Affichage des articles dont le libellé est Presses de la cité. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Presses de la cité. Afficher tous les articles

lundi 12 août 2019

L'étranger dans la maison de Shari Lapena.

Salut les poussins,

Aujourd'hui:

L'étranger dans la maison de Shari Lapena.

Mariés depuis deux ans, Karen et Tom ont tout pour être heureux : un train de vie confortable, un pavillon coquet, des projets d'avenir. Un soir, quand Tom rentre à la maison, Karen s'est volatilisée. Alors qu'il commence à paniquer, Tom reçoit une visite de la police : son épouse a été victime d'un grave accident de voiture, dans un quartier malfamé où elle ne met d'ordinaire
jamais les pieds. À son réveil à l'hôpital, la jeune femme a tout oublié des circonstances du drame. Les médecins parlent d'amnésie temporaire. En convalescence chez elle, Karen est
décidée à reprendre le cours de sa vie. Sauf que quelque chose cloche. Elle sait que, depuis quelques mois, quelqu'un s'introduit en leur absence dans la maison...
Alors qu'il rentre tranquillement chez lui un soir, Tom apprend par des policiers que sa femme a eu un grave accident de voiture à l'autre bout de la ville dans un quartier dans lequel elle n'aurait jamais été habituellement. A son réveil, Karen ne se souvient de rien. Malheureusement, près de là, un corps est retrouvé.. Tom va petit à petit découvrir que sa femme n'est peut-être pas celle qu'il imaginait.


J'étais super excitée de lire ce roman après le grand succès du roman précédent de l'auteur, Le couple d'à côté qui, je l'avoue, traîne dans ma PAL depuis un bout de temps. Je me suis dépêchée de lire celui-ci dont le résumé était vraiment alléchant. Un meurtre, une femme amnésique, des secrets.. Des ingrédients excellents pour un bon petit thriller comme je les aime.

Les personnages sont détestables ce qui rend tout ce qui leur arrive d’autant plus divertissant. Au début, tout paraît net et bien propret.. on se rend vite compte que dans ce roman tout est question d’apparence et ici le dicton est plus vrai que jamais: les apparences sont trompeuses. L’auteur va vous emmener de droite à gauche sans que vous ne vous rendiez compte de rien. On saute à pieds joints dans ses pièges machiavéliques, comme ses héros, tous autant qu’ils sont.

Il y a aussi une ambiance de huit-clos qui apporte énormément au récit. Que ce soit à cause des personnages assez restreints qu’à la maison du couple autour de laquelle tout tourne.. 

J’ai adoré, vraiment. Il y a peu de thrillers qui tapent dans le mille sans faire de faute mais celui-ci en fait partie. J’ai avalé tout ce qu’on voulait me faire croire jusqu’aux dernières pages.. la surprise était du coup incroyablement savoureuse. A lire, sans tarder.

Merci aux Editions Presses de la cité,

Des bisous!

mardi 12 février 2019

La dernière expérience d'Annelie Wendeberg.

Salut les poussins,

Aujourd'hui:

La dernière expérience d'Annelie Wendeberg.


Après une première enquête menée avec Sherlock Holmes (voir Le Diable de la Tamise), Anna Kronberg s'est retirée dans son cottage du Sussex. La jeune femme médecin pensait qu'elle et son célèbre coéquipier étaient parvenus à annihiler une organisation secrète qui expérimentait des bactéries pour en faire des armes de guerre. Mais le professeur Moriarty, véritable dirigeant de l'organisation, a survécu. Et il a décidé d'utiliser Anna pour entamer des recherches sur la peste...
Pour arriver à ses fins, Moriarty kidnappe Anna ainsi que son père. Si la jeune femme veut revoir ce dernier en vie, elle devra obéir. Vivant désormais sous haute surveillance entre la demeure luxueuse de son geôlier à Londres et un entrepôt où elle réalise ses expériences, Anna tente de trouver un moyen pour prendre contact avec Holmes. Alors qu'elle fomente le meurtre de Moriarty, une relation ambiguë s'instaure avec cet homme violent, manipulateur et effrayant.
J’avais déjà adoré Anna Kronberg  dans le premier volet de ses aventures que j'ai chroniqué ici. Anna Kronberg est donc une femme qui s’est longtemps fait passé pour un homme afin de pouvoir exercer son métier de docteur. Après avoir vécu une enquête mouvementée aux côtés de Sherlock Holmes, celle-ci était partie se cacher dans un vieux cottage familial.. c’était sans compter sur Moriarty qui n’a pas oublié son rôle dans les problèmes causés à sa précédente entreprise. Il est déterminé à utiliser cette fois son talent pour son propre intérêt personnel..

Très intéressant ce deuxième tome, peut-être un poil moins addictif à mes yeux que le premier tout simplement parce que mon personnage fétiche - Sherlock Holmes - y est moins présent. L’histoire se concentre plus sur Anna et sur Moriarty qui cohabitent ensemble afin de mener un projet de grande envergure, même si Anna en fait partie contre sa volonté. 

Anna va apprendre à découvrir Moriarty et forcément, nous lecteurs également. C’est bien le grand point fort du roman, mettre en lumière un personnage qu’on connaît tous et nous le présenter de manière plus personnelle, plus intime. Certains auront du mal à comprendre Anna qui vit une situation compliquée et c’est un euphémisme. Néanmoins, l’évolution de leur relation vaut réellement la peine de se pencher sur cette histoire. Les puristes n’apprécieront peut-être pas ce genre de procédé mais moi j’avoue que quand j’aime un univers, plus j’en découvre et plus j’aime ça, même quand il s’agit de détournements puisque non écrit par l’auteur originel. 

Outre ce roman personnel, tout est tout de même très addictif. On se demande où va mener ce fameux projet mené par Moriarty et plus on en apprend, plus on veut en savoir. Comme je le disais, c’est dans l’univers de Sherlock Holmes qui est aussi sur un plan plus général une période historique que j’apprécie tout particulièrement sans parler du lieu et de l’ambiance, sombres et mystérieux à souhait. 

Une jolie suite donc! Je pense qu’on peut dire à présent que cette saga est une réussite et j’ai vraiment hâte de lire ce qui arrivera à notre héroïne dans ses prochaines péripéties..
Merci aux Editions Presses de la cité,
Des bisous!

vendredi 19 octobre 2018

L’assassin de ma sœur de Flynn Berry.

Salut les poussins,

Aujourd’hui:

L’Assassin de ma sœur de Flynn Berry.

Nora, la petite trentaine, prend le train depuis Londres pour rendre visite à sa sœur dans la campagne. À son arrivée, elle découvre que Rachel a été victime d’un crime barbare. Atomisée par la douleur, Nora est incapable de retourner à sa vie d’avant. Des années auparavant, un événement traumatique a ébranlé sa confiance dans la police ; elle pense être la seule à pouvoir retrouver l’assassin de sa grande sœur. Mais isolée dans ce petit village qui chuchote et épie, isolée – surtout – avec les démons de leur jeunesse sacrifiée, Nora devra souvent se battre avec elle-même pour retrouver la vérité sous la surface brumeuse des souvenirs.
Nora part rejoindre sa sœur dans son petit village de campagne comme souvent le vendredi soir. Repas, balades, un petit programme calme est prévu pour le week-end.. malheureusement c’est un choc en arrivant: Rachel est retrouvée morte par Nora d’une manière sanglante.

Remontent alors de vieux secrets enfouis. Des non-dits, de vieilles rancunes.. Nora se met à fouiller dans la boue pour découvrir qui a osé lui arracher la personne la plus importante dans sa vie.. quitte à découvrir des vérités qui dérangent. 


J’attendais beaucoup de ce roman policier, cela faisait longtemps que je n’avais pas lu de romans de ce genre et j’avais hâte de m’y plonger. L’histoire commence vraiment bien, l’action commence rapidement et on a clairement envie de savoir le fin fond du mystère. Enfin, des mystères car il y en a plusieurs.

Nora retrouve donc sa sœur morte en arrivant chez elle pour passer le week-end à la campagne, comme la plupart du temps. Elles sont très proches, on le sent à travers les anecdotes qu’elle nous raconte pendant ses péripéties. Suite à une vieille histoire sordide, notre héroïne a peu confiance en la police et décide de fouiller elle-même pour découvrir qui a fait du mal à sa sœur. Quitte à se mettre dans le pétrin. On la voit s’enfoncer petit à petit dans la tristesse, la colère, la rancoeur, c’est très crédible et très prenant.

La plume de l’auteure est facile à lire, très agréable. Ça se lit vite, les chapitres sont courts et pas alambiqués pour un sous. C’est quelque chose que j’apprécie toujours dans un roman où on a envie d’être à la fin le plus vite possible. Tout est plausible, rien n'est exagéré, je vous le dis une fois le nez plongé dedans il fallait absolument que je sache car plus on avançait, plus on semblait toucher au but et plus ça semblait génial! J'étais complètement happée par le roman, m'imaginant mille scénarios.  

Et pourtant, pour une fois, le retournement final m'a assez déçue. Que ce soit le retournement en lui-même que la manière dont il est amené. C'est dur d'en parler sans en dire trop mais par exemple je n'ai pas sauté au plafond en criant "MAIS NON???!!!" et j'avoue que c'est ce que j'espérais. C'est compréhensible mais ça arrive un peu comme un cheveu sur la soupe sans crier gare et la surprise, le dénouement, les dénouements en fait sont tous un peu mous et peu surprenants.

C'est dommage, le livre en lui-même est très bon. Et ceux qui me lisent souvent savent que je suis extrêmement difficile pour les fins de romans, mais genre vraiment vraiment. Du coup, je ne peux que vous conseiller de vous laisser tenter et peut-être que la fin vous satisfera tout de même.

Merci aux Editions Presses de la cité pour cette découverte,

Des bisous! 

lundi 5 mars 2018

La femme à la fenêtre d’A.J. Finn.

Salut les poulets,

Aujourd'hui:

La femme à la fenêtre d'A.J. Finn.

Elle a tout vu, mais faut-il la croire ?
Séparée de son mari et de leur fille, Anna vit recluse dans sa maison de Harlem, abreuvée de merlot, de bétabloquants et de vieux polars en noir et blanc. Quand elle ne joue pas aux échecs sur internet, elle espionne ses voisins. Surtout la famille Russel – un père, une mère et un adorable ado –, qui vient d'emménager en face. Un soir, Anna est témoin d'un crime. Mais comment convaincre la police quand on doute soi-même de sa raison ?
Anna est agoraphobe. Séparée de son mari et de sa fille depuis plusieurs fois déjà, elle vit seule dans sa grande maison d’Harlem d’où elle ne sort plus. Ses petits plaisirs consistent à boire du bon vin et à espionner ses voisins à l’aide de son appareil photo.

Un jour, une nouvelle famille emménage dans la maison d’en face. Une famille tout ce qu’il y a de plus normale.. jusqu’à ce qu’un soir tout dérape. 

Malheureusement, personne ne la croit au point où même elle finit par douter de sa raison. Sera-t-elle assez forte pour combattre tout ceux qui se liguent contre elle? Malgré son passé?


Quel roman incroyable! Dès que je l’ai reçu, j’ai su qu’il était pour moi. Je l’ai lu directement d’ailleurs, certaine qu’il allait me plaire.. et je ne suis pas déçue puisque ça a été un réel coup de cœur. Une fois commencé, impossible de le lâcher, je devais absolument savoir la suite de l’histoire. 

Tout se passe par étapes, nous n’entrons pas directement dans le gros événement dont nous parle le résumé, étrangement. L’auteur prend le temps de poser l’héroïne mais aussi tous les personnages secondaires qui sont plutôt nombreux. Tout est très mystérieux tout de même, certains indices sont mis en évidence pour qu’on sente que quelque chose cloche sans jamais savoir réellement quoi. J’avais deviné un détail mais le reste ne consiste qu’en quelques mots et phrases posés par-ci par-là pour qu’on sache qu’il y a quelque chose mais..quoi?

Anna est un personnage très riche. Attachante, limite névrosée, on devine que quelque chose l’a brisée sans savoir quoi, on apprend le tout pas bribes au fil du récit. C’est plutôt long, comme le roman a vrai dire. Ce qui n’est pas dérangeant grâce à l’écriture fluide d’A.J Finn. C’est léger et vraiment très agréable à lire. On avance petit à petit, les jours passant, le tout dans l’esprit emmêlé du personnage principal. Certains chapitres sont très courts et n’apprennent pas grand chose puis on fait des bonds incroyables dans l’intrigue.. vous l’aurez compris, pas le temps de s’ennuyer. 

Le fameux événement mentionné dans le résumé est amené avec lenteur mais brutalité. Je me doutais qu’il se passerait quelque chose du genre.. par contre, pour le reste, j’ai complètement été bernée. L’auteur a un don réel pour inventer des personnages complexes et passionnants, des personnages aux mille facettes qu’on découvre petit à petit avec effroi, la plupart du temps. J’ai tourné les pages frénétiquement, j’ai lu certaines choses, je n’y ai pas cru, j’ai fini par y croire pour finalement me rendre compte que non et ça encore et encore et encore. Quel plaisir! C’est ça qui fait, selon moi, un excellent thriller.

Un des meilleurs que j’ai lus depuis longtemps d’ailleurs. A.J. Finn frappe fort avec ce roman que je n’oublierai pas de sitôt. C’est un roman prenant, un roman marquant. Un huit-clos qui semble mêlé les genres, entre thriller et policier, beaucoup de drame aussi. Un savant mélange qui m’a conquise, énormément. J’ai follement hâte d’avoir un nouveau livre de ce genre en main.. Écrivez monsieur Finn, vite, par pitié!

Un énorme merci aux Éditions Presses de la cité,
Des bisous! 

mardi 14 février 2017

L'oiseau des neiges de Tracy Rees.

Salut les poulets,

Aujourd'hui,

L'oiseau des neiges de Tracy Rees.

Janvier 1831. Aurelia Vennaway, huit ans, héritière d'une riche famille aristocratique du comté de Surrey, découvre lors d'une promenade dans les bois du domaine familial un nouveau-né bleu de froid, posé à même la neige. Malgré l'hostilité de ses parents, elle réussit à leur faire recueillir l'enfant, qu'elle baptise Amy Snow. A ses dix-huit ans, on découvre à Aurelia une maladie qui lui laisse peu de temps à vivre. Elle décide donc de partir en voyage quelques mois. Avant de mourir, elle laisse pour Amy une série de lettres qui vont l'aider à découvrir qui elle est et lui transmettre l'héritage qui lui revient. Amy s'embarque alors pour un périple aux quatre coins de l'Angleterre, avec, à chaque étape, une énigme à résoudre.

Amy est dévastée à la mort de son amie de toujours, Aurelia. Celle-ci l'avait recueillie alors qu'elle n'était qu'un nourrisson abandonné dans la neige. Contre l'avis de ses parents, elle avait gardé et protégé du mieux qu'elle pouvait ce bébé trouvé par miracle au beau milieu d'un champ enneigé.. La vie sera tout de même rude pour la jeune fille qui sera toujours détestée par l'entourage de sa protectrice. À sa mort, elle n'a d'autre choix que de partir loin.. mais Aurelia n'en a pas fini avec elle. Avec des lettres disséminées un peu partout en Angleterre, elle va pousser la jeune fille à découvrir le monde et à se découvrir elle-même.


J'ai mis du temps à chroniquer ce livre. Je ne savais pas vraiment quoi dire, je l'ai aimé mais.. sans plus. L'histoire de base avait pourtant tout pour me plaire: une héroïne pauvre détestée de tous aidée par une autre femme au grand cœur qui, à sa mort, décide de la lancer dans une chasse au trésor à travers l'Angleterre.. le principe était génial mais j'avoue m'être un peu ennuyée. Il y avait au final peu d'action et beaucoup de redondance. Amy ressasse souvent les mêmes choses, on nous rappelle constamment à quel point elle a été détestée pendant presque toute sa vie, à quel point elle a été protégée par Aurélia.. Pendant son voyage elle est constamment perdue, constamment étonnée. Beaucoup de pensées et de sentiments répétitifs qui m'ont vite lassée. Les voyages auraient pu changer la donne mais même pas, cette héroïne un peu fade à mes yeux éteignant tout semblant d'intérêt pourtant relancé parfois avec des personnages plus hauts en couleurs. La dernière grosse bêtise de l'auteure sont les clichés tout au long du roman, des clichés qu'on retrouve dans les vraies romances, avec des voies proposées et des choix faits que l'on devine dès la première seconde tellement c'est gros comme une maison.

Rien de transcendant donc, juste un bon moment. C'est rare que j'aie si peu à dire sur un livre mais là je n'arrive pas à m'étaler. C'était bien, c'était divertissant mais sans plus. Je ne garderai pas un grand souvenir de ce livre, peut-être en attendais-je trop face à un résumé trop alléchant? Cela arrive.


Des bisous!

vendredi 18 novembre 2016

Almanach des Terres de France.

Salut les poussins,

Aujourd'hui:

Almanach des Terres de France. 


Bon, je sais que voir un Almanach du genre sur mon blog pourrait un peu étonner et pourtant c'est quelque chose que j'ai toujours vu chez moi quand j'étais enfant à cause de ma maman, du coup j'adore en feuilleter un de temps en temps, ça me replonge en enfance et en fait.. c'est plutôt super intéressant! 

Cet almanach se consacre donc à l'année 2017 avec une page pour chaque jour sauf le samedi et le dimanche qui sont rassemblés. En bas de chaque page, des lignes sont proposées pour écrire les choses que vous avez à faire, de 8h à 20h ainsi qu'une petite ligne de note. Tout en haut, à côté de la date, l'heure du lever et du coucher du soleil ainsi que le saint fêté. Le côté agenda est donc plutôt chouette même si le plus intéressant se trouve au-dessus! Le contenu diffère souvent, les informations partagées sont très éclectiques mais toujours (ou presque) intéressante. 

Voici quelques exemples:

- Des anecdotes historiques ou des dates importantes
- Des astuces pour le quotidien (ménage, bricolage, beauté, etc.)
- Des recettes, des conseils culinaires, des présentations de spécialités régionales ou encore des idées d'associations d'aliments 
- Des légendes
- Des petits jeux, des casses-têtes, des quizz, des devinettes, etc.
- Des extraits de romans de la collection Terres de France des Editions Presses de la cité 
- Des présentations d'endroits insolites et/ou importants de France 

.. etc etc.

Vous l'aurez compris, cet ouvrage est plus que passionnant, c'est typiquement le genre de livre que j'adore feuilleter afin de découvrir des anecdotes ou des informations que j'aurais eu du mal à découvrir ailleurs. Si vous aimez les Almanach, je ne peux que vous conseiller ce dernier, et ce même si vous n'habitez pas en France! 



Des bisous!

mardi 8 novembre 2016

Le diable de la Tamise d'Annelie Wendeberg.

Salut les poussins,

Aujourd'hui:

Le diable de la Tamise d'Annelie Wendeberg.

 Londres, 1889. Quand une victime du choléra est retrouvée dans la Tamise, le Dr Anton Kronberg, bactériologiste de son état, est appelé pour confirmer les causes du décès. Toutes les précautions sont prises pour éviter une épidémie. Les choses auraient pu en rester là si les résultats intrigants de l'autopsie n'avaient poussé Kronberg à s'intéresser de pus près à cette affaire. Alors que Scotland Yard souhaite classer le cas, Kronberg se rapproche de Sherlock Holmes. Et il ne faut que peu de temps au célèbre détective pour percer le secret du médecin qui, en réalité, est... une femme. Un secret qui pourrait la mener droit en prison s'il venait à être révélé. Mais tous deux vont unir leurs forces pour débusquer un criminel aussi redoutable que Jack l'Eventreur...

Pour un meurtre où il y a une suspicion de choléra, le docteur Anton Kronberg est appelé afin de déterminer si oui ou non il y a pu avoir contamination. Sur les lieux, il fait la rencontre du fameux Sherlock Holmes qui devine très rapidement que le docteur Anton s'appelle en vérité Anna.. et est donc une femme. Par sa grande culture, sa vive intelligence et son courage impressionnant Anna va réussir à s'immiscer dans l'enquête de Sherlock Holmes, au grand dam de ce dernier qui va pourtant finir par se rendre compte de ce que peut lui apporter cette femme étonnante.


Rah comme je l'attendais ce roman! Ceux qui me connaissent un minimum savent que je suis une très grande fan de Sherlock Holmes, que ce soit dans la littérature ou à la télévision, c'est toujours un plaisir pour moi de croiser ce personnage. Comme peut le faire comprendre le résumé, ce roman est une espèce de fanfiction.. mais une très bonne fanfiction en tout cas! 

Quand je dis ça, j'exagère un peu, je veux juste dire que bien évidemment l'univers entier de Sherlock n'est pas intégralement respecté, cela pourrait déranger les plus puristes mais vraiment l'auteur a pourtant fait un travail remarquable, travaillant au mieux afin de ne pas trop modifier le personnage mais devant le faire un minimum afin de l'intégrer à son récit. Comme d'habitude, il se retrouvé mêlé à une histoire de meurtre, toujours très étrange et compliquée.. comme c'est un peu médical, je n'irais pas dans les détails, toujours est-il que son chemin croise celui du docteur Kronberg et qu'ils vont vite finir par échanger leurs informations afin de découvrir la vérité. Anna Kronberg est un personnage complexe et très attachant. Elle a un vécu plutôt difficile et sa vie quotidienne l'est encore plus, son subterfuge pour vivre de son métier l'empêchant totalement d'avoir une vie normale. Elle détonne pour l'époque: elle est vive et intelligente, indépendante et très courageuse.. et prête à tout pour que justice soit faite. 

Le contexte est sombre, on se retrouve plongés dans les bas-fonds de Londres et c'est bien fait, on s'y croirait vraiment. C'est dégoûtant, effrayant parfois, il se dégage de toute l'histoire une espèce d'ambiance malsaine qui ne rend le récit que plus crédible. Ça, associé à la présence de Sherlock.. Je ne pouvais qu'adorer!

Une vraie réussite, vraiment. Mon seul reproche? Qu'il faille attendre pour avoir la suite! 


Des bisous!

lundi 19 septembre 2016

La concubine du Vatican de Kate Quinn.

Salut les poussins,

Aujourd'hui:

La concubine du Vatican de Kate Quinn.

La famille Borgia est à nouveau réunie et cela ne présage rien de bon.
De retour à Rome, Giulia Farnese, maîtresse officielle du pape et désormais mère d'une petite fille, doit faire faceaux nouveaux dangers qui menacent son clan. Sa cuisinièrenet confidente, Carmelina, est rattrapée par son secret : le couvent dont elle s'est enfuie pourrait bientôt la retrouver et elle n'est plus en sécurité.
Son garde du corps Leonello est quant à lui bien décidé à mettre fin à la série de meurtres qui, étrangement, secoue de nouveau la ville depuis le retour des Borgia. Anna était sa seule amie et il refuse de laisser son crime impuni sous prétexte qu'elle était une simple servante.
L'étau se resserre autour de nos trois héros qui ne peuvent compter que les uns sur les autres.
Après le paiement de la rançon pour son enlèvement par les français, Giulia Farnese retrouve le Vatican mais surtout son Pape, Alexandre VI. Rodrigo Borgia est en émoi: sa famille est enfin réunie, tous ses enfants sont de retour à Rome et cela le met en joie! Cela plaît beaucoup moins à Guilia, qui voit la descendance de son grand amour devenir de plus en plus tyrannique, jusqu'à finir par entraîner Rodrigo à leurs côtés, aveuglé par son amour paternel. Giulia va vite se rendre compte qu'il est temps pour elle de s'éloigner de toute cette noirceur..


Ceux qui me connaissent ou me lisent un minimum savent que j'ai une certaine fascination pour deux grandes familles italiennes: les Médicis.. et les Borgia! Je les trouve absolument passionnants, j'aime lire et voir tout ce qui se trouve à leur sujet, je suis toujours ravie de découvrir les différentes visions que peuvent avoir les auteurs ou les réalisateurs à leur sujet. Comme j'adore Kate Quinn en plus, le duo était plutôt carrément alléchant. J'avais déjà énormément aimé le premier tome et j'ai tout autant aimé cette suite! 

On retrouve Giulia juste après son enlèvement par les français, toujours accompagnée de son fidèle Leonello, blessé pour l'avoir protégée. Ce deuxième tome est bourré de rebondissements et de retournements de situation, on ne s'ennuie pas une seconde. En fait, c'est surtout parce que l'opinion de Giulia au sujet des Borgia change petit à petit, elle en vient à les mépriser un peu plus chaque jour, surtout quand revient Juan et l'horrible femme du cadet de la famille. Les défauts qu'elle tentait d'oublier auparavant ne font que s'intensifier et la dégoûter de plus en plus, et ce même de son grand amour.

Les personnages autour d'elle continuent d'évoluer aussi, un peu loin à mon goût par moment. Carmelina va vivre quelques surprises et Leonello continue sa quête de vengeance. D'autres prennent un peu plus d'importance, voir nous étonnent grandement. Je dois avouer que - même si c'était intéressant - j'avais tout de même toujours un peu hâte de retrouver Giulia et les Borgia. Tous évoluent, la petite Giulia notamment est vite devenue une femme posée, elle traverse de nombreuses difficultés en gardant toujours la tête sur les épaules. La voir vivre aux côtés de cette famille est juste incroyable! L'auteure n'épargne pas ses membres, n'hésitant pas à montrer leurs plus sombres côtés, j'ai aimé cette honnêteté, (enfin, si je puis dire puisqu'on ne saura jamais réellement la vérité à leur sujet!) j'ai apprécié qu'elle n'enjolive pas leur image. A la fin, elle donne même quelques précisions historiques, précisant ce qu'elle a modifié, ce qu'elle a inventé, ce qu'elle pense juste, etc. Super intéressant!

Un excellent deuxième tome donc, largement à la hauteur du premier à mes yeux! Je n'ai eu qu'une seule ÉNORME déception: me rendre compte à la fin du roman qu'il s'agissait de la fin de l'histoire et que ce ne serait pas une trilogie.. Une tragédie.

Merci aux Editions Presses de la cité,

Des bisous!

mercredi 31 août 2016

Une femme insoumise de Janet MacLeod Trotter.

 Salut les poussins,

Aujourd'hui:

Une femme insoumise de Janet MacLeod Trotter.

 1931. La crise frappe de plein fouet la petite ville de Byfell, aux environs de Newcastle. Criblé de dettes et rongé par l'alcool, Harry Magee se suicide, laissant derrière lui une famille démunie et un épais mystère. Amenée à subvenir aux besoins de sa famille, Clara, sa fille aînée, est propulsée bien malgré elle dans le monde des adultes. Malgré la tourmente, elle continue de rêver au frère de sa meilleure amie, Frank Lewis, dont elle est éprise en secret depuis des années. Patience, sa mère, préférerait à Frank Vinnie Craven, l'homme d'affaires qui tente de conquérir sa fille. De sorties en dîners de gala, le tourbillon de mondanités dans lequel il entraîne Clara laisse miroiter à la jeune femme une existence de rêve. Mais, une fois mariée, elle découvre le véritable visage de cet homme manipulateur, de plus en plus influent au sein du parti fasciste britannique.
Après la mort plutôt traumatisante de son père, Clara est confuse. Le garçon qu'elle aime semble être inaccessible, aussi se laisse-t-elle séduire par Vinnie Craven, un homme ambitieux qui semble régir depuis toujours le quartier où elle vit. Seulement, très vite, elle se rend compte qu'il n'est pas celui qu'elle imaginait. Violent, il monte aussi petit à petit dans le monde de l'extrême droite, une torture pour Clara dont la meilleure amie est juive. Sa descente aux enfers sera longue et douloureuse..


L'année dernière, je découvrai la plume de Janet McLeod Trotter avec Les lumières d'Assam, un roman qui m'avait fait voyager et que j'avais adoré. Une femme insoumise est un peu moins dépaysant mais tout aussi prenant!

Le récit met un peu de temps à se lancer, on rencontre Clara lorsqu'elle n'est qu'une toute petite jeune fille. Les années défilent vite, la situation se dégrade rapidement pour sa famille - à cause de certains secrets - jusqu'à sa ruine complète, ce qui la poussera directement dans les bras de Vinnie Craven. Vinnie est un homme plus vieux qu'elle, un homme qu'elle n'apprécie pas vraiment mais qui réussit tout de même à la séduire par des promesses de bonheur et de richesse. L'amour qu'elle porte au frère de sa meilleure amie n'aide pas, Franck étant en couple avec une institutrice et ne semblant pas réellement porter d'attention à Clara, qui peut à peu perd espoir en ses rêves d'enfants.

Après quelques temps, son mariage perd son côté idyllique et elle se retrouve dans un monde plutôt effrayant, le milieu de l'extrême droite en pleine deuxième guerre mondiale.. Passionnant! J'avoue que j'en savais peu de ce côté un peu "caché" de l'Angleterre et l'auteur nous le dépeint avec une netteté réellement prenante. Associé à la vie de plus en plus triste de Clara, je tournais les pages avec une facilité déconcertante, souhaitant à tout prix savoir ce qu'il allait arrivé aux personnages découverts au fil du temps. J'en ai adoré certains, détesté d'autres, j'ai voyagé, j'ai été écœurée, j'ai appris aussi.. Tout ce qui fait un bon livre, en fait.

Merci aux Editions Presses de la cité,

Des bisous!

samedi 20 août 2016

Retour à Peyton Place de Grace Metalious.

Salut les poussins,

Aujourd'hui,

Retour à Peyton Place de Grace Metalious.

Peyton Place, une petite ville américaine aux apparences tranquilles... et pourtant que de drames derrière les façades de ses maisons blanches!
Drame de l’alcoolisme et de la débauche secrètement dénoué dans une chambre de la clinique du Dr Swain : pourtant, Selena Cross, victime trop jeune et trop belle, n'échappera pas à l'engrenage de la misère et de la violence...
drame de l'hypocrisie et de la honte, qui éclate brutalement dans l'honorable demeure de Constance Mackensie : sa fille Allison, marquée dès la naissance, trouvera-t-elle dans sa vocation d'écrivain le moyen d'échapper à sa prison de solitude et de culpabilité?
drame de la lâcheté, de l'intolérance ou de l'indifférence que découvriront, après les spectateurs du célèbre feuilleton télévisé, les lecteurs de cette passionnante chronique d'une petite ville... comme les autres.
Après une attente interminable, Allison reçoit enfin la nouvelle tant attendue: son livre - Le château de Samuel - va être édité! Commence alors pour la jeune fille une vie trépidante mais beaucoup moins rose qu'elle ne l'espérait.. 


Souvenez-vous il y a quelques mois de cela, je vous avais parlé de ce vieux classique des années 50 que j'avais adoré, Peyton Place. Un livre vendu à des millions des exemplaires, une petite dizaine d'adaptations cinématographiques (sur toute la saga et ses spin-off) et surtout une génération marquée par la franchise de l'auteure. Ce qui est plutôt dingue c'est qu'avant cette réédition - plutôt culottée et bien pensée - des Editions Presses de la cité, moi je n'avais même jamais entendu prononcer le nom de ce truc et franchement j'aurais raté quelque chose. C'est vraiment avec plaisir que je suis retournée dans cette petite ville même si ce deuxième opus a été écrit avec peu d'envie par Grace Metalious, comme on nous le raconte en détail dans la préface du roman. 

J'ai aimé, même si beaucoup moins que le premier tome. Ce qui me plaisait énormément dans Peyton Place c'était la richesse des personnages, c'était de suivre le quotidien et la vie de tant de personnes, de m'attacher à eux, de les détester.. De les voir évoluer tout simplement. Dans Retour à Peyton Place, c'est surtout Allison qui est le point central de l'histoire, les autres sont éloignés - ou ont disparus - et il se passe, au final, bien peu de choses. Allison voit enfin son rêve se concrétiser mais tout est beaucoup moins bien qu'elle ne l'imaginait. Les gens de sa petite ville la déteste pour avoir oser les dépeindre dans son roman et elle passe sa vie à faire des allers-retours. Tout tourne autour de ça et j'avoue que j'ai un peu été déçue de ce manque de profondeur et d'action, tout simplement.

À part ça, c'était quand même un plaisir de retrouver tous ces habitants et de voir ce qui leur arrive de nouveau. Des nouvelles amourettes, des mariages, des complots.. et même des meurtres! (Il y a un peu d'action tout de même hein, il ne faut pas croire.) Le sentiment de manque que je ressentais à la fin du premier a été comblé, ça faisait du bien de retourner là-bas.

Une conclusion un peu en demi-teinte donc. Pas un chef-d'oeuvre mais un bon petit roman à lire pour ceux qui ont autant apprécié le premier que moi!

D'ailleurs, le premier est sorti il y a peu en poche aux Editions 10/18 avec une super couverture en plus, n'hésitez pas à en profiter pour le découvrir!

 

Des bisous!

mercredi 29 juin 2016

L'enfant du lac de Kate Morton.

 Salut les poussins,

Aujourd'hui:

L'enfant du lac de Kate Morton.


1933. Comment Theo Edevane, adorable poupon de onze mois, a-t-il pu disparaître durant la nuit de la Saint-Jean ? Les enquêteurs remuent ciel et terre, mais l'enfant demeure introuvable. Pour les parents comme pour les filles Edevane, la vie ne sera plus jamais la même après ce drame. La maison du lac, la propriété tant aimée, est fermée et laissée à l'abandon.
Soixante-dix ans plus tard, Sadie Sparrow, jeune détective londonienne en vacances dans les Cornouailles, curieuse et momentanément désœuvrée, s'intéresse à cette mystérieuse disparition. Elle reprend l'enquête, au grand dam de l'une des sœurs aînées de Theo, Alice, devenue écrivain à succès.
Suite à un problème à son travail, Sadie se rend chez son oncle Bernie dans les Cornouailles afin de s'éloigner un peu. En se promenant, elle tombe sur une maison abandonnée qui, malgré tout, n'a rien perdu de sa splendeur. Sadie va vite apprendre que la maison a été désertée suite à la disparition de l'héritier des Edevane, les propriétaires de ce domaine magnifique. Septante ans plus tard, Sadie, policière de métier, décider de résoudre ce mystère qui l'obsède très rapidement. Qu'est-il arrivé à cet enfant lors de la fête annuelle des Edevane? Est-il mort? Et si oui, qui est le coupable?


J'adore Kate Morton, j'aime ses romans familiaux mystérieux hyper prenants et j'avais hâte de lire son dernier-né.. Je n'ai nullement été déçue puisque L'enfant du lac est sans conteste mon préféré de tous les romans de l'auteure, vraiment! 

Dès le début j'ai accroché au personnage de Sadie qui devient obsédée par le mystère de la disparition du petit Théo mais aussi et surtout par le domaine des Edevane qui, je dois le dire, m'a également séduite en quelques lignes. On imagine tellement la maison, le lac, ses allées cachées, ses recoins ombragés.. et tous les événements non-résolus qui s'y sont passés bien entendu! Comme d'habitude, nous suivons l'enquête de Sadie mais nous revenons très régulièrement en arrière, des dizaines d'années auparavant, changeant constamment de point de vue même si cela concerne très souvent les femmes de la famille Edevane. Il y a un point commun qu'elles partagent presque toutes: toutes sont devenues ce qu'elles haïssaient étant jeunes. Toutes étaient gaies, pleines de joie et d'espoir.. toutes ont finies un peu aigries, malheureuses, strictes, sévères.. On le ressent énormément en voyant leur point de vue changer de ton au fur et à mesure mais elles-même s'en rendent compte, surtout Eleanor qui déteste le rôle que la vie la pousse à entretenir et qui la fait tellement ressembler à sa mère. C'était incroyablement triste mais aussi incroyablement prenant. Rarement j'ai été aussi plongée dans un livre, rarement j'ai été aussi happée par les premières lignes, une fois commencé il fallait absolument que je sache le fin fond de l'histoire! Kate Morton nous entraîne constamment sur de fausses pistes, nous faisant croire telle ou telle chose pour finir sur un final en apothéose, une résolution que je j'imaginais pas un instant.

Tu l'auras compris, ce roman est PARFAIT! J'ai adoré chaque seconde, j'ai aimé presque chaque personnage et ce malgré leurs nombreux défauts. Tous ont tellement souffert du destin.. mais la fin est magnifique et tellement juste que j'en ai pleuré.. comme d'habitude.

Merci aux Editions Presses de la cité,

Des bisous!

jeudi 23 juin 2016

Les Nuits blanches de Lena de Madeleine Mansiet-Berthaud.

Salut les poussins,

Aujourd'hui:

Les Nuits blanches de Lena de Madeleine Mansiet-Berthaud.

 A la suite d'une déception amoureuse, Lena décide de tout quitter : Paris, son métier d'infirmière à l'Hôtel-Dieu. Encouragée en cela par sa mère, d'origine russe, la jeune femme part pour Saint-Pétersbourg au printemps 1914.
Dans la famille du prince Noboranski, où elle est préceptrice, Lena découvre le faste et la misère de la Russie des tsars. En même temps qu'elle éprouve une attraction croissante pour ce pays qui fut celui de son arrière grand-père cosaque, elle voit venir les troubles annonciateurs d'une révolution. La jeune femme est en proie à de nombreux doutes.
Saura-t-elle résister au charme du prince, dont les sentiments se révèlent au grand jour ? Qui est ce mystérieux docteur Anton rencontré à l'hôpital, que l'on dit proche des bolcheviks ?
Devrait-elle fuir ce vieux monde qui bascule sous ses yeux ?
Le courage et l'amour vont lui apporter les réponses qu'elle attend...
Depuis aussi longtemps qu'elle se souvienne, Lena a toujours entendu parler constamment de la Russie par sa mère qui y a travaillé en tant que préceptrice pendant sa jeunesse. Malgré un harcèlement constant à suivre le même chemin, Lena n'a jamais été attirée par ce pays mystérieux, préférant largement sa petite vie d'infirmière à Paris. C'était sans compter sur une déception amoureuse qui va la pousser à partir loin de tout. Entre changements historiques et bouleversements sentimentaux, le voyage de Lena ne sera pas de tout repos..


Je dois avouer que je suis toujours un peu sceptique face aux romans historiques français, je trouve que souvent les auteurs manquent de panache, d'exotisme, d'exagération.. Ce petit plus qui rend une série américaine plus prenante qu'un téléfilm français sur TF1 le samedi soir par exemple. Je généralise bien sûr, car il y a des exceptions, c'est juste une espèce de préjugé que j'ai, préjugé qui se trouve parfois renversé par quelques découvertes passionnantes qui me font dire que les français aussi peuvent écrire des romans historiques romancés tout en ayant des contextes passionnants, réels et bien documentés. J'avais déjà entendu beaucoup de bien de Madeleine Mansiet-Berthaud et le résumé de son dernier roman était incroyablement tentant, aussi me suis-je laissée tenter.. et j'ai bien fait puisque j'ai adoré l'histoire de Lena, une héroïne incroyable, inoubliable!

Lena est un personnage à multi-facettes. Comme l'auteure le dit à de nombreuses reprises, dans son sang coule la Seine et la Neva, on sent en elles deux caractères un peu en opposition ce qui la rend particulièrement charmante. Elle a la tête bien remplie - de par son éducation sérieuse d'infirmière - mais aussi un petit penchant pour l'imaginaire, ce qui vient sans conteste de toutes les histoires racontées par sa mère pendant son enfance sur la Russie, sur la vie qu'on y mène, sur le train de vie époustouflant.. Malgré ça, elle est débrouillarde et n'a pas peur de se salir les mains, bien au contraire. Elle va être très utile à la famille qu'elle sert en amenant dans leur magnifique palais un peu de la vraie vie et en apprenant quelques petites choses quotidiennes plutôt utiles aux pupilles pour qui elle travaille. 

Certains pourraient trouver ce roman peu sérieux, un peu trop romancé, lui trouver un petit côté conte de fées trop prononcé.. Mais pas du tout! Outre l'histoire de Lena, nous vivons surtout la fin de l'aristocratie russe, nous voyons la déchéance d'une famille princière. De loin, nous vivons aussi les erreurs de Nicolas II et ce qu'il en résulte. L'exil de nombreuses familles, la perte de nombreux trésors nationaux, beaucoup de violence.. C'était incroyable de vivre ça de l'intérieur, le tout vu par la famille princière, par Lena, par leurs domestiques, etc. Outre le côté russe, nous sommes également en pleine seconde guerre mondiale mais celle-ci n'est que peu abordée, à part pour signaler les erreurs commises. Le point central est sans conteste la Russie et tous les changements qui s'y passent, le tout grâce à la famille Nobanranski à laquelle on s'attache également forcément, surtout à Anne, Elvire et Boris, des gens qui deviendront très chers à Lena.

Vous l'aurez compris, j'ai adoré ce roman. J'ai aimé découvrir la fin de ce mode de vie qui fait rêvé, j'ai adoré découvrir Saint-Pétersbourg, j'ai aimé découvrir ce pays qui ne m'attirait pas du tout à la base et maintenant, j'ai une folle envie de m'y précipiter afin de découvrir toutes ces splendeurs décrites.

Merci aux Editions Presses de la cité mais aussi à l'incroyable gentillesse de Madeleine Mansiet-Berthaud qui a eu l'incroyable amabilité de me signer ce roman et d'en faire, à mes yeux, un véritable petit trésor.


Des bisous!

mardi 24 mai 2016

La Maison du Cap de Françoise Bourdon.

 Salut les poussins,

Aujourd'hui:

La Maison du Cap de Françoise Bourdon.

 1849. Léonie, fille de modestes résiniers, grandit blessée par le désamour de sa mère, qui, un jour, lui assène : « Tu n'es pas faite pour le bonheur, tout comme ta dernière fille. ». Elle deviendra ramasseuse de sangsues. Sa benjamine, Margot, refuse cette existence de labeur et de honte : à elle la Ville d'Hiver, à elle le choix d'une autre vie. Par amour, un homme bâtira pour elle la Maison du Cap...
Se poursuit au fil des décennies et des tumultes de l'histoire une grande saga d'héroïnes : Charlotte la photographe, Dorothée l'aviatrice, Violette la résistante. De génération en génération, elles perpétuent une lignée de femmes fortes et ardentes...
La Maison du Cap demeurera un refuge pour Margot et ses héritières, et le bonheur, une quête ardue, dans une société toujours corsetée.
Léonie a passé toute sa vie dans la pauvreté, dans une forêt qu'elle aime de tout son coeur. Margot, sa petite dernière, n'a pas du tout les mêmes ambitions: elle rêve d'argent, de luxe, d'un monde qui semble si loin.. mais qu'elle touchera du bout des doigts grâce à James et à la maison qu'il lui fait construire, la Maison du Cap. Elle ne l'appréciera jamais à sa juste valeur mais cette maison sera le refuge des prochaines lignées de la famille, leur point de repère à tous.


Il y a des romans qu'on ne sent pas, des romans auxquels on n'accroche pas dès les premières lignes, le feeling n'est pas là, les personnages ne sont pas attachants, l'histoire ne démarre pas spécialement bien.. La Maison du Cap en fait malheureusement partie même si mon avis a tout de même pas mal changé en cours de route.

Françoise Bourdon est une auteure connue et reconnue, une auteure un peu terroir qui partage avec ses lecteurs des petits bouts de France dépaysants.. Ca, je ne peux que saluer ce côté-là du roman qui m'a baladée le long du bassin d'Arcachon et ce dans des milieux bien différents. Forêt et mer, pauvreté et richesse, on découvre des situations radicalement à l'opposé et j'ai aimé cette promenade. Maintenant, le problème venait d'ailleurs.

En fait, c'est assez simple, mon plus gros grief va sans conteste aux héroïnes de ce roman, et elles sont nombreuses. Le résumé m'avait fait croire que j'allais lire un récit rempli d'amour et de passion alors qu'en fait il s'agit plutôt de désillusions et de désespoirs, de solitude et d'égoïsme. Tout le temps. Pour montrer le modernisme de la femme, sous réserve de suivre leurs rêves, leurs envies et leurs besoins, toutes abandonnent.. tout. Si ce chemin pouvait être remarquable une fois ou deux, au bout de la dixième autant d'égoïsme était juste épuisant à suivre, surtout pour la maman que je suis.  A vrai dire, aucun des personnages ne m'a été sympathique ou presque. J'ai apprécié certaines de leurs facettes mais je déplore leur égoïsme qui leur a souvent fait prendre des choix que je n'ai pas compris et pas vraiment accepté. De plus, la manière qu'a l'auteure de traiter tout ça est très particulière parce que l'on passe d'un personnage à l'autre sans prévenir mais ce qui m'a vraiment empêchée d'accrocher c'est les bonds dans le temps, ce qui arrive presque toutes les cinq pages. C'est fatiguant, on s'y perd entre les personnages et les années qui passent, des événements importants qui leur arrivent entre temps et qu'on nous explique vite fait, à cause de ça j'ai un peu eu l'impression de lire l'histoire en courant et c'était désagréable voir carrément pas intéressant. J'ai pensé l'arrêter mais la curiosité de savoir comment tout allait finir l'a emportée.. et au final je me suis tout de même attachée un minimum à elles, mais vraiment juste un peu, juste de quoi verser une mini larmichette en tournant la dernière page.

Bref, cette lecture confirme ce que je pensais déjà: j'ai du mal avec les romans terroirs et les bonds dans le temps ne sont pas réellement faits pour moi. 


Des bisous!

mercredi 4 mai 2016

Nos années sauvages de Karen Joy Fowler.

 Salut les poussins,

Aujourd'hui:

Nos années sauvages de Karen Joy Fowler.

 Des parents, deux sœurs et un frère vivent heureux ensemble. Rosemary est une petite fille très bavarde. Sa sœur disparaît et son frère part. Alors, elle cesse de parler. Jusqu'à ce qu'elle se mette à raconter l'histoire de sa famille et celle de sa sœur Fern, un peu différente...
Il y a eu un avant Fern et un après Fern pour Rosemary. Cinq ans près de sa sœur, cinq ans de complicité et de jeux.. jusqu'à sa disparition soudaine, suivie de peu par celle de son frère. La vie de Rosemary n'a plus jamais été sereine et encore aujourd'hui, étudiante sérieuse, elle n'a jamais pu oublier, pas plus que ses parents avec qui elle entretient une relation des plus froide..


Ce livre est particulier. Je ne savais pas dans quoi je me lançais (oui je sais, ça arrive souvent ces derniers temps) et autant le dire tout de suite, je n'ai pas été particulièrement séduite.

Je ne dirais pas de quoi parle réellement ce roman parce que cela serait lui enlever son grand point fort: la surprise, la révélation ultime qui arrive après le premier quart du livre. C'est vraiment ce secret étrange qui m'a profondément marquée.. mais qui m'a aussi empêché de rentrer réellement dans l'histoire que j'ai trouvé trop loufoque, à un tel point que je ne trouvais ça ni touchant, ni drôle, ni quoi que ce soit d'autre. Je lisais le roman - bien écrit et super agréable à lire - mais je n'ai absolument rien ressenti en lisant l'histoire de Rosemary. Je n'ai pas réussi à rentrer dans son histoire particulière ni à celle de sa famille qui n'est pas des plus attachante, en toute honnêteté. 

Chacun son truc comme on dit, il n'y a pas de phrase plus claire pour exprimer mon ressenti. Je reconnais à ce récit sa joliesse littéraire mais le sujet ne m'a malheureusement pas touchée un seul instant.. cela arrive parfois. Le rythme est soutenu, j'ai vraiment accroché aux premières pages mais une fois la révélation faite, c'était juste trop, ça m'a complètement fait décroché et je l'ai fini pour dire de finir. Il en faut pour tous les goûts!


Des bisous!

mardi 22 mars 2016

Au-dessus de tout soupçon de Declan Hughes.

Salut les poussins,

Aujourd'hui:

Au-dessus de tout soupçon de Declan Hughes.

Danny et Claire Brogan vivent avec leurs deux filles dans une belle propriété du Wisconsin. Même si tout n'est pas toujours rose, ils mènent une existence heureuse. C'est précisément ce que se dit Claire en rentrant un soir d'un séjour d'une semaine à Chicago. Mais quand elle pousse la porte de chez elle, la maison est entièrement vide. Son mari et ses filles ont disparu, le cadavre de leur chien gît dans le jardin. Assistée par sa meilleure amie Dee, Claire doit comprendre au plus vite ce qui s'est passé.
Après une semaine de détente à plonger dans son passé, Claire rentre chez elle et découvre sa maison complètement vide, désertée par son mari et par ses deux filles, son chien éventré dans le jardin. La panique l'emporte bien évidemment mais très vite, elle est convaincue que son mari ne l'a pas abandonnée impunément.. Commence alors une course poursuite pour découvrir la vérité.


Si je n'ai pas eu un coup de cœur particulier je dois avouer que j'ai passé un bon petit moment distrayant avec ce roman qui m'a quelque peu étonnée.

Forcément je m'attendais à quelques surprises mais pas à cette tournure de récit-là. J'imaginais déjà une femme torturée, un mari méchant qui veut la punir.. Et pas du tout, sans spoiler (puisqu'on le sait dès les premières lignes) il s'agit surtout de problèmes surgis du passé qui viendront mettre la vie de Claire et de son mari sans-dessus-dessous.. et c'était assez intense à regarder. On suspecte tout le monde forcément et pourtant j'ai tout de même été surprise par le dénouement final et par la manière dont l'auteur nous y amène. C'est plutôt prenant, on bouge constamment, les points de vue s'enchaînent et j'ai vraiment apprécié pouvoir voir du côté des gentils.. comme du côté des méchants.  
La relation entre Claire et Danny est aussi assez fascinante à voir évoluer. Je suis partie avec une idée de départ pour être en fait baladée pendant tout le récit. J'ai apprécié voir leurs sentiments évoluer ou plutôt s'éclaircir, on hésite toujours sur ce qu'ils ressentent vraiment et j'ai bien aimé cette ambiguïté qui nous laisse toujours un peu dans le doute. S'aiment-ils vraiment? J'ai constamment changé d'avis, ressentant parfois beaucoup d'amour et à l'opposé, parfois beaucoup de haine. Joli chipotage psychologique!

 Enfin voilà, rien de transcendant mais je n'en attendais pas énormément non plus. Un bon petit polar sans prise de tête, ça fait du bien de temps en temps.

Merci aux Editions Presses de la cité,

Des bisous!

vendredi 5 février 2016

Vertigo 42 de Martha Grimes.

Salut les poussins,

Aujourd'hui:

Vertigo 42 de Martha Grimes.

 Richard Jury, célèbre commissaire de New Scotland Yard, rencontre, par l'intermédiaire d'un ami commun, Tom Williamson. Ce dernier le supplie de rouvrir une vieille affaire : celle qui concerne son épouse, Tess, découverte sans vie au pied de l'escalier de leur manoir du Devon. À l'époque, la police avait conclu que la jeune femme avait été victime d'un vertige ayant entraîné sa chute. Cependant, Williamson est intimement persuadé qu'elle a été assassinée et qu'un lien doit être fait avec le décès d'une petite fille, survenu six ans plus tôt dans leur jardin... Ce jour-là, cinq autres enfants du voisinage étaient présents. Mais, alors que Jury tente de les retrouver pour reconstituer les faits, deux meurtres ont lieu quasi simultanément dans la région. Toutes ces morts, si éloignées soient-elles dans le temps, seraient-elles liées ?
Seize ans après la mort de sa femme, Tom Williamson demande au commissaire Richard Jury d'enquêter sur cet événement dramatique dont il ne s'est jamais vraiment remis. Est-elle réellement tombée suite à un vertige? Ou a-t-elle été assassinée à cause de la mort d'une petite fille dans son jardin des années plus tôt? Le commissaire Jury va devoir démêler le vrai du faux..


Cela faisait longtemps que j'avais envie de lire un roman de Martha Grimes qui est quand même un grand nom dans la littérature policière aussi me suis-je presque jetée sur ce livre en le recevant.. et cette rencontre fut un poil décevante, je dois l'avouer.

Je n'ai pas détesté, loin de là, je n'ai juste  pas réellement accroché à cette histoire un peu abracadabrantesque qui part constamment dans tous les sens. Un tel est suspect puis finalement c'est l'autre, finalement non c'est encore une autre, finalement c'était le premier, non le dernier.. etc etc. J'ai eu un peu l'impression de voguer dans un univers fouillis et pas clair du tout, du coup ma lecture a été un peu fastidieuse. Ce qui n'aide assurément pas c'est que l'auteure parle souvent d'anciennes enquêtes ou fait souvent intervenir d'anciens personnages sans même les présenter un tant soit peu et surtout ne nous ré-explique pas les liens qui existent entre eux et le personnage principal, ça n'a fait que rendre ma lecture plus compliquée ou plus vague surtout puisque je ne savais jamais vraiment qui était qui.. Ce qui est plutôt dérangeant dans un livre, il faut le dire. C'est peut-être ma faute, peut-être ais-je été un peu prétentieuse en me lançant dedans alors qu'il s'agit du vingt-troisième tome de la saga consacrée au commissaire Jury..

A côté de ça, j'ai aimé l'ambiance un peu désuète de l'histoire, j'ai totalement accroché au côté Scotland Yard ainsi qu'aux amis complètement farfelus de Jury. Son adjoint aussi est très bon, il pourrait presque être dans un Agatha Christie je trouve. Ces petits détails allègent le roman et lui donnent un vrai côté attachant. 

Enfin voilà, rien de très mauvais mais rien d'exceptionnel à mes yeux. Martha Grimes ferait bien de faire comme ses collègues auteurs et penser à ceux qui prennent ses sagas en route, quelques phrases par-ci par-là d'explications et de présentations auraient vraiment tout changer pour moi.


Des bisous!

mercredi 20 janvier 2016

L'aviatrice de Paula McLain.

Salut les poussins,

Aujourd'hui:

L'aviatrice de Paula McLain.

Beryl Markham a deux ans lorsque sa famille s'installe au Kenya en 1904. Très vite abandonnée par sa mère, elle est élevée par son père – entraîneur de chevaux de course – et par les natifs de la tribu Kipsigi, qui vivent sur les terres paternelles. Cette éducation non-conventionnelle pour quelqu'un de son rang fait d'elle une jeune femme audacieuse et farouche, qui voue un amour sans bornes à la nature sauvage et se moque de la bienséance. De mariages ratés en liaisons contrariées – elle tombe éperdument amoureuse de Denys Finch Hatton, l'amant de l'auteure Karen Blixen –, Beryl va peu à peu s'imposer comme l'une des femmes les plus singulières de son temps. Elle sera la première aviatrice à accomplir un vol transatlantique en solitaire d'est en ouest... Avec pour décors les paysages majestueux de l'Afrique du début du XXe siècle, Paula McLain nous livre l'histoire d'une femme hors du commun qui n'aspire qu'à être libre.
Beryl a grandi dans une énorme ferme au Kenya, une enfance empreinte de liberté et de grands espaces qui ont fait d'elle une femme bien décidée à faire ses propres choix. A seize ans, quand son père perd leur domaine, c'est la désillusion, la perte de tous ses repères. Pour se raccrocher à tout ça, elle se marie avec leur voisin, un jeune homme qui semble parfaitement correct mais qui va très vite l'étouffer. 

Commence alors une vie de recherche constante.. Beryl sera entraîneuse de chevaux puis aviatrice, le tout en essayant au mieux de ne pas laisser les autres lui dicter ses choix, une vie difficile pour une femme au début du vingtième siècle. 


J'ai mis du temps à trouver les mots pour vous parler de ce roman qui m'a vraiment touchée, je pense même qu'on pourrait dire que j'ai eu un coup de cœur pour cette histoire incroyablement dépaysante.

Beryl n'est pas une héroïne comme les autres, elle fait partie de ces femmes inoubliables, indépendantes et débrouillardes qui ont été de vraies féministes sans le vouloir particulièrement. A ce titre, je trouve que son nom est bien trop méconnu alors que sa vie fut incroyablement grandiose.   Elle grandit sans mère dans une ferme au Kenya, un pays alors envahi de jeunes riches qui souhaitent partir à l'aventure loin de leurs ennuyeuses familles, dilapidant tranquillement leur héritage, faisant des safaris en buvant du champagne. C'était une époque étrange, un peu honteuse historiquement parlant.. mais tellement passionnante! Malgré cette ambiance plus légère qu'en Angleterre Beryl va plus d'une fois devoir faire face aux esprits étriqués de l'époque qui ne supportent pas de voir une femme souhaitant être libre, tout simplement. Beryl devient la première femme entraîneuse de chevaux puis la première à vivre de son métier d'aviatrice, n'hésitant même pas à se lancer seule dans un voyage transatlantique, un voyage incroyablement risqué pour l'époque. Pour tout ce qu'elle a accompli, son nom mériterait d'être plus connu, vraiment. 

Aussi, les amateurs de cinéma classique auront peut-être déjà entendu ce nom à cause du film Out of Africa puisque les personnages de ce film sont en vérité Karen Blixen et son grand amour, Denys Finch-Atton. Karen fut sans aucun doute la seule amie de Beryl Markham tandis que Denys est étrangement également le grand amour de cette dernière. Malgré l'amitié et le respect total qu'elle voue à Karen, Beryl a toujours eu un lien particulier avec Denys. Ils ont en commun leur envie de liberté et leur besoin de vivre sans attaches, je dirais qu'ils se comprennent sur bien des points.. et leur histoire est touchante, l'auteure en parle avec tellement de poésie que j'en garde un souvenir impérissable.

Derrière la fenêtre, la nuit se tenait coite. Il n'y avait que nos deux corps que les ombres caressaient. Proches, de plus en plus proches, désireux de franchir un cap. Mais même alors, je ne me suis pas dit: "Il est l'amour qui va bouleverser ma vie." Je n'ai pas pensé: "Je ne m'appartiens plus." Je l'ai embrassé, c'est tout, je me suis dissoute, et c'était fait.

Bref, vous l'aurez compris, je suis séduite. Ce roman m'a donner envie de lire le roman de Beryl Vers l'Ouest avec la nuit et moi je ne peux que vous conseiller de lire les deux! 


Des bisous!




jeudi 26 novembre 2015

Avec tes yeux de Sire Cédric.

Salut les poussins,

Aujourd'hui:

Avec tes yeux de Sire Cédric.

Thomas ne croit que ce qu'il voit, mais personne ne le croit. Depuis quelque temps, Thomas fait des rêves atroces. D'épouvantables rêves qui le réveillent en sursaut et morcellent son sommeil qu'il a déjà fragile. Si ce n'était que ça ! Après une séance d'hypnose destinée à régler ses problèmes d'insomnie, il est en proie à des visions. Il se voit, à travers les yeux d'un autre, torturant une jeune femme... Persuadé qu'un meurtre est effectivement en train de se produire, il part à la recherche de la victime. Le cauchemar de Thomas ne fait que commencer.
Alors que Thomas souffre déjà d'insomnie depuis de nombreuses années, ce sont maintenant d'horribles cauchemars qui viennent polluer ses nuits. Suite à une séance d'hypnose censée régler ses problèmes, ses cauchemars se transforment en visions, des visions affreuses où il voit à travers les yeux d'un tueur sans pitié. Persuadé que ce qu'il voit se passe réellement, il se met à le recherche des victimes.. sans penser une seule seconde qu'il va en devenir une à son tour.


J'ai eu du mal à écrire un article à propos du petit dernier de Sire Cédric, va savoir pourquoi, j'ai pourtant passé un chouette moment avec.. enfin, je ne sais pas si on peut vraiment utiliser le mot chouette avec un roman aussi eurk. Dès les premières pages, on est tout de suite plongés dans l'horreur, notre serial-killer est un des pires tarés jamais rencontrés, vraiment. L'auteur n'hésite pas à nous livrer les détails les plus sanglants possibles, c'était abominable par moment, il faut avoir le coeur bien accroché. (Moi ça va, je ne suis pas du genre à être vite dégoûtée mais je pense que certains pourraient l'être, faut le savoir quoi.) Un autre truc à savoir c'est que comme d'habitude (ou souvent avec Sire Cédric il me semble) le surnaturel vient se mêler à l'histoire, ce n'est pas un simple thriller, il y a une dimension plus étrange et moins conventionnelle que ce qu'on peut lire d'habitude. On aime ou on aime pas, moi j'avoue que de base ce n'est pas ce qui m'excite le plus mais ici c'est tellement bien fait que j'ai plongé dedans à pieds joints sans me demander une seule seconde si c'était possible ou non. Dès le début, j'ai été complètement scotchée en essayant de comprendre ce qu'il se passait et c'était très complexe, avec un dénouement largement à la hauteur, je n'aurais pas pu deviner une seule seconde le fin fond de l'histoire, vraiment impressionnant quoi. Les personnages sont eux aussi très complexes, par moment je les trouvais attachants dans leur malheur alors que parfois ils m'énervaient, ils sont imparfaits, ce qui ne les rend sans doute que plus attachants.

Si je devais chipoter et vraiment trouver un petit défaut je dirais que la fin ne m'a pas séduite à 100% mais c'est très personnel, elle clôt le roman comme il faut, elle a réussi à me surprendre.. mais j'ai voulu taper du pied parce que ce n'était pas du tout à quoi je m'attendais ni ce que j'espérais. Mais c'est vraiment pour trouver quelque chose quoi! A part ça, j'ai passé un super bon moment avec ce roman que je ne peux que conseiller aux amateurs de thrillers sanglants..

Merci aux Editions Presses de la cité,

Des bisous!

vendredi 13 novembre 2015

Ostland de David Thomas.

Salut les poussins,

Aujourd'hui:

Ostland de David Thomas.

Berlin, 1941. Le jeune et ambitieux Georg Heuser entre dans la police en tant qu'inspecteur à la brigade criminelle. Il est rapidement affecté à la traque d'un tueur en série qui terrorise la ville. Sous la tutelle de son supérieur et mentor, il affirme ses dons d'enquêteur, apprend la loyauté envers ses collègues et se jure d'oeuvrer toujours au service des innocents. Jusqu'au jour où, pour le féliciter, on le promeut au sein de la SS.
Envoyé à Minsk, Georg va prendre en charge l'arrivée des convois de déportés juifs et l'organisation du ghetto. Soucieux de plaire à sa hiérarchie, il obéit aux ordres et s'interdit de penser au crime odieux auquel il est en train de participer. Mais peut-on rester dans cet état d'insensibilité lorsqu'on devient soi-même le monstre qu'on s'est toujours promis de poursuivre ?
Georg est un jeune policier ambitieux. Affecté à la brigade criminelle, il a la chance de travailler sur une enquête des plus importante: la traque d'un tueur en série qui s'attaque à des femmes de tout âge. Son travail est rapidement remarqué et il finit par être envoyé à Minsk.. une nouvelle carrière qui le changera à tout jamais.


Ce roman est tel que je l'imaginais, notre héros également. Georg est un garçon ambitieux qui veut réussir dans la vie. Après la brillante conclusion de sa première grande enquête, il est envoyé à Minsk sans avoir aucune idée de ce qui l'attend et une fois là-bas, il met un temps fou à se rendre compte de ce qui s'y passe réellement. J'ai souvent croisé le côté allemand dans des romans ou des films récemment et ce qui en ressort c'est que beaucoup préférait ne pas savoir et qu'ils se sont petit à petit habitués à voir l'horreur, surtout en ce qui concerne les forces armées. Georg voit ses limites diminuer petit à petit et surtout lui et ses collègues ont une excuse parfaite: ils répondent aux ordres et cela relève de la responsabilité morale de leurs supérieurs et non de la leur, qu'ils doivent avoir une bonne raison pour organiser un tel massacre. Ils vivent dans un déni total, se persuadant que tout cela est normal.. Sans cela, ils perdraient très rapidement l'esprit. C'est ce qui se passe avec Georg et avec tous ses camarades. On se rend bien compte que la plupart n'approuvent pas, bien que certains soient de véritables psychopathes qui ont trouvé un échappatoire légal à leur cruauté. A part eux, presque tous les soldats en sont malades, beaucoup ne sont même pas antisémites, ils pensent juste ne pas avoir le choix. Ils finissent tous par s'abrutir d'alcool afin de tenter d'oublier leurs actes.. A un moment, un personnage du roman dit à peu près que leur plus grande punition est sans aucun doute leurs souvenirs, tous ces visages qui les hantent la nuit.. Je pense que ce personnage dit vrai. (Bien sûr, tout ce dont je parle concerne le livre en lui-même, je ne prétend pas être dans la tête de tous ces soldats, je parle seulement de la vision partagée par l'auteur.)

Après tous ces mois loin de Berlin, ce n'était pas seulement la passion charnelle qui sublimait l'acte physique. J'expérimentais plutôt la glorieuse sensation de m'immerger dans l'acte sublime de la vie, après avoir côtoyé de si près l'ombre de la mort. La chaleur du corps du Biene, ses yeux pétillants, son sourire éblouissant formaient un antidote au monde de ténèbres et de stérilité dans lequel j'avais baigné. Jouir de son amour, c'était se remplir d'une potion magique dont les bienfaits se répandaient en moi, revigoraient mon esprit et m'extirpaient des bas-fonds pour m'emmener vers la lumière du soleil.

Pour en revenir à Georg, son premier gros problème est sans conteste son ambition, il est capable de tout pour que les gens influents aient une bonne opinion de lui, quitte à modifier son discours au besoin.. parfois même dans la même discussion, c'est vraiment incroyable. Souvent je voyais l'homme en lui, celui qui se posait des questions sur la cruauté de ces actes, une vision vite effacée dès qu'il se trouve avec quelqu'un d'autre. C'est un véritable caméléon, encore maintenant je reste perplexe face à son cas. Il ne faut pas croire que ce livre l'excuse ou excuse les nazis de manière générale, pas un seul instant on pense que Georg est un pauvre innocent.. même si cela permet de voir certains côtés humains en lui et en tous les soldats allemands, un joli exploit de la part de l'écrivain. C'était dur néanmoins, très dur. Certaines scènes sont terribles, on ne nous épargne rien, pas même ces horribles meurtres à la chaîne qui m'ont franchement donné envie de vomir.. tout comme notre héros. 

A la fin du livre, l'auteur explique clairement que ce roman est écrit pour poser un questionnement au lecteur: à leurs places, aurions-nous été plus forts, plus courageux qu'eux? C'est une question intéressante dont la réponse est terrifiante, je trouve. Ce qui est sûr, c'est que ce roman est percutant, prenant, triste.. et que je l'ai adoré. Dur mais incroyablement juste, je ne peux que le conseiller même s'il faut savoir d'avance que la lecture n'en sera pas facile.

Merci aux Editions Presses de la cité,

Des bisous!

jeudi 17 septembre 2015

Le doute de S.K. Tremayne.

Salut les poussins,

Aujourd'hui:

Le doute de S.K. Tremayne.

Un an après la mort accidentelle de Lydia, 6 ans, ses parents et sa jumelle Kristie prennent un nouveau départ en s'installant sur une petite île écossaise isolée. Mais l'étrange comportement de Kristie sème bientôt le trouble. Elle demande à se faire appeler Lydia... Qui est-elle vraiment ?

Sarah a eu le cœur brisé lors de la mort d'une de ses jumelles, quatorze mois plus tôt. Elle tente tant bien que mal de remonter la pente avec Angus, son mari. Leur mariage est tendu, Angus ayant perdu son travail et étant constamment en colère. Pour éviter de finir ruinés et pour essayer de tirer un trait sur tout ça, ils décident de déménager sur une petite île écossaise perdue au milieu de nulle part dont Angus vient d'hériter. 

Juste avant de partir, quelque chose d'étrange se passe: Kirstie, la jumelle survivante, se met à prétendre à sa mère qu'elle est Lydia, celle qui a tragiquement disparu. Sur une île glaciale et loin de tous, Sarah va tenter de découvrir la vérité sur la mort de son enfant.. 


J'avais super envie de lire ce roman au résumé vraiment prometteur. Je n'ai pas pu m'empêcher de le sortir rapidement de ma pal, c'était beaucoup trop tentant.. et je ne le regrette pas un seul instant car j'ai adoré Le doute! 

J'ai rarement lu un livre aussi intense et aussi glaçant voir franchement terrifiant. Rien que le premier chapitre se clôt d'une manière vraiment intense, à un tel point que j'en ai eu des frissons.. et ça a été comme ça jusqu'à la fin. Plus on avance, plus on s'enfonce dans la colère, les ressentiments, les soupçons, le tout dans une ambiance horriblement effrayante, j'avais vraiment l'impression de regarder un film d'horreur par moment, j'avais presque peur de lire certains chapitres tellement je me sentais mal à l'aise et tellement j'avais peur de ce qui allait se passer. L'île de Torran où se passe l'action ne fait pas peur en elle-même, ce sont les sentiments de nos personnages ajoutés à leurs conditions de vie qui rend le tout haletant. Ils vivent dans un cottage à moitié délabré, le mari est constamment sur la corde raide, débordant de haine, leur fille donne l'impression d'être devenue complètement folle, notre héroïne principale est totalement désemparée.. On ne peut que se demander encore et encore comment est-ce qu'ils en sont arrivés là. L'auteur noue envoie constamment sur de fausses pistes, essayant de nous faire croire telle ou telle chose. On a parfois droit au point de vue d'Angus, son mari, et le changement est vraiment brutal, le narrateur utilise le passé simple pour parler et c'est d'une telle noirceur, chaque mot est tranchant comme une lame, comme s'il était sur le point de craquer. Ces chapitres et ces changements étaient très impressionnants, je ne peux que saluer le talent de S.K. Tremayne pour nous plonger dans des esprits tellement différents de façon tellement prenante!

Enfin, c'est toute l'histoire qui l'est, jusqu'à la fin. Je sais que nombreux sont ceux qui ne l'ont pas trouvée à la hauteur mais moi j'ai été bluffée, vraiment. Je me suis en fait laissée avoir par certains faux indices et le dénouement était juste ébahissant, je ne m'y attendais pas une seconde! Le moment où la vérité éclate m'a vraiment prise aux tripes, la tension était à son comble et j'étais vraiment suspendues aux lèvres des personnages. Alors d'accord, ce n'était pas LA grosse explication tordue et impressionnante mais tout de même, la manière dont c"est amené, pensé et présenté, tout ça est juste.. bluffant, vraiment.

Vous l'aurez compris, ce roman m'a totalement séduite. Rarement un thriller m'aura fait sentir aussi mal, rarement j'ai tremblé en tournant les pages et là.. brr, j'en ai encore des frissons.

Merci aux Editions Presses de la cité,

Des bisous!