mardi 20 septembre 2016

Le sel de nos larmes de Ruta Sepetys.

Salut les poussins,

Aujourd'hui:

Le sel de nos larmes de Ruta Sepetys.

Hiver 1945. Quatre adolescents. Quatre destinées.
Chacun né dans un pays différent. Chacun traqué et hanté par sa propre guerre.
Parmi les milliers de réfugiés fuyant à pied vers la côte devant l'avancée des troupes soviétiques, quatre adolescents sont réunis par le destin pour affronter le froid, la faim, la peur, les bombes... Tous partagent un même but : embarquer sur le Wilhem Gustloff, un énorme navire promesse de liberté...
Alors que la guerre semble tout doucement se terminer, quatre adolescents bien différents se rencontrent sur le chemin de la liberté..


J'ai toujours énormément de mal à parler de ce genre de roman historique tellement fourni, j'ai toujours peur d'oublier de parler de telle ou telle chose.. Mais allez, je me lance.

C'est donc l'histoire de quatre adolescents. La guerre semble se finir tout doucement et trois d'entre eux décident de rejoindre la côte de la Prusse-Orientale où des bateaux sont prévus afin d'évacuer les habitants de l'"empire allemand". Joana est une jeune infirmière lituanienne qui rêve de soigner le plus de gens possible sur son chemin. Émilia est une petite adolescente polonaise un peu perdue. Florian est un soldat allemand qui, dit-il, est en mission secrète. Alfred, lui, est déjà sur les fameux bateaux puisqu'il fait partie de la marine. 

Leur chemin se croise totalement par hasard, certains sont ensemble, d'autres moins. Certains sont attachants.. d'autres sont un peu terrifiants. Cette diversité de personnage et de points de vue est absolument incroyable puisqu'elle nous permet de voir cet événement de manière globale, du côté des gentils comme celui des méchants. Et croyez-moi, cet événement mérite qu'on en parle, je suis même absolument outrée, indignée, fâchée qu'on n'en parle pas plus, j'ai du mal à croire que cet événement reste un peu caché, bien trop méconnu pour la tragédie que c'est réellement. 

Cette fameuse nuit d'évacuation, plus de dix mille personnes sont mortes. Que ce soit sur le bateau emprunté par nos amis, le Wilhem Gustloff, mais aussi par d'autres bateaux qui ont été coulés cette nuit-là. Je ne vous spoile pas tout le roman, rassurez-vous, juste la partie de fond qui est à mes yeux la plus importante. Ce moment-là est considéré comme la plus grosse catastrophe maritime de toute l'Histoire et pourtant 90% des gens n'en ont jamais entendu parler. C'est pour ça que je tire mon chapeau à Ruta Sepetys encore une fois, elle met avant un événement presque secret, un peu comme elle le faisait en parlant des camps dans Ce qu'ils n'ont pas pu nous prendre. 

J'ai aimé nos personnages, je me suis énormément attachée à eux. Chaque chapitre est consacré à un des héros mais c'est très court, très bref. Peu de lignes et une écriture très incisive, qui va au vif du sujet sans s'étaler sur ce qui ne compte pas réellement. Cela permet une lecture des plus rapide mais également des plus prenante, on avance extrêmement vite en espérant savoir rapidement le sort de ces gens qu'on suit avec tant de curiosité.

Une réussite, comme d'habitude. Ruta Sepetys met en lumière une catastrophe immense à côté duquel le naufrage du Titanic devient presque insignifiant. Merci à elle!

Merci aux Editions Gallimard Jeunesse,

Des bisous!

2 commentaires:

  1. J'ai également adoré! Un coup de point LITTERAIRE.

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  2. J'ai son autre titre dans ma PAL. Et c'est clair que tu donnes envie de lire cette auteure avec cette chronique.
    Effectivement je ne connaissais pas l'histoire de cette catastrophe. Heureusement qu'il y a des auteurs comme Ruta Sepetys pour en parler!

    C'era una volta

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