dimanche 10 novembre 2013

Le roman d'Ernest et Célestine de Daniel Pennac.

Salut les poussins,

Aujourd'hui:

Le roman d'Ernest et Célestine de Daniel Pennac.

Dans le monde conventionnel des ours, il est mal vu de se lier d’amitié avec une souris. Et pourtant, Ernest, gros ours marginal, clown et musicien, va accueillir chez lui la petite Célestine, une orpheline qui a fui le monde souterrain des rongeurs. Ces deux solitaires vont se soutenir et se réconforter, et bousculer ainsi l’ordre établi…
Je n'ai pas vu le film sorti il y a peu adapté de ce roman et n'avais jamais lu d'albums non plus alors je ne m'attendais pas à grand chose.. et surtout pas à aimer autant. Au début, j'avoue avoir été un peu déconcertée par le ton et l'histoire assez enfantine. Une petite souris d'en bas, destinée à être dentiste mais qui n'est qu'une artiste. Un énorme ours d'en haut, destiné à être juge mais qui devient musicien. Rien n'aurait du les rapprocher mais le destin en a voulu autrement. Nous voyons les péripéties qui rapprochent nos deux petits héros, des situations grotesques mais tellement drôles! Et tout est exagéré, des rats policiers aux ours vendeurs de dents, il y a de quoi faire sourire devant tant d'imagination. J'étais un peu perplexe, après tout je n'ai plus 10 ans et pourtant.. Je me suis laissée embarquée devant l'énorme émotion qui se dégage du roman. C'est palpable et j'ai pleuré plus d'une fois. Alors d'accord, je suis d'un naturel sensible mais là.. C'est juste mignon-adorable-attendrissant à souhait. C'est simple bien sûr, c'est une morale banale qui rappelle simplement qu'il ne faut pas juger sur l'apparence, qui pousse à la tolérance et au respect mais moi ça a suffit à m'en faire sortir toute chamboulée.

L'auteur trouve également une autre façon d'alléger le tout et d'apporter une touche réelle d'humour en introduisant des scènes tordantes constituées de dialogues entre Ernest et Célestine en tant que spectateurs du roman mais aussi avec l'Auteur, le Lecteur et puis d'autres personnages viennent aussi s'en mêler.. On y voit des petites disputes surréalistes qui apportent une touche plus légère à l'ensemble.

Il paraît que le bonheur ne se raconte pas. Il paraît que c'est très ennuyeux, le bonheur. Il paraît qu'il ne se passe rien chez les gens heureux. Ils sont heureux et puis c'est tout. Comme si le temps s'était arrêté. Rien à raconter, à ce qu'on dit. Je ne suis pas de cet avis. Mais alors pas du tout ! Je pense même que si on devait raconter tout le bonheur d'Ernest et Célestine il faudrait des milliers de pages. Parce que le bonheur c'est à la fois immense et minuscule. Pour décrire l'immense bonheur d'Ernest et Célestine, c'est facile, il suffit d'une phrase : "Ernest et Célestine étaient immensément heureux." Voilà, c'est fini. Mais pour décrire les mille et un petits bonheurs de ce bonheur immense, alors là, il faudrait un énorme livre ! 

Non mais voilà, j'en ai de nouveau les larmes aux yeux. Je vais arrêter ici et vous conseiller simplement de le découvrir vous-même, à tout âge. C'est rapide et c'est joli, à découvrir seul ou en famille. En tout cas, il mérite le détour par sa sensibilité, son humour et son joli message. Simple mais efficace.

Un énorme merci aux Editions Casterman pour cette jolie découverte,

Des bisous!

2 commentaires:

  1. ah il est fort ce Pennac ! Merci pour le partage ;)

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  2. Awwwww, ça a l'air trop mignon. Ton émotion est touchante Lavinia :)

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