si cruel.

 Un très bon roman! Un joli voyage au coeur du bush, une plongée solitaire mais pas que..

Merci aux Editions L'Archipel,
Des bisous!

lundi 16 avril 2018

La voie des Oracles d'Estelle Faye.

Salut les poussins,

Aujourd’hui:

La voie des Oracles d'Estella Faye.

 La Gaule, au début du cinquième siècle après Jésus-Christ.
Cerné par les barbares, minés par les intrigues internes et les jeux malsains du pouvoir, l'Empire romain, devenu chrétien depuis peu, décline lentement.
Dans une villa d'Aquitania, perdue au milieu des forêts, vit Thya, seize ans, fille du général romain Gnaeus Sertor. À cinq ans, elle a manifesté pour la première fois des dons de devin. Mais dans l'Empire chrétien, il ne fait plus bon être oracle, et à cause de ce secret qu'elle doit garder, Thya est devenue une adolescente solitaire, à l'avenir incertain.
Lors d'une des visites en Aquitania, Gnaeus tombe sous les coups d’assassins à la solde de son fils Aedon qui souhaite s'emparer de son siège au sénat. Il est ramené à la villa entre la vie et la mort et Thya cherche dans ses visions un moyen de le sauver. Son don lui permet d’apercevoir la forteresse de Brog, dans les montagnes du nord, là où, autrefois, Gnaeus a obtenu sa plus grande victoire contre les Vandales. Elle comprend alors qu'elle doit s’y rendre et s’enfuit dans la nuit.

Sa route sera pavée de rencontres, Enoch, un jeune et séduisant barbare, ou encore un faune, un être surnaturel issu du monde païen, et Thya va évoluer et découvrir un monde en mutation qui n'est pas exactement celui que lui décrivait son père…
Thya est une Oracle. Elle le sait depuis qu’elle a cinq ans, depuis qu’elle a prédit la mort de sa mère. Pour la protéger d’un monde chrétien totalement fermé aux anciens cultes, son père l’a cachée en Gaule, loin de Rome et de ses intrigues. Éduquée par les meilleurs précepteurs, grâce à son intelligence et à sa curiosité sans fin, Thya devient une adolescente incroyablement cultivée, digne de la Rome à l’ancienne, digne de son père, un général qui est devenu célèbre pour quelques hauts faits d’armes grâce auxquels Thya lui voue une admiration sans limites. 

Après des années de vie paisible à la campagne, toute sa vie est bouleversée à cause de son frère Aedon, un jeune fat pétri d’ambition et prêt à tout pour accéder aux plus hautes positions.. quitte à tuer son propre père pour avoir le champ libre. Il n’y arrive pas vraiment, juste assez pour plonger le général dans un état comateux et silencieux. Malheureusement pour Aedon, Thya a eu une vision qui, elle est persuadée, lui permettra de sauver son père. Cette vision l’emmènera loin de chez elle, un long voyage parsemé d’embûches et de rencontres, bonnes ou mauvaises.. Des années et des années de choix difficiles, de dieux moqueurs ou bienveillants, de créatures étranges et parfois oubliées.. 


J’avais déjà lu de nombreuses chroniques au sujet de cette saga (du moins, sur son premier tome) et, si l’histoire me semblait sympathique, je ne me suis pas penchée dessus plus que ça. Pourtant, au détour des rayons de ma bibliothèque, je suis tombée non pas sur un roman mais sur les trois tomes de la saga. C’était un signe, non? Hop, dans mon sac.. et c’était parti pour des jours et des jours passés aux côtés de Thya et des multiples personnages de ces romans.

J’ai accroché tout de suite et ce malgré la difficulté du début à comprendre dans quel monde je me situais. On nous parle d’oracles, de dieux disparus, de certains encore présents, de créatures plutôt rares mais aussi de Rome en plein déclin. Au milieu de tout ça: Thya. Thya qui a grandit seule dans son coin, qui a emmagasiné le plus d’informations possibles sur le monde de manière générale mais aussi sur son don, un don qu’elle a apprit à manier en étudiant de vieux manuscrits. C’est grâce ou à cause de lui qu’elle va partir sur les routes.. et sa vie en sera bouleversée à tout jamais.

Je vais parler ici de la saga de manière générale donc je vais éviter d’entrer dans les détails pour ne pas spoiler. En ce qui concerne les personnages, nous en avons une flopée, tous très importants pour l’histoire. Certains sont récurrents, nous avons même des chapitres qui sont consacrés à leur point de vue. Tout est centré sur Thya ou plutôt sur son avancement mais pleins de gens sont concernés.. et pas que de simples personnes à vrai dire. Beaucoup sont des dieux ou des créatures mythiques de mythologies différentes et c’est réellement le gros point fort du roman, ce qui m’a poussée à lire le roman mais ensuite qui m’a poussée à dévorer toute la saga. Quel plaisir de côtoyer des dieux connus de tous mais aussi d’en découvrir d’autres, moins célèbres mais tout aussi intéressants. Quel plaisir de vivre avec eux, de les voir bouger, interagir avec d’autres, se battre pour leur monde.. ça m’a fascinée, quelle magnifique démarche de l’auteure, quelle idée incroyable que de créer un univers historique, magique et mythologique! C’est juste formidablement génial.

Enfin, sans de chouettes « humains » (et encore) ça n’aurait peut-être pas été aussi complet. Thya bien sûr comme j’en ai déjà parlé plus haut. Elle est touchante, forte, fragile, déterminée, intelligente, courageuse.. et je pourrais encore continuer longtemps. La voir évoluer tout au long des différents tomes fut un plaisir sans nom même si certains événements m’ont énormément chagrinée et étonnée, un étonnement plutôt négatif au début qui s’est finalement modifié pour devenir positif même si je regrette certains choix de l'auteure mais c'est un avis très personnel, prenant en compte certains retournements que j'apprécie ou non, pour le cas. Estelle Faye ose, elle n’a pas peur de secouer les choses malgré le risque de perdre ses lecteurs en prenant des tournants vraiment surprenants; pourtant, grâce à une ingéniosité impressionnante, elle nous pousse vers des chemins qu’on n’aurait cru ne pas aimer mais qui sont plutôt convaincants. Je parle de manière un peu énigmatique pour ceux qui n’ont pas lu la saga mais c’est difficile de parler plus clairement sans en dévoiler trop.

Comme autre personnage, je parlerai bien sûr d’Enoch, le second plus important je pense. Un héros pas comme les autres, un petit maquilleur de province que le destin met sur les pas de Thya. Enoch est à l’opposé de la jeune fille qui est plutôt sévère et réservée à cause de son éducation de parfaite petite fille romaine à l’ancienne. Enoch est un garçon léger, optimiste, plein de vie, exubérant.. de quoi mettre les nerfs à vif pour notre Thya. Leur relation est explosive et mignonne à la fois, ils se complètent plutôt bien et ça les aide souvent dans leurs péripéties incroyables. Ils sont les deux faces d'une pièce, j'ai eu un gros coup de coeur pour nos deux héros.

Un peu pour la saga entière même. J'ai râlé quelques fois devant la tendance un peu destructrice de l'auteure dans ses romans mais j'ai tenu bon et au final, j'en ressors très satisfaite. La voie des Oracles est une saga incroyable qui mérite d’être reconnue. Le travail de recherche a du être énorme, chapeau bas.

Des bisous!

vendredi 16 mars 2018

Le Club de l’ours polaire, tome 1: Stella et les mondes gelés d’Alex Bell.

Salut les poussins,

Aujourd’hui:

Le Club de l’ours polaire, tome 1: Stella et les mondes gelés d’Alex Bell et illustré par Tomislav Tomic.

 
Stella Flocus Pearl a toujours voulu accompagner son père sur les terres inconnues de ses voyages. Son rêve se réalise le jour de ses douze ans : partir en exploration avec le Club de l'Ours Polaire ! Aux côtés d'un chuchoteur de loups, d'un magicien snob et arrogant, et d'un demi-elfe timide et maladroit, Stella se lance à la conquête des étendues polaires. Mais une catastrophe vient bouleverser l'expédition et d'innombrables dangers se dressent bientôt sur leur chemin.
Un univers magique peuplé de fées et de yétis, d'engeleurs et de pirates des neiges...

Dans la lignée de « À la Croisée des Mondes », une aventure merveilleuse, une quête captivante, le premier tome d'une trilogie.


Stella Flocus Pearl n’est pas une jeune fille comme les autres. Tout d’abord, les fées lui ont donné deux prénoms: un honneur généralement réservé aux explorateurs. Ça tombe bien puisqu’elle rêve d’en devenir un! Elle a grandit près d’un spécimen du genre qu’elle admire, son père adoptif, Félix. Félix est féologiste, c’est-à-dire un spécialiste des fées. Il part sans cesse en expédition et depuis toute petite, Stella rêve de partir à son tour. Malheureusement, c’est un honneur réservé aux hommes. Heureusement, son père n’est pas homme à se laisser coincer par de vieilles règles puisqu’après tout, c’est bien connu, les règles sont faites pour être détournées. 

Elle part donc avec Le Club de l’ours polaire, le club d’explorateurs de Félix mais aussi avec Le Club du calamar géant. Elle voyagera avec son vieil ami Dragigus -  un demi-elfe fan de sucreries, avec Shay - un chuchoteur de loups, mais aussi avec Ethan - un magicien prétentieux et snob du club rival. Évidemment, cette première expédition ne va pas se passer exactement comme prévu..


J’ai eu un énorme coup de cœur pour le premier tome de cette saga. C’est une saga qui a des petits airs de A la croisée des mondes, de Harry Potter et même de Narnia. Le Club de l’ours polaire fait définitivement partie de ces grandes sagas jeunesse fantastique que l’on n’oubliera pas de sitôt, j’en suis sûre. Pas avec un premier tome aussi excellent, aussi parfait même. Aucune fausse note à mes yeux, j’ai été happée dès les premiers mots en me disant: ce livre est magique.

Il n’y a pas de meilleurs mots puisque tout l’univers en est rempli, de magie. Les licornes, les fées, les yétis et tant de créatures légendaires sont monnaie courante chez Stella. Mais on ne s’arrête pas là! L’auteur nous invente tout un tas de petites choses étonnantes qui font sourire le lecteur par tant d’imagination.. des mini-dinosaures domestiques, des chous très agressifs, des œufs capables de vous offrir un repas complet simplement en y pensant très fort.. Je ne vous en cite que deux-trois pour que vous puissiez en profiter au maximum mais rassurez-vous: chaque page apporte son lot d’étrangetés.

Au début c’était un peu compliqué de comprendre exactement le monde de Stella mais c’est très très vite passé, bien plus que dans certains romans du genre et c’est sans doute grâce au talent d’auteur d’Alex Bell. Il nous plonge dans son imaginaire avec une dextérité impressionnante, grâce à des mots et à une écriture très simple, sans chichis ni fioritures. On va droit au but et c’est très agréable, c’est du coup accessible aux plus jeunes mais ça plaira aussi aux adultes fans de l’imaginaire comme moi. Le roman est également enrichi des magnifiques illustrations de Tomislav Tomic dont je vous ai pris quelques photos ci-dessous. Ça aide à imaginer quelques scènes et j’ai beaucoup apprécié cette démarche. 

Les personnages maintenant. Stella est une jeune fille de douze ans qui a grandit dans un univers extraordinaire et dans un cocon familial restreint mais des plus aimants. Félix, son père adoptif, l’aime plus que tout au monde et cela se ressent tout au long du récit. C’est un des personnages les plus attachants grâce à son excentricité mais aussi à sa gentillesse et à sa grande bonté. Viennent ensuite les compagnons de route de notre héroïne: Shay, Dragigus et Ethan. On ne pourrait trouver groupe plus disparate mais ils apprendront beaucoup les uns des autres. Ils pourraient faire un peu cliché puisqu’on a un chuchoteur de loup sauvage et courageux, un demi-elfe timide et ayant des tocs un peu particuliers et en dernier un magicien arrogant, snob et qui semble n’aimer personne à part lui.. promis, ce n’est pas le cas, encore une fois grâce à l’auteur. C’est peut-être l’univers qui fait ça mais tout fonctionne bien sans que l’on finisse par lever les yeux en ciel, chose que j’ai tendance à faire quand c’est trop.. habituel, trop déjà-vu. Et là c’est vraiment un adjectif que je n’utiliserais jamais pour cette saga totalement unique.

Notre petit groupe va vivre des aventures sur lesquelles je ne m’appesantirai pas pour vous laisser en profiter un maximum. Sachez simplement que je ne me suis pas ennuyée un seul instant! Le rythme est soutenu, on passe de scènes intenses en scènes intenses, le tout avec une légèreté et un humour qui font de ce premier tome une excellente mise en bouche de cet univers.

Lancez-vous, vous ne serez déçus. Petits et grands seront séduits par ce premier grand voyage aux côtés de Stella et de ses compagnons, cette première plongée dans cet univers qui vous étonnera et vous fera sourire de pages en pages. Profitez-en! Je vous envie presque, de pouvoir le redécouvrir pour la première fois.

Inutile de vous dire que j’attends la suite avec une impatience folle. J’espère que les Éditions Gallimard Jeunesse ne nous feront pas attendre trop longtemps, je trépigne d’impatience à l’idée de repartir à l’aventure! 




























Des bisous! 

Timoto n’est pas un tigre et Timoto sait déjà bientôt nager de Rémi Courgeon.

Salut les poussins,

Aujourd’hui,

Timoto n’est pas un tigre et Timoto sait déjà bientôt nager de Rémi Courgeon.



Le monde Timoto est une toute nouvelle série publiée aux Éditions Nathan. Nous y suivons un petit tigre, Timoto, dans ses aventures quotidiennes mais aussi quelque peu rocambolesques.. 

Dans Timoto n’est pas un tigre, Timoto se réveille un beau matin et décide que le orange, c’est nul. Plus question d’être un tigre! En bricolant un peu, il essaye de devenir quelqu’un d’autre.. sauf que ça finit toujours très mal. 

Dans Timoto sait presque nager nous apprenons que Timoto adore aller à la piscine. On peut jouer avec de l’eau, les frites sont plus grosses qu’à la maison.. et tout un tas d’autres raisons un peu tirées par les cheveux. 

Vous l’aurez compris, l’univers de Timoto est réellement rythmé par un humour sans fin. De la première à la dernière page, tout est mis en scène pour nous faire rire et sourire.. et ça marche! Nous avions déjà Splat un peu dans le genre mais je trouve que là on est encore un niveau au-dessus, chaque scène est cocasse et pas parce que ce sont uniquement des bêtises mais plutôt vraiment des blagues. C’est malin et c’est la première fois que je trouve ça aussi bien fait! J'aime aussi les illustrations épurées mais colorées, bien mises en avant sur des pages blanches. Le style graphique nous a énormément plu aussi, Timoto est un héros vraiment mignon et tout son monde est.. exagéré et c'est ça qui est génial.

Mes garçons ont tout de suite adoré Timoto, vous vous en doutez. Il est drôle, il raconte pleins de blagues, il n’en faut pas plus pour que les enfants demandent encore et encore de retrouver Timoto. On a tous les trois hâte de découvrir ces prochaines aventures! 








Des bisous!