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jeudi 21 février 2019

Jeu de massacres de James Patterson et Howard Roughan.

Salut les poussins,

Aujourd'hui:

Jeu de massacres de James Patterson et Howard Roughan.


UN MEURTRIER…
Le professeur Dylan Reinhart est l’auteur d’un ouvrage de référence sur les « comportements déviants ». Lorsque Elizabeth Needham, du NYPD, en reçoit un exemplaire accompagné d’une carte à jouer tachée de sang, tout porte à croire qu’un tueur s’intéresse à l’éminent docteur en psychologie…
DEUX ENQUÊTEURS…
Mais il apparaît vite que ce sang est celui d’un homme retrouvé poignardé à son domicile. Quant à la carte, un roi de trèfle, elle prend tout son sens lorsque Needham et Reinhart comprennent qu’elle désigne la deuxième victime d’un tueur que les journaux surnomment déjà le « Dealer ». Ces cartes ne sont donc pas une signature, mais les indices d’un jeu de piste dont Manhattan est le décor…
… ET 52 CARTES
Deux de cœur, neuf de carreau, valet de pique… Une à une, les cartes s’abattent. Et les victimes tombent. Une partie s’engage, qu’il faudra jouer jusqu’au bout. Jusqu’au moment où le Dealer perdra la main… à moins qu’il ait gardé un atout dans sa manche ?

Lorsque le professeur Dylan Reinhart reçoit la visite de l’inspectrice Elizabeth Needham il ne s’attend pas à voir sa vie autant bouleversée.. c’est pourtant ce qu’il se passe quand celle-ci lui révèle que Le Dealer - tueur en série du moment - a envoyé son livre avec sa photo déchiquetée ainsi qu'une petite menace de mort à un journaliste. Dylan se retrouve donc bien malgré lui à enquêter sur les mystérieux meurtres. Rien ne semble relier les victimes, seulement une carte du même jeu disposée sur chaque défunt. S’ensuit une parti du jeu du chat et de la souris palpitante.


J’ai un peu honte de le dire - en tant que blogueuse littéraire je lis un peu de tout - mais je n’avais encore jamais lu un roman de James Patterson qui est pourtant un des auteurs les plus prolifiques de ces vingt dernières années puisqu’il sort en moyenne une douzaine de livres par an. Comment fait-il? Il délègue. Il écrit la trame principale de son roman puis fait rédiger tout le reste par un autre auteur. Pas un nègre à proprement parler puisque le nom de ses coauteurs sont écrits sur les couvertures. Reste que ce fonctionnement ne m’excite pas des masses, ça me semble un peu « tricher ».. mais je ne partirais pas dans un débat, ce n’est absolument pas le but ici. J’ai voulu le découvrir tout de même et j’ai passé un très bon moment avec Jeu de massacres. 

L’histoire était prometteuse: un espèce de profiler, une enquêtrice plutôt brute de décoffrage et un serial-killer. Il n’en fallait pas plus pour me donner envie et j’ai plongé dedans à pieds joints. 

On est d’ailleurs jeté dans le récit dès les premiers mots. On sait tout de suite où on va et à qui on a affaire.. ou presque. Nos deux héros tout d’abord: Elizabeth est une jeune femme qui a une position plutôt importante dans la police pour son âge mais on se rend vite compte qu’elle le mérite. Elle est courageuse et son côté franc-parler est plutôt plaisant, ajoutant un petit côté léger à certaines scènes. Dylan est quant à lui surprenant. Les informations à son sujet sont distillées petit à petit et j’avoue m’être plutôt bien attachée à lui. J’avais hâte de voir ce qui allait lui arriver - enfin plutôt au duo qu’il forme avec Elizabeth - et j’ai tourné les pages assez rapidement.. peut-être même un peu trop.

Le Dealer est un méchant intéressant mais qui n’a pas réellement le temps de nous montrer tout son potentiel. Le roman est rapide, tout se déroule frénétiquement, sans temps mort et j’ai trouvé ça un peu trop, justement. Ça manquait d’approfondissement, certaines révélations sont balancées comme ça un peu à la va-vite, je trouve qu’on aurait pu y aller plus doucement et y aller crescendo. C’était des coups rapides et constants alors qu’une montée en douceur aurait été plus agréable et aurait généré moins de frustration à la fin qui est comme tout le reste. L’auteur tente bien de nous surprendre mais ça prend peu, un goût d’inachevé m’est resté en bouche, j’en aurais voulu plus, j’aurais voulu plus de profondeur et d’intensité. 

Une petite lecture mitigée donc. Je ne regrette pas cette rencontre avec James Patterson (et son équipe) mais c’est un roman à lire au bord de la plage, un truc sans prise de tête et qui ne demande pas beaucoup de réflexion. Je ne dirais par contre pas non à une nouvelle aventure avec nos deux héros! 

Merci aux Editions L'Archipel,

Des bisous!

vendredi 4 mai 2018

Etoiles dans le ciel du Sud d'Elizabeth Haran.

Salut les poulets,

Aujourd'hui:

Etoiles dans le ciel du Sud d'Elizabeth Haran.

Londres, 1954. Estella mène une vie des plus confortables… jusqu’à ce qu’elle découvre que son mari, en plus d’avoir fermé son cabinet d’avocat et dilapidé leur fortune, la trompe.
Le cœur brisé, Estella décide de refaire sa vie en Australie, où un poste de vétérinaire l’attend. Mais la jeune femme n’est pas seule à effectuer la traversée : elle est enceinte.
Arrivée à Kangaroo Crossing, Estella déchante. Peuplé d’une poignée d’habitants, le hameau est infesté de mouches et la chaleur y est suffocante. Et tous observent la nouvelle venue d’un œil suspicieux.
Parviendra-t-elle à gagner le respect et la confiance des habitants du village, plutôt rustres ? Un pari d’autant plus difficile à relever qu’elle leur a caché plusieurs pans de son passé. Et que ce dernier pourrait bien la rattraper…
Dans un décor aussi magnifique que âpre, tous les éléments qui ont fait le succès des sagas de Tamara McKinley et de Sarah Lark se trouvent ici réunis.
Estella pensait mener une vie parfaite auprès de son époux. Alors qu'elle s'apprête à lui annoncer sa grossesse - non réellement prévue mais qui la comble de joie - elle le découvre dans les bras de sa cousine Davina. Après une confrontation, elle apprend que le jeune homme est ruiné et espère bien se la couler douce grâce à sa riche cousine.

Estella prend alors son destin en main et décide de protéger son futur enfant à naître de ce monstre égoïste: elle part s'installer en Australie à Kangaroo Crossing, une petite ville perdue au milieu de nulle part, une petite ville d'où vient son père qu'elle n'a jamais connu, Ross. Elle reprend son cabinet  vétérinaire mais devra apprendre à se faire respecter mais aussi à s'habituer à cet environnement quelque peu hostile..


J'avais lu le dernier Elizabeth Haran Le Pays du soleil rouge et je dois avouer ne pas l'avoir apprécier. L'héroïne n'était pas particulièrement attachante et l'histoire un peu exagérée.. J'avais donc très peur de retrouver ces petits défauts dans Etoiles dans le ciel du Sud mais pas du tout! J'ai tout de suite su en l'ouvrant qu'il me plairait et il m'a donné exactement ce que je souhaitais: un voyage inoubliable dans une Australie sauvage.

Nous sommes tout de suite plongés dans l'histoire d'Estella, le roman commence avec l'annonce de sa grossesse. Nous verrons tout ce qui s'en suit et c'était passionnant. Le voyage ne prend aucune place, c'est réellement son installation là-bas qui est au coeur de tout. Au début, évidemment, personne n'est enthousiaste à l'idée qu'une femme - de la ville en plus - leur dise comment s'occuper de leur animaux et il va falloir beaucoup de courage à la nouvelle arrivée pour qu'il commence à la voir comme un vrai vétérinaire. Elle mettra du temps à s'adapter à tout - notamment à son logement - mais elle n'a rien d'une petite citadine écervelée, elle est juste perdue et loin de chez elle dans un environnement totalement étranger. C'est pourquoi je me suis bien attaché à elle.

A part ça, vous vous doutez bien qu'il y a une petite histoire d'amour. Un classique, rien d'extraordinaire mais très efficace. Ca ne s'étale pas au péril du contexte de base, c'est bien fait, bien jaugé, ça apporte aussi une petite touche de mignonitude dans ce monde si cruel.

 Un très bon roman! Un joli voyage au coeur du bush, une plongée solitaire mais pas que..

Merci aux Editions L'Archipel,
Des bisous!

mercredi 5 juillet 2017

A l'ombre de l'arbre kauri de Sarah Lark.

Salut les poussins,

Aujourd'hui:

A l'ombre de l'arbre kauri de Sarah Lark.

Nouvelle-Zélande, 1875. Lizzie et Michael cultivent l’espoir d’un jour  posséder leur propre domaine. Mais ces perspectives heureuses sont  soudain assombries par la disparition de leur fi lle adoptive, kidnappée  par un chef maori…
Pendant que Michael se démène pour retrouver sa fi lle, Kathleen – son  ancienne fi ancée – apprend une bonne nouvelle : son fi ls Colin rentre  au pays. Mais nul ne mesure les conséquences de ce retour pour les  deux familles…
Prenant pour toile de fond les paysages grandioses de la Nouvelle-  Zélande, Sarah Lark fait la part belle à ses héroïnes, et au combat  qu’elles mènent pour conquérir liberté et indépendance.
 J'adore Sarah Lark, vous vous souvenez? C'est cette incroyable auteure dans le style de Tamara McKinley, toutes deux sont capables de nous présenter des sagas familiales sur des années, le tout en faisant en sorte que ce soit toujours surprenant, toujours dépaysant, toujours.. plutôt génial en fait.

L'année passée, à peu près à la même période, je vous présentais le premier tome de cette saga. Comme la précédente, Le pays du nuage blanc, on peut lire chaque livre indépendamment des autres, lire juste le deuxième, juste le troisième.. peu importe. Chaque histoire est indépendante même s'il s'agit toujours des enfants ou petits-enfants des personnages d'avant et que ceux-ci sont souvent encore présents. Malgré ça, tout est présenté de façon à ce qu'on comprenne tout même en lisant seulement le dernier par exemple.

Ici c'est donc les enfants de Lizzie, Michael et Kathleen que nous suivons plus une nouvelle famille qui est, étonnamment, plus au centre de l'histoire que les autres, au moins un peu.  Nos trois héros du tome précédent ont vieilli, sont des adultes accomplis, chacun ayant une situation plutôt confortable. Lizzie a donc eu une fille avec un chef maori, Matariki, que Michael a élevé comme sa propre fille. Ils ont également d'autres enfants sans importance aucune dans le récit. Elle est le "côté maori" de l'histoire. De l'autre nous avons une petite nouvelle, Violet, une jeune fille de mineur qui se retrouve par un hasard étrange de circonstances en Nouvelle-Zélande avec sa petite soeur, son père, son frère et l'un de ses amis. Ces deux jeunes filles m'ont fait connaître une multitude de situations sociales, économiques et culturelles, chacune vivant des aventures plutôt mouvementées. Nous les regardons grandir, du début de l'adolescence jusqu'à ce qu'elles deviennent des jeunes femmes accomplies.

Bien sûr, il y a une tonne d'autres personnages. Des gentils, des méchants, des très méchants.. Comme souvent dans ce genre de sagas certains hommes sont effroyables et ici encore j'ai serré les dents de nombreuses fois en voyant les épreuves que les filles traversent.. Je n'ose pas en dire trop de peur de spoiler, si je vous dit un tant soit peu ce qu'il se passe vous perdrez toute surprise en tournant les pages alors que c'est ce qu'il y a de meilleur! Sachez seulement que tout s'enchaîne, que la Nouvelle-Zélande est au centre de l'histoire, que ce soit géographiquement qu'historiquement. On le sentait dans les autres tomes déjà mais ici les choses changent, les mentalités aussi, le peuple néo-zélandais est prêt à se battre pour se tourner vers la modernité, une période vraiment intéressante!

Je ne sais pas si vous vous souvenez mais mon avis sur le premier tome, Les rives de la terre lointaine était un poil partagé, même un peu négatif. Ici, il n'en est rien! Je ne dirai pas que j'ai vibré tout le long du roman ni que certaines choses n'étaient pas un peu prévisibles, il n'en reste pas moins que j'ai passé un excellent moment. J'ai beaucoup réfléchi hors lecture à ce qui allait arriver dans la suite et ça, c'est un très bon signe! Je ne me suis pas ennuyée une seule seconde, on voyage constamment, on change d'endroits, de cultures.. j'ai encore vécu quelques jours incroyablement dépaysants grâce à Sarah Lark, un vrai bonheur!

Merci aux Editions Archipel,

Des bisous!

lundi 10 octobre 2016

Daringham Hall, tome 1: L'héritier de Kathryn Taylor.

Salut les poussins,

Aujourd'hui:

Daringham Hall, tome 1: L'héritier de Kathryn Taylor.

Daringham Hall, un manoir cossu sur la côte Est de l’Angleterre où vit la famille Camden, qui vient juste de recevoir le courrier d’un avocat. Ce dernier prétend que son client, Ben Sterling, un jeune entrepreneur américain ayant fait fortune dans les nouvelles technologies, est le fils de Ralph, le patriarche du clan Camden…
Cette révélation sème la stupeur à Daringham Hall. Ben a en effet l’intention de récupérer ce qui lui est dû : une partie de la fortune familiale mais, surtout, le titre de baron, qui échoit au premier héritier mâle.
Le jour où Ben décide de se rendre sur place pour affronter « sa » famille, il est victime d’une double agression, qui le laisse amnésique.
Il est alors recueilli par Kate, la vétérinaire locale, qui tombe sous son charme. Grâce à elle, il fait la connaissance des différents membres du clan, avec qui il sympathise.
Mais quand son associé, qui s’était lancé à sa recherche, fait soudain irruption, Ben retrouve la mémoire, et la raison de sa présence à Daringham Hall…
Lors d'une visite chez une patiente, Kate tombe sur un homme en pleine tempête. Pour se protéger, elle l'assomme avec une bûche.. pour se retrouver au final avec inconnu amnésique sur les bras.

A son plus grand désarroi, cet amnésique est incroyablement beau et l'ambiance entre eux devient rapidement électrique, jusqu'à ce qu'une tendre relation se noue entre eux. Malgré ses peurs, Kate décide de se lancer, prenant le risque de souffrir du passé de Ben, son inconnu sorti de nulle part. 

Malheureusement pour elle, Ben n'était pas là par hasard mais bien pour une histoire de vengeance, une histoire à laquelle elle se retrouve mêlée bien malgré elle..


Je suis un peu circonspecte face à ce roman, je dois l'avouer. Il était plutôt bien, plutôt divertissant.. mais ce n'était absolument pas ce à quoi je m'attendais! Quand on se lance dans un roman avec une vague idée - idée donnée par le bandeau sur la couverture et par le résumé tout simplement - et qu'on se retrouve avec un roman complètement différent.. C'est un peu déroutant.

Je vais essayer d'être claire: avec son histoire sur fond d'aristocratie anglaise et avec ses secrets familiaux, ce livre est vendu comme étant dans le genre de Downton Abbey et toutes ces séries et œuvres qui ont comme contexte ces familles nobles britanniques qui voient les temps changer à leur détriment.. et ici ce n'est vraiment pas la même ambiance ni même la même époque. 

En fait, tout le récit se passe de nos jours. C'est l'histoire de Ben, qui pense qu'il est le fils de l'héritier de Daringham Hall, un manoir important ainsi que de toutes ses terres et domaines secondaires. Lorsqu'il vient réclamer son dû en montrant les preuves qu'il possède, il est victime de deux agressions et finit amnésique. Il est recueilli par la vétérinaire et grande amie des habitants de Daringham, Kate. Ils finissent par succomber à l'attraction énorme qu'il y a entre eux.. Jusqu'à ce que son ancienne vie refasse surface et qu'il considère Kate comme faisant partie du clan adverse. La vengeance de Ben est peut-être le sujet principal mais la romance entre nos deux héros prend presque le pas dessus, en toute honnêteté. Il y a des scènes de sexe, beaucoup de questionnements sur leur relation.. et même quelques clichés qui semblent tout droit sortis d'un film américain, il faut l'avouer. En fait, en tant que romance l'histoire est très agréable à lire mais il faut savoir que c'est avant tout une romance, en tout cas c'est comme ça que je l'ai vu. Si on se lance dedans en s'attendant à une saga familiale palpitante ou à une ambiance à la Downton Abbey on ne peut qu'être déçu car ce n'est pas ça du tout, et de loin. 

En bref, une petite lecture légère bien divertissante mais sans plus. Je lirais la suite avec plaisir, par curiosité, mais je m'attendais à autre chose malheureusement.

Merci aux Editions L'Archipel,

Des bisous!

mardi 6 septembre 2016

Les rives de la terre lointaine de Sarah Lark.

 Salut les poussins,

Aujourd'hui:

Les rives de la terre lointaine de Sarah Lark.

Irlande, 1846. A 17 et 19 ans, Kathleen et Michael sont amoureux. Ils ne rêvent que d’une chose : quitter leur île natale pour rejoindre les Amériques, y fonder une famille et commencer une vie nouvelle. Car Kathleen est enceinte…
Mais ces projets s’effondrent quand Michael est arrêté pour avoir volé du pain. Il est alors envoyé en Australie pour y purger sa peine. Au cours de la traversée, il fait la connaissance de Lizzie, une jeune prostituée.
Pendant ce temps, Ian Coltrane, un vendeur de bétail, demande en mariage Kathleen, inconsolable depuis le départ de son amant. Ses parents acceptent sans hésiter. Les jeunes époux partent alors tous deux pour la Nouvelle-Zélande, dans l’espoir d’y faire fortune.
Hélas, Ian se révèle vite cupide et violent. De son côté, Michael – qui ne cesse de penser à Kathleen – est courtisé par Lizzie. Pour échapper au sort qui les attend, ils décident tous deux de s’enfuir pour la Nouvelle-Zélande.
Le destin saura-t-il réunir Michael et Kathleen ?
Kathleen est une toute jeune fille folle amoureuse de Michaël, un garçon bien peu fréquentable aux yeux de ses parents. Un sentiment qui se révèle plutôt juste quand ce dernier est envoyé en prison en Australie à la suite d'un vol, la laissant enceinte, jugée par tous les gens de son village. C'est alors qu'entre en scène Ian Coltrane, le fils d'un vendeur de bétails qui décide de l'épouser et de l'emmener commencer une nouvelle vie en Nouvelle-Zélande, un pays prometteur.. et très proche de l'Australie. Les deux amoureux réussiront-ils à se retrouver?


Je dois avouer que c'est avec énormément de tristesse que je viens écrire cet article.. Car je n'ai pas vraiment apprécié ce livre. C'est d'autant plus triste que j'en ai adoré plus de la moitié! Par contre, la fin.. pfiou.

Enfin, soyons honnêtes j'ai eu un peu de mal avec les personnages qui sont un peu caricaturaux. Entre la prostituée prête à tout pour survivre, le voyou amoureux fou mais incroyablement égoïste (et même parfois carrément idiot), la plus belle fille du monde nunuche et timide pour finir avec la lady anglaise qui se retrouve dans un coin perdu au bout du monde mais qui est tellement excentrique et attachante.. C'était mal parti. Et pourtant! Pourtant, je me suis accrochée, aux deux dernières surtout. En ce qui concerne les autres, je n'ai pas pu m'empêcher de ressentir dès le début une certaine antipathie envers eux. Ils ont énormément de bon côté mais j'avoue que leur côté de l'histoire m'ennuyait beaucoup, elle passe son temps à courir partout en offrant son corps à tout va tandis que lui ne jure que par son grand amour - Kathleen, son grand amour soit-disant - mais ne fait pas plus d'effort que ça pour la retrouver, noyant son soit-disant chagrin dans le whisky et les filles payantes. J'ai l'air méchante mais c'est comme ça, et ce n'est vraiment pas de gaieté de coeur puisque j'ADORE Sarah Lark, j'ai adoré chacun des trois tomes de sa précédente saga, aussi en attendais-je peut-être beaucoup trop de celle-ci. La partie consacrée à Kathleen et à son amie Claire - la lady anglaise - était beaucoup plus intéressante même si j'ai souvent eu envie de secouer notre héroïne de base qui est parfois un peu trop mollassonne à mon goût. Je voulais qu'elle bouge, qu'elle vive, qu'elle se batte! Mais non, même si elle a quelque sursaut de courage, elle rentre bien trop souvent la tête, il lui manquait un peu de piquant pour me séduire totalement.

Malgré ça, je mentirais en disant que j'ai passé un mauvais moment. Quel incroyable plaisir de retrouver la Nouvelle-Zélande de Sarah Lark! Quel plaisir de retrouver ce pays aux nuages blancs, ses longues prairies, ses énormes fermes, ses moutons.. même si ce n'est en rien comparable à Le pays du nuage blanc, on voyage beaucoup plus, on découvre d'autres paysages - notamment un village de chasseurs de baleine - et j'ai trouvé que la culture maorie était un poil moins présente qu'auparavant également. Enfin, on a tout de même l'occasion de croiser quelques noms connus par-ci par-là, un petit clin d'oeil à son autre saga qui m'a vraiment fait sourire.

Une lecture en demi-teinte, vraiment. Autant la première moitié m'a emballée tout de suite, autant, en voyant les chemins pris par les personnages ainsi que certains de leurs choix, je n'ai pu m'empêcher de pester et de râler la plupart du temps par la suite.. Mais ce n'est qu'un avis très personnel, et pour tout vous dire j'ai tout de même atrocement hâte de découvrir ce qui va se passer dans les prochains tomes! Vivement! Sarah Lark suit un peu les traces de Tamara McKinley qui est la reine des sagas familiales dépaysantes..

Merci aux Editions Archipel,

Des bisous!

lundi 6 juin 2016

Les orages de l'été de Tamara McKinley.

Salut les poussins,

Aujourd'hui:

Les orages de l'été de Tamara McKinley.

En 1947, accompagnée de Giles, son ami d’enfance secrètement amoureux d’elle, Olivia Hamilton retourne en Australie, où sa mère Eva vient de décéder.
Avant de mourir, cette dernière lui a transmis des documents qui ont ébranlé les certitudes de la jeune femme concernant ses origines. Sur place, Olivia retrouve sa sœur aînée Irène, qui cultive à son égard une franche hostilité. Les mystérieuses archives léguées par leur mère seraient-elles à l’origine d’une telle animosité ? Aidée par Maggie, la gérante de la pension où elle loge, Olivia percera un à un les secrets qui enveloppent son enfance.
Après une deuxième guerre mondiale mouvementée, Olivia quitte l'Angleterre pour le pays qu'elle a abandonné alors qu'elle n'avait que dix ans: l'Australie. Sa mère vient de mourir et dans ses papiers, quelques mystères familiaux à identifier. Dans la petite ville de Trinity, Olivia compte bien découvrir la vérité sur sa mère et sur elle-même, tout ça accompagnée de Gilles, son ami de toujours, et de Maggie, une nouvelle amie bien différente d'elle mais incroyablement courageuse..


J'adore Tamara McKinley. Je pourrais le dire mille fois, d'ailleurs je crois que c'est déjà fait. Chacun de ses romans me plonge dans des contrées lointaines et dépaysantes, dans des histoires de familles compliquées voir même impénétrables.. Tout ce que j'aime! 

Beaucoup d'héroïnes féminines, comme d'habitude. Les flash-black se mêlent au présent ce qui fait qu'au début on s'y perd parfois un peu mais ça rentre très vite. Nous avons Eva, une jeune lady qui a quitté l'Angleterre pour vivre en Australie avec son grand amour. Irène, sa fille, une garce impitoyable que l'on déteste dès les premières lignes. Olivia, son autre fille, une infirmière un peu guindée mais terriblement attachante. Enfin Maggie, abandonnée de tous durant sa vie et qui reste malgré tout une battante, la plus courageuse de toutes. Toutes se croisent, mélangeant passé et présent, se détestant, se haïssant, s'aimant.. On les apprivoise, on apprend à les connaître et on s'attache, forcément. (Enfin, sauf à la vilaine Irène bien évidemment.)

Comme toujours, tout le récit est porté par un grand mystère familial qui s'emberlificote au plus on avance dans le roman. Les questions deviennent de plus en plus nombreuses, les théories aussi.. Et j'avoue que pour une fois j'ai très vite découvert la vérité, ce qui m'a un poil déçue en lisant la fin, rien de grave, peut-être m'habitues-je à l'esprit tordu de Tamara McKinley? En tout cas cela n'a en rien terni l'image que je me fais de ce roman.

Hormis ces fameux questionnements, d'autres choses m'ont énormément plu. Les personnages secondaires par exemple, qui prennent peu de place mais qui sont marquants et attachants. Bien sûr, le contexte est incroyable également, j'ai adoré découvrir le côté côtier de l'Australie dont on a plutôt l'habitude de voyager dans les grandes plaines rougeâtres et indomptables. 

Encore une réussite donc, un sans faute pour cette auteure que j'adore un peu plus encore à chaque lecture si c'est possible. Je me réjouis à chaque parution alors j'ai juste envie de dire: encore, et vite!


Des bisous! 

mardi 17 mai 2016

L'amour caché de Charlotte Brontë de Jolien Janzing.

Salut les poussins,

Aujourd'hui:

L'amour caché de Charlotte Brontë de Jolien Janzing.

En 1842, Charlotte et Emily Brontë quittent leur Yorkshire natal pour parfaire leur français à Bruxelles.
D’un naturel enjoué et curieux, Charlotte rêve de conquérir sa liberté. Sur place, elle et sa sœur font connaissance de Claire Heger, la directrice du pensionnat qui les héberge, et de Constantin, son époux, qui y enseigne le français.
Charlotte voit en cet homme le symbole de l'intelligence et de la virilité. Ce maître, qui joue de son pouvoir sur ses jeunes élèves, devient vite l'objet de ses fantasmes, tant intellectuels, physiques que sentimentaux.
Le retour en Angleterre est rude, d’autant qu’avant son départ Constantin lui a avoué qu’il partageait ses sentiments. Charlotte n’aura dès lors qu’une idée : fuir et retourner à Bruxelles pour vivre sa passion, quitte à s’y consumer…
Charlotte Brontë rêve d'ailleurs. Ayant pour but d'ouvrir une école, elle décide d'aller perfectionner son éducation à Bruxelles, dans un pensionnat pour jeunes filles, notamment pour apprendre réellement le français. Elle entraîne dans son aventure Emily, quant à elle totalement réticente à l'idée de quitter ses contrées sauvages mais rassurantes. Toutes deux commencent une nouvelle vie pour six mois, une vie qui sera mouvementée pour Charlotte qui va tomber désespérément amoureuse de Constantin Héger, son professeur, marié et sage père de famille..


J'adore Charlotte Brontë. Jane Eyre était le roman préféré de ma mère quand elle était adolescente aussi l'ai-je lu lorsque j'avais quatorze ans.. et cela m'a fait découvrir la littérature anglaise, un monde que j'apprécie vraiment tout particulièrement. Aussi, quand j'ai vu qu'il y a avait un roman sur cette grande auteure qui sortait, j'ai tout de suite su qu'il me le fallait.. et je n'ai pas été déçue du tout!

J'ai adoré le ton utilisé par l'auteur qui s'adresse directement aux lecteurs, une habitude qu'on retrouve souvent chez les auteurs classiques d'antan. J'ai adoré me sentir plongée dans l'histoire, j'ai adoré me sentir spectatrice de manière si proche, un peu comme si le narrateur et moi étions de petites mouches en train d'espionner Charlotte et sa sœur.. c'était incroyablement bon. (Si je me souviens bien, cette façon de faire m'avait marquée chez Anthony Trollope.) Cela donne un côté léger au roman qui ne l'est pourtant pas tant que cela.

Tout d'abord, j'ai pu découvrir la Bruxelles de 1842, cette ville où j'ai grandi et vécu la plus grande partie de ma vie. Quel bonheur que de la voir à travers les yeux étonnés et émerveillés de Charlotte, de découvrir ses vieilles échoppes, ses hôtels incroyables, sa majestueuse Grand-Place .. mais pas que. L'auteur nous conte aussi beaucoup l'histoire de la Belgique de manière plus générale, une Belgique encore toute neuve, une Belgique qui se découvre et qui se cherche.. L'histoire de son roi Léopold Ier (oncle de la reine Victoria) et de sa maîtresse qui n'est encore qu'une toute jeune adolescente pendant le récit, Arcadie Claret. Elle et sa famille ont un rôle qui prend pas mal de place et j'ai été très intéressée par ce pan de l'Histoire dont j'ignorais tout. 

Charlotte et Emily - qui l'accompagne à Bruxelles - ont déjà les caractères qu'on peut facilement imaginer en ayant lu leurs romans. Charlotte est un peu pareille à Jane Eyre, désirant s'élever et devenir meilleure, tout en restant plutôt modeste et gentille, de manière générale. Chez Emily, j'ai retrouvé le désespoir et la solitude des Hauts de Hurlevent, des manières un peu hautaines aussi mais plus par désintérêt total des gens que par une haine concrète. J'ai vécu et ressenti beaucoup de choses avec Charlotte, de l'amour, de la haine, de l'envie.. et surtout beaucoup d'espoir. Quand on connaît un minimum sa vie on sait comment elle a vécu et même en sachant à quoi ressemblera à peu près le dénouement - on se prend à tourner les pages de plus en plus vite, pressé de voir comment tout cela va se terminer pour son petit cœur.. Avec un personnage comme Constantin Héger cela sent mauvais dès le début. Je n'ai absolument pas été séduite par cet homme un peu rustre mais tellement charmeur - avec tout et n'importe qui - que j'en ai été très vite dégoûtée. Ses manières hypocrites et mensongères m'ont presque gênée et j'ai passé la plupart du roman à avoir envie de secouer Charlotte.. Difficile à lire.

Enfin, c'était surtout passionnant. J'ai adoré, chaque mot, chaque ligne, chaque page.. Partager un bout de la vie d'une de mes auteurs préférés a été un énorme plaisir.


Des bisous!

lundi 29 février 2016

Au premier chant du merle de Linda Olsson.

Salut les poussins,

Aujourd'hui:

Au premier chant du merle de Linda Olsson.


Déception sentimentale ? Lassitude de vivre ? Élisabeth Blom s’est retirée du monde. Sitôt installée dans sa résidence de Stockholm, elle a débranché la sonnette et fermé sa porte à double tour. Porte à laquelle Elias, son voisin, se décide un jour à frapper, pour lui remettre son courrier. Car lui aussi s’appelle Blom… Cet incident sortira-t-il Élisabeth de sa pénombre ? Ou faudra-t-il attendre un drame – et l’intervention inattendue d’Otto, libraire à la retraite – pour faire entrer la lumière dans son appartement ? Au seuil de l’été nordique, le chant du merle annonce les beaux jours. C’est le thème, vibrant, de la partition nouée par Linda Olsson pour ces trois solitudes. Éloge du premier pas, ce récit d’une rééducation sentimentale est aussi une invitation au voyage nommé lecture..
Elias est un jeune artiste qui, un beau jour, rend à sa voisine une lettre arrivée chez lui par erreur. Une voisine bien étrange puisqu'elle ne sort jamais de chez elle, personne ne ne l'a jamais réellement vue ni ne sait quoi que ce soit à son sujet. A cause du petit service rendu, Elisabeth va se sentir redevable à l'encontre d'Elias et petit à petit, elle va revenir à la vie grâce aux petites attentions qu'ils s'échangent mais aussi grâce à un nouvel ami, Otto, leur voisin du haut.


Je n'aime pas la littérature contemporaine racontant des histoires contemporaines ou très peu. J'accroche rarement aux histoires de gens toutes simples, j'aime qu'il y ait de l'Histoire, du mystère, des ambiances étranges, des secrets de famille.. Ici rien de tout ça puisqu'il s'agit uniquement de trois personnages et de leur histoire personnelle. Elisabeth, Elias et Otto sont trois héros qui n'ont pas été particulièrement gâtés par la vie. Ils sont blessés et solitaires même si la plus fermée reste Elisabeth. Leur relation va prendre forme sous nos yeux, à l'aide de petits gestes simples mais efficaces. Ils vont s'attacher, nouer des liens et surtout trouver un sens à leur vie. Ils vont s'épanouir et parfois même grandir.

Je n'apprécie pas certains choix de l'auteur mais j'avoue que dans l'ensemble j'ai adoré ce roman. Sa grande force résulte sans aucun doute de l'énorme poésie qui se dégage de l'écriture de Linda Olsson, chaque mot est choisi avec un soin particulier et il se dégage une douceur incroyable de chaque phrase écrite. J'ai accroché tout de suite au récit, impossible d'en sortir tellement j'étais séduite, presque envoûtée.

Nous croyons aimer lorsque, en réalité, nous voulons être aimés. Nous projetons nos sentiments sur quelqu'un, perdant de vue en un instant tous ceux qui nous entourent, qui pourraient nous donner de l'amour. Il est impossible d'obtenir tout l'amour dont on rêve d'une seule personne, alors que de petites preuves d'amour réunies peuvent représenter plus que ce qu'un seul être nous apporte.

A part ça, il n'y a pas grand chose à dire, Au premier chant du merle fait partie de ces romans qui sont juste beaux, ce qui est déjà incroyable. Une très jolie découverte!

Merci aux Editions L'archipel, 

Des bisous!

mardi 5 janvier 2016

Et le ciel sera bleu de Tamara McKinley.

 Salut les poussins,

Aujourd'hui:

Et le ciel sera bleu de Tamara McKinley.

 Angleterre, 1939. La vie n'a pas été tendre pour la jeune Sally Turner, 16 ans, qui élève seule son frère de six ans, Ernie, atteint de polio. Leur mère, Florrie, les a abandonnés dès que la guerre a éclaté, et leur père a été appelé sous les drapeaux. Tous deux trouvent alors refuge à Cliffehaven, une bourgade située sur la côte sud de l'Angleterre. Ils y sont accueillis par Peggy Reilly, la propriétaire de la Pension du Bord de Mer et Jim, son mari quelque peu bourru. Sally trouve, auprès de la famille Reilly, un foyer d'adoption qui lui permettra de s'épanouir. Elle obtient un emploi dans une usine de confection d'uniformes, où ses talents de couturière se révèlent. Sally fait de plus la rencontre de John Hicks, un mystérieux pêcheur. Mais la guerre et l'arrivée de Florrie à Cliffehaven menacent ce fragile équilibre.
Londres, 1939. Sally est une toute jeune fille abandonnée de tous. Sa mère ne s'intéresse qu'aux hommes de passage et passe toutes ses nuits à traîner dans les bars du quartier. Son père, lui, est parti depuis deux ans travailler en mer et ne donne plus de nouvelles. Sally se retrouve donc à assumer seule la garde de son petit frère, un garçon à la santé fragile dont elle prend soin depuis son plus jeune âge. Avec la guerre qui prend de plus en plus d'ampleur, les enfants sont envoyés à la campagne afin de les mettre hors de danger. Par chance, Sally réussit à partir avec son frère et même à trouver du travail. Ils sont recueillis par Peggy Reilly dans une auberge incroyable où, malgré les conflits qui grondent dehors, Sally découvrira enfin ce que c'est d'avoir une famille..


Tamara McKinley sort un peu de ses sentiers habituels en nous proposant une saga qui se passe pendant la deuxième guerre mondiale.. et j'avoue que j'ai eu un gros coup de cœur pour ce premier tome que j'ai trouvé fabuleux! On retrouve tout de même pas mal de ses ingrédients habituels: une jeune femme forte et courageuse, une famille difficile, des épreuves qui semblent insurmontables et un contexte historique passionnant.. Des ingrédients qui marchent presque toujours avec moi! 

Sally est particulièrement attachante, il faut l'avouer. Elle est toute jeune et déjà pourtant tellement mature, elle a assumé déjà tellement de choses que c'est une véritable petite maman. On sent toutefois que cela lui pèse, même si elle le fait de bon cœur, sans jamais rechigner. A son arrivée à l'auberge, elle est méfiante envers la famille Reilly, elle a du mal à croire que des gens puissent être gentils de manière désintéressée et sincère mais petit à petit, tous les membres de la famille vont l'apprivoiser et lui faire sentir qu'elle est véritablement à sa place.. C'était incroyablement touchant, forcément. 

Évidement, cela ne fait pas tout, je dirai que le gros point fort du roman est sans conteste son contexte, qu'il soit géographique et historique. On est plongés dans la deuxième guerre mondiale mais tout en s'éloignant un peu des chemins classiques, on est à la campagne près de la mer, on côtoie des marins, des pilotes, des militaires, tous font ce qu'ils peuvent pour participer à l'effort de guerre, même certaines femmes. C'était incroyablement prenant, incroyablement passionnant! 

Ce tome est le premier d'une très longue série dont j'attends la traduction avec impatience. Je me suis attachée à Sally mais tout autant à la famille Reilly et j'ai hâte de rencontrer leurs prochaines pensionnaires.


Des bisous!

lundi 12 octobre 2015

Le cri de la terre de Sarah Lark.

Salut les poussins,

Aujourd'hui:

Le cri de la terre de Sarah Lark.

 Gloria, l’arrière-petite-fille de Gwyneira McKenzie (la jeune Anglaise qui débarquait sur les côtes de la Nouvelle-Zélande dans Le Pays du Nuage blanc), a joui d’une enfance et d’une adolescence idylliques à Kiward Station, la ferme familiale.
Mais tout s’effondre quand ses parents – pourtant absents car pris par la carrière de cantatrice de sa mère – lui font savoir qu’il est temps pour elle de devenir une véritable lady.
Gloria doit alors tout quitter et faire ses adieux à ceux qui l’entourent, en particulier son cousin Jack, dont elle est très proche. Destination l’Angleterre et un austère pensionnat !
Contrainte de se plier aux règles strictes de l’établissement, incapable de s’intégrer, Gloria se retrouve plus seule et démunie que jamais.
Aussi décide-t-elle de rentrer coûte que coûte dans son pays, celui du nuage blanc, et, qui sait, d’y retrouver Jack…
Gloria est la fille de Kura-maro-tini et l'arrière-petite-fille de Gwyneira Mckenzie. Depuis sa naissance, elle coule des jours heureux à Kiward Station à s'occuper des moutons et à galoper à cheval aux côtés de Jack, le fils de Gwyneira.

Malheureusement, ses parents décident de prendre son éducation en main et de l'envoyer en Angleterre dans une école pour jeunes filles bien nées. Un enfer pour cette enfant qui rêve de grandes plaines et qui a toujours connu une liberté immense.. Ce voyage sera le début de tourments dont elle ne se remettra peut-être jamais.. L'appel de son pays natal résonnera toujours à ses oreilles.


Sarah Lark n'a pas pour habitude d'être tendre avec ses héroïnes mais là j'avoue qu'elle monte peut-être encore un cran dans le sadisme. 

Gloria a pour mère Kura-maro-tini, une chanteuse magnifique qui a toujours su envoûter tout le monde au premier coup d'œil, un héritage difficile pour Gloria qui est une enfant pataude et timide. Quand on décide de l'envoyer en Angleterre, c'est le début de la fin pour elle. Elle va passer de nombreuses années torturée de tous les côtés par ses professeurs et par ses camarades.. Ensuite c'est encore pire, sa destinée tourne au drame et c'était très difficile à lire.. C'est un personnage très intéressant, très compliqué mais ses défauts ou plutôt ses problèmes de confiance en elle la rendent très touchante, très proche de nous. 

Il y a de nombreux autres personnages mais ils sont, au final, peu approfondis, si l'on excepte James, le fils de Gwyneira. James n'a pas la vie facile non plus, après un drame familial il décide de tout oublier en s'engageant dans l'armée et est envoyé sur les plages de Gallipoli, un côté dont j'avais encore peu entendu parler (dans la littérature s'entend) de la première guerre mondiale. Encore des passages très durs et très intenses à lire, cette vie dans les tranchées, ces jeunes garçons envoyés en chair à canon.. Un vrai crève-cœur et surtout au final encore un personnage tourmenté et blessé au plus profond de lui. 

Tous les autres personnages rencontrés auparavant ne sont pas oubliés non plus, on y retrouve Gwyneira, Elaine, sa fille Lilian - qui a une place un peu plus importante que les autres -, Tim, Caleb, George, etc etc. C'était plaisant de voir ce qu'ils sont devenus et en même temps il régnait une petite mélancolie d'en voir disparaître et vieillir certains.. Le temps qui passe fait mal au cœur, surtout quand on a vécu autant de pages à leurs côtés!

Maintenant j'ai quelques menus détails négatifs à dire à propos de ce roman tout de même, notamment à propos de la manière qu'a l'auteure de nous envoyer dans tous les sens et de tous les côtés, que ce soit personnellement et géographiquement, c'en était à un tel point que je ne me suis malheureusement pas autant attachée à Gloria qu'aux héroïnes précédentes. On va constamment de l'un à l'autre, on fait des sauts dans le temps.. C'était déjà le cas auparavant mais c'était fait avec un peu plus de doigter, Gloria a été malheureusement un peu trop effacée pour que je m'accroche réellement et totalement à elle, autant que je l'aurais souhaité en tout cas. Ce qui m'a dérangée également ce sont les voyages constants. Cette saga avait pour thème principal la Nouvelle-Zélande et là je ne l'ai pas vraiment retrouvée. Nos héros voguent entre l'Angleterre, l'Australie, les plages de Gallipoli, etc. Ils ne sont à Kiward Station qu'une toute petite partie du livre et j'ai trouvé ça vraiment dommage de perdre ce qui etait le gros point fort de cette saga à mes yeux.

Néanmoins, je ne regrette pas un instant la lecture de ce roman. J'adore l'écriture de Sarah Lark, j'adore ces voyages, j'adore ses personnages.. Je signe pour lire une prochaine saga tout de suite, franchement! (Si je pouvais supplier l'auteure je le ferai mais mon anglais est trop mauvais pour ça.)

Merci aux Editions L'archipel,

Des bisous!

dimanche 2 août 2015

L'île aux mille couleurs de Tamara McKinley.

Salut les poussins,

Aujourd'hui:

L'île aux mille couleurs de Tamara McKinley.

Londres, 1920. Au lendemain de la Grande Guerre, Loulou Pearson, une jeune et talentueuse sculptrice originaire de Tasmanie, vit seule dans la capitale britannique
Un brillant avenir lui semble promis. Ne prépare-t-elle pas sa première exposition dans une prestigieuse galerie londonienne ?
Un jour, Loulou apprend qu’un mystérieux donateur lui a légué un cheval de course. La surprise passée, elle décide d’embarquer pour sa Tasmanie natale, cette île aux mille couleurs, afin de prendre possession de son héritage.
Mais ce retour aux sources et les retrouvailles avec sa mère, une aristocrate distante qui l’a abandonnée, ne seront pas qu’une partie de plaisir.
Bientôt, des secrets de famille pourtant bien enfouis refont surface. L’occasion pour Loulou de savoir qui elle est vraiment et de faire table rase du passé.
Loulou Pearsons a été arrachée aux mains de sa mère par sa grande-tante Clarice alors qu'elle n'était encore qu'une enfant. Arrivée en Angleterre de Tasmanie, il a fallu beaucoup de courage à la petite fille pour se faire une place dans un monde si différent du sien, son accent et ses problèmes de santé n'aidant pas. A présent, c'est une adulte pleine de ressources qui a su se faire une place dans le monde artistique londonien. Une lettre d'un certain Joe Reilly vient tout bouleverser, une lettre qui lui apprend qu'elle est propriétaire d'un jeune poulain dont elle n'a jamais entendu parler. Bien décidée à percer ce mystère, elle retourne sur l'île de son enfance, un voyage qui pourrait bien lui apprendre qui elle est réellement.


J'adore Tamara McKinley, je pense avoir déjà parlé quelques fois de ses romans par ici. Elle fait partie de ces auteurs qui écrivent des sagas familiales dans des paysages incroyables.. tout ce que j'aime! La recette est souvent la même mais encore une fois, ça a super bien marché avec moi, une fois commencé ce livre.. impossible de le lâcher! Je l'ai lu en quelques heures, je n'arrivais pas à lâcher Loulou, il fallait absolument que je sache ce qui allait lui arriver. Si j'ai été quelque peu déçue par le dénouement final - un peu court et aux révélations peu surprenantes - j'ai tout de même passé un moment incroyablement bon à découvrir la Tasmanie et l'Australie.

Loulou est un personnage très attachant, elle semble un peu trop parfaite dans son ensemble mais on passe au-dessus de ce petit défaut parce que c'est une vraie gentille. Elle est courageuse et a surmonté de grosses épreuves pendant son enfance, des épreuves qu'elle a réussi à mettre petit à petit derrière elle grâce à sa pugnacité mais aussi grâce à sa grand-tante Clarice. Clarice est la bourgeoise coincée par excellence, elle estime que les sentiments se gardent pour soi et qu'il faut garder son sang-froid en tout circonstance. Au fil du récit, on revient dans son passé et on apprend à la connaître également, on remonte le temps et on découvre son histoire ainsi que celle de toute sa famille.

Dès les premières pages, on nous promet quelques mystères, des questions nous viennent encore et encore.. malheureusement les révélations étaient beaucoup moins explosives que je l'imaginais. Je m'attendais à quelque chose d'un peu original et au final c'est très "normal" mais c'est bien pour chipoter parce que c'est la seule chose que j'ai à reprocher. A côté de ça, les personnages sont formidablement attachants - tous, sans exception, à part les très méchants bien sûr! - et les paysages sont juste envoûtants. On sent la chaleur, l'immensité des plaines, l'humidité de la mer.. Tamara McKinley a un don pour nous transporter loin de nos petites contrées.

Bref, encore un roman réussi pour cet auteure que j'apprécie plus encore à chaque nouvelle œuvre que je découvre.. j'en veux encore!

Merci aux Editions L'archipel,

Des bisous!

vendredi 3 juillet 2015

Les quatre filles du révérend Latimer de Colleen McCullough.

Salut les lapins,

Les quatre filles du révérend Latimer de Colleen McCullough.

Australie, début du XXe siècle. Les sœurs Latimer sont au nombre de quatre : Edda et Grace, les aînées, sœurs jumelles nées de la première union de leur père, un pasteur dont l’épouse est morte en couches ; Heather et Kitty, des jumelles également, filles de l’ancienne gouvernante du presbytère qui a épousé le révérend en secondes noces.
En 1925, les sœurs âgées de 18 et 19 ans fuient l’austérité du presbytère et l’autorité maternelle pour se former au métier d’infirmière dans l’hôpital de leur ville natale, en Nouvelle-Galles du Sud.
Là, chacune pourra aussi laisser libre cours à ses aspirations personnelles, dont la recherche de l’amour. Mais la Grande Dépression n’est pas loin, qui pourrait balayer bien des rêves d’émancipation dans une société encore très patriarcale…
Une grande fresque sentimentale qui s’attache à la destinée de quatre jeunes femmes énergiques et attachantes.
Edda, Heather, Grace et Kitty sont deux paires de jumelles très proches et très différentes à la fois. Certaines aspirent à la douceur d'un foyer, d'autres rêvent de pouvoir avoir une vraie carrière. Tout ça pourra peut-être enfin se réaliser à présent qu'elles quittent le cocon familiale afin de participer à une formation pour devenir de vraies infirmières diplômées, une véritable nouveauté pour la Nouvelle-Galles Du Sud..


Il est rare que je n'accroche pas du tout à un roman mais quand ça arrive, il faut que le dise car je suis toujours honnête par ici. Si j'ai apprécié le début de ce livre au résumé prometteur, je me suis vite ennuyée par la suite. Je ne dirais pas que je suis restée totalement insensible au quotidien des quatre soeurs mais il manquait vraiment quelque chose pour que j'accroche réellement. Cest peut-être dû à la narration à la troisième personne qui me bloque toujours un peu, me laissant toujours une impression de recul désagréable, et c'était de pire en pire plus on avançait dans le récit. Au début, l'attrait de la nouveauté et le contexte que j'aimais énormément suffisaient, ensuite j'avoue que mon enthousiasme s'est peu à peu envolé, je m'ennuyais.. vraiment, en fait. Le récit est ponctué de moments plus personnels à des monologues politiques et économiques qui m'ont vite fatiguée. Ensuite, j'avoue que l'auteure se contredit parfois ou laisse tellement planer le mystère que je suis presque sûre d'avoir mal compris certains évènements, des évènements très importants parfois. Pour continuer dans ces points négatifs, j'ai trouvé les personnalités des quatre soeurs beaucoup trop complexes pour être crédibles. On nous les présente d'une telle manière au début pour qu'ensuite certains de leurs gestes soient en total contradiction avec leur caractère de base. J'ai eu l'impression que l'auteure les interchangeait au besoin et c'était vraiment vraiment déconcertant.


Malgré tout cela, j'ai apprécié le contexte historique et géographique de ce roman où on apprend à voir les australiens d'un oeil tout neuf. (Ceux que j'ai déjà lus sur ce pays se passent souvent bien avant.) La condition des femmes et des infirmières surtout est très bien représentée, surtout qu'on voit les différentes voies qu'offraient ce pays à l'époque pour la gente féminine.

Enfin voilà, on ne peut malheureusement pas accrocher avec tout. Je me suis ennuyée tout du long, il faut vite que je lise un autre roman de cette grande auteure pour m'enlever ce sentiment négatif de la tête je pense.


Des bisous!

jeudi 16 octobre 2014

Le chant des esprits de Sarah Lark.

Salut les poussins,

Aujourd'hui:

Le chant des esprits de Sarah Lark.

Gwyneira – l’une des deux héroïnes du Pays du nuage blanc – élève sa petite-fille Kura et s’inquiète pour elle. La jeune métis de quinze ans, surnommée la reine maorie, possède un physique et une voix magnifiques qui suscitent l’admiration. Mais, capricieuse et uniquement intéressée par la musique, Kura refuse d’assumer son rôle d’héritière de Kiward Station, le domaine familial. Gwyneira décide alors de l’envoyer en pensionnat pour lui donner une éducation stricte. C’est alors que Kura rencontre William Martyn – le fiancé de sa cousine, la petite-fille d’Hélène – autre héroïne du Pays du nuage blanc… Le coup de foudre est réciproque. Kura et William décident de se marier, au grand dam de tous. Kura pourra-t-elle cependant se contenter d’un rôle d’épouse alors qu’une grande carrière musicale lui est promise ? Portée par un puissant souffle romanesque, ce roman confirme le talent d’une auteure découverte avec Le Pays du nuage blanc…

Hélène et Gwyneira - les héroïnes du premier tome, Le Pays du nuage blanc - sont à présent les grands-mères de jeunes adolescentes promises à un avenir serein. Elaine, la fille de Fleur, est une jolie rouquine bavarde et pleine de vie. Kura, la fille de Paul, est une magnifique métisse qui séduit tous les hommes au premier coup d'œil. A un tel point qu'elle s'en prend au fiancé d'Elaine, William, un irlandais à l'ambition dévorante. Leur vie à tous sera bouleversée par cette trahison douloureuse. 

Kura continuera à passer ses journées plongée dans ses rêves de chanteuse d'opéra, détestant de plus en plus la ferme familiale qui la prive du destin qu'elle s'était imaginé. Elaine, elle, finira par épouser Thomas Sideblossom, le fils de l'homme qui avait tenté de violer sa mère des années plus tôt. Un garçon à la personnalité réservée qui cache, en réalité, un véritable monstre.

Toutes deux devront se battre pour sortir de ces situations difficiles, souvent au prix de grands sacrifices. 


Souvenez-vous, il y a un an j'avais adoré le premier tome de cette saga, Le pays du nuage blanc, cette fois nous retrouvons une nouvelle génération, les petites-filles des héroïnes du premier. Les grands-mères sont présentes mais vraiment en tant que personnages secondaires, je sais que cela pourra en déranger certains mais pas moi, je l'ai un peu pris comme un roman à part et suis repartie de zéro, tout simplement. Au final, quel bonheur! Je dois dire que ce deuxième tome est largement à la hauteur du premier à mes yeux, je n'ai absolument rien de négatif à dire à son sujet, j'ai tout aimé, de A à Z. 

Retrouver la Nouvelle-Zélande pour commencer! Ce contexte me fait souvent penser à l'Australie de Tamara McKinley, très neuve et encore très sauvage. Les colons côtoient encore les tribus d'autochtones qui ont souvent une grande place dans le récit. (Chez Sarah Lark il s'agit des maoris.) Alors que dans le premier l'histoire se passait plutôt dans de grands paysages verdoyants perdus au milieu de nulle part, Le chant des esprits nous emmène dans une ville minière bien différente, une ville en pleine expansion mais relativement petite. On y connaît très rapidement tout le monde, de l'infirmière à la mère maquerelle, du sellier au riche propriétaire de mine. J'ai beaucoup aimé apprendre à connaître tout le monde.

Ma préférence va quand même largement à Elaine, l'une de nos deux héroïnes. Elaine a un parcours chaotique, des hauts et des bas très impressionnants. La pauvre a peu de chance, le pire fut sa rencontre avec Thomas, un homme qui va la faire souffrir et la blesser à jamais, j'ai été énormément émue par son parcours, je me suis beaucoup attachée à elle. On la voit changer petit à petit, murir aussi, c'était très touchant de grandir à ses côtés, très haletant aussi, on craint beaucoup pour sa vie et son avenir.

De l'autre côté nous avons Kura, cette magnifique métisse qui a le don de retourner le cerveau de tous les hommes. Contrairement à Elaine, je l'ai vraiment détestée, dès le début. Sa personnalité prétentieuse et égoïste était une véritable torture, j'ai constamment eu envie de la secouer tellement elle était insupportable. Heureusement pour moi, elle est un peu moins présente qu'Elaine.

Et puis voilà, c'est l'histoire de femmes, c'est l'histoire d'une famille, c'est juste merveilleusement passionnant, typiquement le genre de roman que j'aime. On est balloté d'un endroit à l'autre, on ressent une tonne de sentiments, de l'amour à la haine, de l'amitié à la peur, c'est juste.. génialissime. Que demander de plus? (Un autre tome peut-être?)

Merci aux Editions L'Archipel,

Des bisous!

jeudi 10 octobre 2013

Le pays du nuage blanc de Sarah Lark.

Salut les poussins,

Aujourd'hui, un roman incroyable qui m'aura tenu en haleine pendant trois jours:

Le pays du nuage blanc de Sarah Lark.


Hélène est une préceptrice de vingt-sept ans. Ses chances de se marier s'amenuisent tandis que ses envies de famille se font de plus en plus fortes. C'est pour cette raison qu'elle répondra à l'annonce d'une paroisse en Nouvelle-Zélande, une annonce demandant des jeunes femmes qui souhaiteraient se marier avec des pionniers à la situation économique intéressante.. de vrais gentleman.

Gwyneira est une lady. Petite dernière d'une famille plutôt riche, son caractère impétueux en fait néanmoins une jeune femme plutôt difficile à marier. Une demande en mariage d'un riche éleveur de moutons de Nouvelle-Zélande pour son fils viendra quelque peu bouleverser l'avenir qu'elle imaginait. Mais la jeune fille qui a grandit le nez dans des romans d'aventures saute sur l'occasion pour enfin vivre autre chose.

Les deux femmes se rencontrent sur le bateau les menant dans leur nouvelle patrie. Un pays jeune où tout est encore à faire. L'homme blanc côtoie les tribus maories, tout le monde cohabite dans un climat serein et bon enfant.

Mais la vie ne sera pas toute rose pour nos deux héroïnes. Leurs rêves se transformeront vite en désillusion et elles devront de battre pour survivre. Être heureuses aussi, peut-être, un jour?

Dire que j'ai adoré ce roman est un euphémisme. J'ai découvert Tamara McKinley il y a peu et je retrouve sa plume et ses descriptions dans le récit de Sarah Lark. Une écriture riche, pleine de sentiments mais aussi de descriptions, pleine de beauté mais aussi de laideur. La laideur des hommes et la volonté des femmes à leur survivre.

Les femmes en sont les personnages principaux même si on apprend à connaître une foule d'autres personnages, de façon intime ou non. On vogue d'un point de vue à un autre, d'une génération à une autre. Ce roman est plutôt une énorme fresque familiale qui durera vint-cinq ans. Et il s'en passe des choses en vint-cinq ans. Les amours vont et viennent, les gens souffrent, meurent. Rien n'est immuable ni acquis.

J'ai été très contente de découvrir ce pays que je connais peu. Ses énormes pâturages, ses étendues infinies, ses montagnes immenses et éternelles. La narration aurait pu être lourde en nous décrivant tout cela mais l'auteure s'en sort d'une façon parfaite, chaque détail rajoute une certaine ambiance et permet de nous sentir réellement aux côtés de nos personnages. Des personnages incroyables, certains à qui l'on s'attache tout de suite et d'autres que l'on aura de cesse de détester. 

En bref, un roman qui saura plaire aux amateurs de voyages, d'Histoire et de sagas familiales. Un long roman de plus de 600 pages qui transportent ailleurs, qui font déferler une ribambelle de sentiments forts. J'ai été conquise dès les premières pages et tenue complètement en haleine jusqu'à la dernière. Un coup de cœur donc que je conseille fortement.

Un énorme merci aux Éditions L'Archipel pour cette découverte,

Des bisous!

mercredi 11 septembre 2013

Mes soeurs et moi de Judith Lennox.

Salut les poussins,

Aujourd'hui, présentation d'un roman absolument magnifique:

Mes soeurs et moi de Judith Lennox.


La famille Maclise compte de nombreux enfants: 3 garçons et 4 filles. James, Iris, Marianna, Eva, Clémence, Philip, Aidan. Tous sont très différents mais d'une complémentarité assez extraordinaire. Ce livre nous conte l'histoire des filles.

L'histoire de Marianne la rêveuse qui tombe amoureuse d'Arthur, de 28 ans son aîné. Le couple parfait qui s'aime d'un amour sans faille et qu'ils imaginent éternel.

L'histoire d'Iris, l'aînée, la plus jolie de toutes. Adulée par tous les garçons de la région, celle-ci décide néanmoins de s'en aller pour devenir infirmière.

L'histoire d'Eva, l'artiste. Eva est la rebelle, la moderne. Elle réussit à convaincre son père de l'envoyer étudier les Beaux-Arts à Londres.

Et enfin l'histoire de Clémence, la plus jeune, celle qui reste. Qui se retrouve à devoir s'occuper de leur mère hypocondriaque, à devoir s'occuper de la maison, de tout le monde sauf d'elle.

Des destins très différents et pourtant si proches. Arriveront-elles à surmonter les épreuves? A se retrouver malgré la distance?

Quel roman incroyable! Il y a de ces livres qui réussissent à vous conquérir dès les premières pages. C'est ce qu'il s'est passé ici, j'ai tout de suite senti que ce livre était pour moi. Que j'allais ressentir des choses, que j'allais vibrer aux côtés d'héroïnes à qui la vie ne fera pas de cadeaux.

Et des choses, j'en ai ressenties, vraiment beaucoup. Je me suis tout de suite attachée à la famille entière, aux garçons comme aux filles, aux amoureux comme aux parents. C'est toute la famille qui est importante car ensemble ils forment un tout. Ils renient parfois ces liens mais quoiqu'il se passe, ils reviennent toujours l'un vers l'autre.

Alors bien sûr, dès le début, j'ai eu mes préférés. J'ai adoré Marianne qui rêve du grand amour et qui le rencontre en la personne d'Arthur Leighton. Marianne et sa vie parfaite, son caractère doux et patient. J'ai aussi adoré Eva, la petite suffragette. Celle qui se rebelle contre l'autorité, qui rêve d'indépendance, d'art et de liberté. J'avais un peu de mal avec les deux autres soeurs mais au final.. Je les aimais toutes, sans distinction. On suit leurs histoires sur plus d'une dizaine d'années et j'ai fini par être attachée à chacune d'entre elles pour différentes raisons, différents traits de caractère qui ressortent au fil du temps et qui les rend uniques.

Comme je le disais, nous suivons tout le récit sur plus d'une dizaine d'années. Il ne faut pas avoir peur des gros pavés, surtout ne pas être pressé. J'apprécie cette façon de faire qui pour moi permet une connaissance optimale des personnages. Je trouve que, de cette manière, on s'attache et on finit complètement immergé dans leurs vies. On pourrait penser qu'il y a des moments de flottement ou d'ennui mais pour ma part, aucunement. Chaque page est passionnante, on voyage, de Londres à sa campagne environnante, de Ceylan à la France. La période historique est très intéressante avec le bouleversement des suffragettes mais aussi et surtout la première guerre mondiale qui se profile doucement. Tout finira par tourner autour de cet événement noir et sombre qui retournera la vie de tout le monde.

L'écriture de l'auteure est juste parfaite. Jolie et maniérée sans l'être trop pour ne pas nous perdre. C'est beau sans en faire trop, heureusement car avec une longueur pareille il faut savoir doser pour ne pas vite lasser. Une façon de faire qui a tout de suite fait ses preuves avec moi puisque j'ai été complètement charmée dès les premières pages.

En bref, un roman passionnant sur une vie familiale tourmentée. Des personnages torturés qui vivent et survivent, une histoire longue et complexe qui saura sans aucun doute plaire aux amateurs du genre par ses grandes qualités - littéraires et sentimentales.

Un énorme merci aux Editions L'Archipel pour cette lecture incroyable,

Des bisous!

mercredi 26 juin 2013

Les pionniers du bout du monde de Tamara McKinley.

Salut les poussins,

Aujourd'hui, l'un des romans les plus riche qu'il m'ait été donné de lire:

Les pionniers du bout du monde de Tamara McKinley.

Lorsque George Collinson rencontre Eloïse dans la demeure du gouverneur à Sydney, c'est le coup de foudre. Mais Eloïse est mariée à Edouard Cadwallader, l'ennemi de George, un homme capable d'une grande violence, qui ne laissera ni Eloïse ni leur fils le quitter vivant.
Tandis que George et Eloïse luttent pour garder leur amour intact, d'autres batailles font rage. Les pionniers se battent contre les aborigènes pour sauvegarder leurs terres et assurer l'essor de leurs domaines.
Débarque alors le rebelle irlandais Niall Logan, arrivé enchaîné dans la colonie, qui rêve du bateau qui le ramènera chez lui. Malgré le risque de pendaison pour insurrection, il saisit sa chance de se révolter.
Bien que leurs maris respectifs soient amis, Nell Penhalligan et Alice Quince ressentent une violente inimitée l'une pour l'autre dès leur première rencontre. Mais, lorsque la tragédie menace, les deux femmes se serrent les coudes..
Cela faisait longtemps que je voulais lire du Tamara McKinley ayant entendu beaucoup de bien d'elle et de ses romans. J'ai même acheté La dernière valse de Mathilda il y a peu mais.. J'ai beaucoup à lire. Ce roman est donc le premier de cette auteure et c'était un excellent moyen pour faire connaissance!

Il est le deuxième tome d'une saga appelée Oceana qui raconte l'histoire de plusieurs familles sur plusieurs générations. Sache néanmoins que je n'ai nullement lu le premier et que je n'en ai absolument pas souffert, loin de là. J'imagine que l'on peut peut-être plus profiter du roman en sachant les histoires des parents et tout cela mais tout est très bien expliqué, je n'ai pas ressenti de lacunes ou de problèmes lors du récit.

Si je devais donner un adjectif pour décrire ce roman, le premier qui me vient à l'esprit est foisonnant. Il y a tellement de choses dedans! Tellement de personnages, de lieux, de détails. Au début il est plutôt difficile de s'y retrouver. Les personnages sont souvent diamétralement opposés mais ils finissent tous, ou presque, par se croiser tôt ou tard. Au final ils sont presque tous.. liés.

J'ai aimé cette richesse qu'il est rare de trouver. J'ai compris alors ce que les gens louaient dans l'écriture de l'auteure: Cette façon qu'elle a de détailler sans jamais ennuyer. Franchement, tout est profondément décrit et malgré cela je n'ai jamais trouvé le récit lourd ou indigeste. J'ai avalé ce roman en moins de temps qu'il ne faut pour le dire, impatiente que j'étais de savoir la fin. Et c'est beau, presque poétique.

L'Australie m'a aussi beaucoup séduite. Pays natal de Tamara, on sent l'amour qu'elle porte à cette Terre dans chacun de ses mots. J'y ai retrouvé l'ambiance du célèbre Les oiseaux se cachent pour mourir, cette Australie sèche et dure. Impitoyable. Un pays au passé difficile et pourtant ô combien captivant.

Quant aux histoires que l'on nous raconte.. Je dois t'avouer que j'en ai aimé plus que d'autres. Certains personnages m'ont moins touchée car peu côtoyés ou.. moins intéressants à mon goût, tout simplement. Par contre j'ai été happée par la vie de plusieurs d'entre eux.. Des femmes fortes et indestructibles, des hommes au destin fantastique. Il y a de la vengeance, de l'amour, de l'amitié, des sentiments très forts qui vous prennent aux tripes et il est impossible d'y être indifférent. La variété de personnages présentés est juste fantastique: du simple bagnard aux riche héritier, de l'Aborigène au fermier classique, on est obligé de se sentir proche de l'un ou de l'autre. Et surtout cette diversité est fascinante grâce aux différents milieux que l'on côtoie.

En bref, un roman passionnant qui nous offre un dépaysement total. L'histoire croisée de plusieurs familles dans une Australie impitoyable mais aux mille promesses. Un roman riche d'une densité et d'une qualité rare.

Un énorme merci au site Babelio et aux Editions l'Archipel pour cette lecture,

Des bisous!