lundi 16 avril 2018

La voie des Oracles d'Estelle Faye.

Salut les poussins,

Aujourd’hui:

La voie des Oracles d'Estella Faye.

 La Gaule, au début du cinquième siècle après Jésus-Christ.
Cerné par les barbares, minés par les intrigues internes et les jeux malsains du pouvoir, l'Empire romain, devenu chrétien depuis peu, décline lentement.
Dans une villa d'Aquitania, perdue au milieu des forêts, vit Thya, seize ans, fille du général romain Gnaeus Sertor. À cinq ans, elle a manifesté pour la première fois des dons de devin. Mais dans l'Empire chrétien, il ne fait plus bon être oracle, et à cause de ce secret qu'elle doit garder, Thya est devenue une adolescente solitaire, à l'avenir incertain.
Lors d'une des visites en Aquitania, Gnaeus tombe sous les coups d’assassins à la solde de son fils Aedon qui souhaite s'emparer de son siège au sénat. Il est ramené à la villa entre la vie et la mort et Thya cherche dans ses visions un moyen de le sauver. Son don lui permet d’apercevoir la forteresse de Brog, dans les montagnes du nord, là où, autrefois, Gnaeus a obtenu sa plus grande victoire contre les Vandales. Elle comprend alors qu'elle doit s’y rendre et s’enfuit dans la nuit.

Sa route sera pavée de rencontres, Enoch, un jeune et séduisant barbare, ou encore un faune, un être surnaturel issu du monde païen, et Thya va évoluer et découvrir un monde en mutation qui n'est pas exactement celui que lui décrivait son père…
Thya est une Oracle. Elle le sait depuis qu’elle a cinq ans, depuis qu’elle a prédit la mort de sa mère. Pour la protéger d’un monde chrétien totalement fermé aux anciens cultes, son père l’a cachée en Gaule, loin de Rome et de ses intrigues. Éduquée par les meilleurs précepteurs, grâce à son intelligence et à sa curiosité sans fin, Thya devient une adolescente incroyablement cultivée, digne de la Rome à l’ancienne, digne de son père, un général qui est devenu célèbre pour quelques hauts faits d’armes grâce auxquels Thya lui voue une admiration sans limites. 

Après des années de vie paisible à la campagne, toute sa vie est bouleversée à cause de son frère Aedon, un jeune fat pétri d’ambition et prêt à tout pour accéder aux plus hautes positions.. quitte à tuer son propre père pour avoir le champ libre. Il n’y arrive pas vraiment, juste assez pour plonger le général dans un état comateux et silencieux. Malheureusement pour Aedon, Thya a eu une vision qui, elle est persuadée, lui permettra de sauver son père. Cette vision l’emmènera loin de chez elle, un long voyage parsemé d’embûches et de rencontres, bonnes ou mauvaises.. Des années et des années de choix difficiles, de dieux moqueurs ou bienveillants, de créatures étranges et parfois oubliées.. 


J’avais déjà lu de nombreuses chroniques au sujet de cette saga (du moins, sur son premier tome) et, si l’histoire me semblait sympathique, je ne me suis pas penchée dessus plus que ça. Pourtant, au détour des rayons de ma bibliothèque, je suis tombée non pas sur un roman mais sur les trois tomes de la saga. C’était un signe, non? Hop, dans mon sac.. et c’était parti pour des jours et des jours passés aux côtés de Thya et des multiples personnages de ces romans.

J’ai accroché tout de suite et ce malgré la difficulté du début à comprendre dans quel monde je me situais. On nous parle d’oracles, de dieux disparus, de certains encore présents, de créatures plutôt rares mais aussi de Rome en plein déclin. Au milieu de tout ça: Thya. Thya qui a grandit seule dans son coin, qui a emmagasiné le plus d’informations possibles sur le monde de manière générale mais aussi sur son don, un don qu’elle a apprit à manier en étudiant de vieux manuscrits. C’est grâce ou à cause de lui qu’elle va partir sur les routes.. et sa vie en sera bouleversée à tout jamais.

Je vais parler ici de la saga de manière générale donc je vais éviter d’entrer dans les détails pour ne pas spoiler. En ce qui concerne les personnages, nous en avons une flopée, tous très importants pour l’histoire. Certains sont récurrents, nous avons même des chapitres qui sont consacrés à leur point de vue. Tout est centré sur Thya ou plutôt sur son avancement mais pleins de gens sont concernés.. et pas que de simples personnes à vrai dire. Beaucoup sont des dieux ou des créatures mythiques de mythologies différentes et c’est réellement le gros point fort du roman, ce qui m’a poussée à lire le roman mais ensuite qui m’a poussée à dévorer toute la saga. Quel plaisir de côtoyer des dieux connus de tous mais aussi d’en découvrir d’autres, moins célèbres mais tout aussi intéressants. Quel plaisir de vivre avec eux, de les voir bouger, interagir avec d’autres, se battre pour leur monde.. ça m’a fascinée, quelle magnifique démarche de l’auteure, quelle idée incroyable que de créer un univers historique, magique et mythologique! C’est juste formidablement génial.

Enfin, sans de chouettes « humains » (et encore) ça n’aurait peut-être pas été aussi complet. Thya bien sûr comme j’en ai déjà parlé plus haut. Elle est touchante, forte, fragile, déterminée, intelligente, courageuse.. et je pourrais encore continuer longtemps. La voir évoluer tout au long des différents tomes fut un plaisir sans nom même si certains événements m’ont énormément chagrinée et étonnée, un étonnement plutôt négatif au début qui s’est finalement modifié pour devenir positif même si je regrette certains choix de l'auteure mais c'est un avis très personnel, prenant en compte certains retournements que j'apprécie ou non, pour le cas. Estelle Faye ose, elle n’a pas peur de secouer les choses malgré le risque de perdre ses lecteurs en prenant des tournants vraiment surprenants; pourtant, grâce à une ingéniosité impressionnante, elle nous pousse vers des chemins qu’on n’aurait cru ne pas aimer mais qui sont plutôt convaincants. Je parle de manière un peu énigmatique pour ceux qui n’ont pas lu la saga mais c’est difficile de parler plus clairement sans en dévoiler trop.

Comme autre personnage, je parlerai bien sûr d’Enoch, le second plus important je pense. Un héros pas comme les autres, un petit maquilleur de province que le destin met sur les pas de Thya. Enoch est à l’opposé de la jeune fille qui est plutôt sévère et réservée à cause de son éducation de parfaite petite fille romaine à l’ancienne. Enoch est un garçon léger, optimiste, plein de vie, exubérant.. de quoi mettre les nerfs à vif pour notre Thya. Leur relation est explosive et mignonne à la fois, ils se complètent plutôt bien et ça les aide souvent dans leurs péripéties incroyables. Ils sont les deux faces d'une pièce, j'ai eu un gros coup de coeur pour nos deux héros.

Un peu pour la saga entière même. J'ai râlé quelques fois devant la tendance un peu destructrice de l'auteure dans ses romans mais j'ai tenu bon et au final, j'en ressors très satisfaite. La voie des Oracles est une saga incroyable qui mérite d’être reconnue. Le travail de recherche a du être énorme, chapeau bas.

Des bisous!

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