jeudi 9 février 2017

La princesse blanche de Philippa Gregory.

Salut les poussins,

La princesse blanche de Philippa Gregory.

La Princesse Blanche clôture la saga historique de Philippa Gregory sur la Guerre des Deux- Roses. Ce conflit historique de premier ordre pour la succession du trône d'Angleterre se déroule entre 1455 et 1485, entre deux maisons : les Lancastre et les York. L'emblème de la maison de Lancastre était la rose rouge, tandis que celui des York était la rose blanche, ce qui donna son nom à cette guerre, mais aussi au roman de Philippa Gregory. L'auteur raconte la fin de cette guerre et ses conséquences, à travers le regard de la princesse Elisabeth York (rose blanche) dont le mariage forcé avec Henri VII (victorieux contre Richard III, qu'elle aimait et aurait dû épouser), met fin à la guerre des Deux-Roses et la couronne reine. Son avenir ne sera pourtant pas radieux : ses deux frères Richard et Édouard, sont présumés morts. Elle doit faire face aux intrigues de cour. D'un côté, sa mère fomente des rébellions pour reconquérir le trône. De l'autre, la mère d'Henri prend toutes les décisions à la place de son fils. De plus, plusieurs révoltes menées par des imposteurs se prétendant prince d'York viennent troubler l'équilibre si précaire de la couronne. La fin de la Guerre des Deux-Roses, souvent considérée comme le passage entre le Moyen Âge et l'époque moderne, moment fondateur pour l'État anglais, est ici racontée avec brio par l'une des plus talentueuse romancière du genre, qui choisit de faire parler les femmes que l'Histoire a trop souvent tendance à oublier.

Elisabeth - fille d'Edouard IV et d'Elisabeth Woodwille est perdue. Après la mort de son grand amour - et prétendant au trône d'Angleterre - elle perd ses titres, ses possessions et même son nom. Sa famille tout entière va se retrouver dans un flou plutôt dérangeant, attendant avec impatience la décision du nouveau roi sur le destin qui les attend. Heureusement pour elle, la mère d'Henry VII est intelligente et compte bien profiter du nom de la jeune fille afin de se faire accepter par le peuple - espérant réunir officiellement la rose rouge et la rose blanche.. 


J'étais incroyablement emballée par la lecture du roman de Philippa Gregory, qui est en fait un peu la suite de La reine clandestine que j'avais également eu la chance de lire. J'avais adoré ce premier tome qui était passionnant et ce malgré ses digressions magiques un peu surprenantes. Ce deuxième m'a, il faut le dire, beaucoup moins convaincue, à un tel point que j'ai eu du mal à le finir.

La raison en est toute simple: l'histoire toute entière est d'une redondance sans nom. Le début avait pourtant bien commencé: nous retrouvons Elisabeth Woodwille mais surtout sa fille qui a vu son grand amour Richard, prétendu roi d'Angleterre, se faire tuer par le prétendant opposé, le prétendant Tudor, celui qui deviendra Henri VII. Par quelques manigances politiques, Elisabeth se retrouve mariée à Henri VII, une union censée mettre fin à la guerre des Deux-Roses et remettre le pays sur la voie de la paix.. Il n'en sera bien évidemment rien puisque toute sa vie Henri VII se battra contre les fantômes des frères de sa femme, les fameux petits princes d'York disparus de la Tour des années plus tôt, des enfants dont la disparition sert à certaines personnes peu scrupuleuses et qui essaient d'en profiter pour mettre un pion sur le trône d'Angleterre.

Henri VII n'est déjà pas un personnage très attachant à la base. Il a passé son enfance caché, persuadé par une mère dévote à la limite de la folie qu'il est né pour être sur le trône, chose qu'il réussit par un heureux concours de circonstances. Malheureusement pour eux, leur coup d'état ne suffira jamais réellement, ni même son mariage avec Elisabeth censé être le symbole de la réunion des York et des Tudor. Henri est lâche, Henri est faible mais aussi colérique, soumis à sa mère, renfermé, peu sûr de lui.. Bref, il n'a rien d'un roi et surtout pas toutes les qualités de ceux qui l'ont précédé. Elisabeth le déteste, au début, mais leurs enfants finit par les rapprocher, à son grand étonnement. Malheureusement il est inconstant et surtout ils ne sont pas du tout du même monde: Henry a grandi dans l'ombre, caché en Bretagne, sa mère fomentant petit à petit un plan pour le mettre sur le trône, comptant sur le peu d'alliés qui les avaient suivis. Elisabeth, elle, a grandi sous l'aile de parents magnifiques et aimés de tous, dans des palais magnifiques, entourés de choses parfaites et joyeuses, que ce soit des vêtements, des bijoux, des danses, de la musique.. Ils sont totalement à l'opposé l'un de l'autre et le rappel constant de cette distance était épuisant à la fin, surtout ajouté à ça les crises constantes et puériles de ce roi qui ne réussit même pas à se faire aimer de son peuple.

Dommage donc! Si j'ai été ravie de replonger dans l'époque et dans le style de Philippa Gregory, ces personnages et leur histoire redondante ne m'ont pas réellement convaincue. J'espère quand même que d'autres romans de l'auteure seront vite traduits, elle est bien trop méconnue ici alors qu'elle a à son actif un nombre de romans publiés plutôt impressionnant! 


Des bisous!

1 commentaire:

  1. Il faut vraiment que je me décide à découvrir cette auteure, depuis le temps que j'entends parler d'elle ! Ici, tu sembles mitigée mais cela n'arrête pas mon envie de lire ses romans, j'aime le genre historique !

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